17 octobre 2018

Les dealers de Genève et l’interdiction de pénétrer la région genevoise

La lutte contre le deal de rue se fait de plus en plus pressante. Il y a une année, la Tribune de Genève lui avait consacré une série d’articles. Elle avait alors mentionné que 300 personnes d’origine africaine (en réalité surtout des Guinéens et Sénégalais) qui s’adonnait à cette sinistre activité. Devant l’ampleur du phénomène et l’apparente inactivité de la police, un «militant d’extrême gauche » (TdG de ce jour), Fernand Melgar, avait exprimé son indignation. Plus récemment, le conseiller national Benoît Genecand avait dénoncé la faillite de la politique sécuritaire du deal de rue.

Sachant que tous ses «petits» dealers sont des millionnaires chez eux (en francs CFA) où ils construisent des immeubles de plusieurs étages, on ne s’étonne pas de la persistance de ce trafic, d’autant plus que nos prisons suisses sont plutôt perçues par eux comme des camps de vacances.

Ce qui étonne cependant est que nous n’entendons pas plus souvent parler d’interdiction de pénétrer la région genevoise. Il s’agit d’un moyen mis à disposition des autorités cantonales par le droit fédéral (art. 74 de la loi sur les étrangers). Cette mesure vise notamment à lutter contre le trafic illégal de stupéfiants. Le Tribunal fédéral a par ailleurs déjà eu l’occasion de dire que la mesure est apte à atteindre l’objectif poursuivi, car elle empêche au délinquant de commettre de nouvelles infractions dans la région zurichoise, en l’occurenc. Elle respecte le principe de la proportionnalité (2C_338/2015).

Pourquoi les autorités genevoises ne l'appliquent-elles pas plus souvent cette interdiction de pénétrer la région genevoise?

http://blog.pierrescherb.ch/2018/10/les-dealers-de-geneve...

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13 octobre 2018

Pourquoi la Police municipale de la Ville de Genève ne chasse-t-elle pas les dealers?

La police municipale est chargée de poursuivre les infractions aux art. 115 à 120 de la loi fédérale sur les étrangers. La vente de drogues est une activité lucrative sans autorisation. Beaucoup de vendeurs de drogues ne sont pas autorisés à séjourner en Suisse. La police municipale peut donc les contrôler pour s’assurer qu’ils n’enfreignent pas l’interdiction de pénétrer la région genevoise, interdiction déclarée conforme à la loi par le Tribunal fédéral. Si notre conseiller national Benoît Genecand déclare que la politique de sécurité contre le deal de rue est en faillite, il me semble donc que vous êtes aussi concerné. J’aimerais ainsi savoir ce que la Police municipale fait pour éloigner les 300 dealers installés illégalement à Genève et qui terrorisent ouvertement la population ?

(Conseil municipal: ma question orale du 13 septembre 2016 adressée au magistrat Guillaume Barazzone)

https://blog.pierrescherb.ch/2018/10/pourquoi-la-police-m...

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20 août 2018

10% des Erythréens qui quittent leur pays arrivent en Suisse

Pourquoi la Suisse, un pays tellement éloigné de l’Erythrée, accueille 10% de tous les Erythréens qui quittent leur pays? C’est d’autant plus étonnant qu’elle se trouve dans l’espace Dublin. Dès lors, elle devrait seulement accepter le demandeur d’asile qui est entré dans l'espace Dublin en entrant en Suisse.

En vérité, il n’y a rien d’étonnant à cela. Des guides pour migrants sont disponibles sur internet. Pour le surplus, les 30’000 Erythréens déjà installés en Suisse n'ont aucun mal à diriger leurs compatriotes vers le pays de cocagne que la Suisse est pour eux, du fait de leur mauvaise intégration professionnelle.

L’Erythrée vient de faire la paix avec l’Ethiopie. Le Tribunal administratif fédéral a déjà confirmé que le renvoi en Erythrée est licite. C’est donc le moment d’en finir avec l’exception Erythrée. La Tribune de Genève fait ainsi état de la volonté du parlement fédéral de débattre une proposition du sénateur Damien Müller (PLR/LU). Il souhaite mieux exploiter la marge de manœuvre existant sur le plan juridique, afin de lever autant d’admissions provisoires que possible.

https://blog.pierrescherb.ch/2018/07/10-des-erythreens-ar...

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30 juillet 2018

La disparition du Matin et les Fake News

Les médias suisses s’émeuvent de la disparition du journal imprimé Le Matin. Quant à moi, je n’étais pas un de ses lecteurs. Je regrette pourtant la disparition d’un journal qui aurait pu jouer un beau rôle en Suisse romande. Il y a en effet beaucoup d’informations qui vaudraient la peine d’être communiquées.

Je constate cependant que nos journaux préfèrent s’attaquer aux Fake-News qu’ils voient sur internet plutôt que critiquer leur manière d’écrire des articles. Au lieu de nous informer de ce qui se passe dans le monde, ils préfèrent en effet donner un minimum d’informations, tout en nous assénant leurs vues gauchistes. Jamais ils oublient de mentionner «les populistes» qui pensent autrement qu'eux et qui ont bien sûr tout faux. Le lecteur ne l’aurait peut-être pas encore remarqué, mais c’est eux les méchants et s’il se trouve qu’il pense comme eux, il est grand temps qu’il revienne à la raison.

A titre d’exemple, je pense à l’élection contestée de Laurent Gbagbo et l’obligation du journaliste de mentionner dans chaque article de chaque jour que la communauté internationale ne la reconnaissait pas, avec l’omission de mentionner en même temps que la commission électorale ivoirienne, seule compétente en la matière, l’avait bien validée.

Préparons-nous donc à voir encore d’autres journaux disparaître, à moins que la gauche réussisse encore le coup de force d'obliger tout le monde à financer nos désinformateurs professionnels.

WWW.pierrescherb.ch

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26 juillet 2018

Les Erythréens migrés en Suisse peuvent retourner chez eux

L'Ethiopie et l'Erythrée ne sont plus en guerre depuis quelques jours. Les deux pays viennent de signer, le 9 juillet, une déclaration conjointe de paix et d’amitié.

La Suisse a accueilli des milliers d'Erythréens et les a généreusement intégrés (permis C immédiatement, puis naturalisation généreuse sans indépendance financière). Le Tribunal administratif fédéral (TAF) a mis fin à cette pratique debut 2017, en refusant le statut de réfugié à des déserteurs éthiopiens, statut qui, soi dit en passant, ne leur aurait jamais dû être attribué. Le TAF a cependant continué à les admettre provisoirement en Suisse, soit 9'400 personnes en quelques mois seulement. 99% sont des migrants économiques.

La Suisse a pour l'instant commencé à revoir l'admission provisoire de 3'200 d'entre eux. Avec cet accord de paix, il ne fait pas de doute que la majorité de ces migrants pourraient rentrer chez eux. Par ailleurs, un Erythréen venu à une conférence de l'ONU m'a confirmé qu'ils sont chaudement attendus là-bas, afin de contribuer au développement de leur pays.

http://blog.pierrescherb.ch/2018/07/les-erythreens-migres...

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10 juillet 2018

Il faut abroger la double nationalité

J'ai posé sur mon profil Facebook la question de savoir à quoi servait la double nationalité. Les réponses était plus ou moins drôles, mais personne n'a trouvé une bonne justification pour cette institution.

La possession de deux citoyennetés étant autorisée en Suisse depuis le 1er janvier 1999, la Confédération fait valoir qu'il ne s'en était pas résulté de difficultés notables. La réalité est cependant tout autrement, comme l'a encore démontré le déroulement du mondial 2018 et, notamment, le comportement de joueurs suisses, nés et grandis en Suisse, mais qui ont pourtant fait l'apologie d'un autre Etat sur le terrain de foot de Nizhny Novgorod (avant de sombrer sans gloire contre la Suède).

L'Association suisse de football propose maintenant d'ouvrir les portes du programme de formation seulement aux jeunes joueurs qui renoncent à leur double nationalité. Au lieu de mettre en avant seulement les jeunes voulant embrasser une carrière dans le football, il me semble plus logique de renoncer à la double nationalité et de revenir aux règles qui ont fait leur preuve en Suisse jusqu'en 1998 et qui sont encore valables dans de nombreux Etats.

www.blog.pierrescherb.ch

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25 juillet 2016

Retour aux sources: introduction historique au droit

Juillet et août, c’est bien connu, sont deux mois moins chargés que les autres. C’est les vacances, le temps de se changer les idées. Quoi de mieux alors que de revenir en arrière et de reprendre ce avec quoi tout a commencé? Mais ressasser éternellement la même chose n’est peut-être pas la bonne solution non plus. Il vaut mieux approfondir, raison pour laquelle je laisse mes polycopiés là où je les avais rangés et me tourne vers internet pour jeter un nouveau coup d’œil sur l’histoire du droit.

Par bonheur, l’Université numérique juridique francophone offre exactement ce que je recherchais, soit un cours d’introduction historique au droit. En 10 leçons, tout un chacun peut s’informer comment le droit s’est formé, en commençant par le décalogue et le code de Hammurabi, en passant par le droit romain jusqu’aux sources et autorités du droit aux XIXe et XXe siècles.

http://blog.pierrescherb.ch/2016/07/retour-aux-sources-in...

31 mars 2016

Comment lancer une initiative populaire?

Chaque Suisse qui a le droit de vote a la possibilité de lancer une initiative populaire tendant à un changement de la constitution fédérale. La première démarche à faire est de constituer un comité d’initiative de 7 à 27 personnes. Le comité formule ensuite le texte de l’initiative.


Ce texte doit être soumis à la Chancellerie fédérale qui le traduit dans les autres langues fédérales. Le comité élabore ensuite un modèle de liste pour la récolte de signatures. Les membres du comité d’initiative doivent confirmer par écrit cette qualité irrévocable.


Après un dernier contrôle, la Chancellerie fédérale publie le texte de l’initiative dans la Feuille fédérale, ce qui déclenche le délai de 18 mois pour la récolte des 100’000 signatures.

Pour savoir combien le lancement d'une initiative populaire coûte cliquez ici.

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10 janvier 2016

La justice et le droit sont à la base du monde

Dans une démocratie, les lois sont faites par le peuple et ses élus. Elles sont censées être justes. Dans les sociétés primitives, par contre, les lois étaient données directement de Dieu. Le psaume 89 parle ainsi de l’alliance du roi David avec Dieu.


La partie de ce psaume consacrée à Dieu met ainsi ses qualités en avant:


Dieu est terrible dans la grande assemblée des saints,
Il est redoutable pour tous ceux qui l’entourent.
Eternel, Dieu de l'univers, qui est puissant comme toi?
Eternel, ta fidélité t'environne.
C'est toi qui maîtrises l'orgueil de la mer; quand ses vagues se soulèvent, c'est toi qui les calmes.
Tu as écrasé l'Egypte, tu l'as transpercée, tu as dispersé tes ennemis par la puissance de ton bras.
C'est à toi qu'appartient le ciel, à toi aussi la terre; c'est toi qui as fondé le monde et ce qu'il contient.
Tu as créé le nord et le sud; le Thabor et l'Hermon acclament ton nom.
Ton bras est puissant, ta main forte, ta droite élevée.
La justice et le droit forment la base de ton trône, la bonté et la vérité sont devant toi.


Le psaume met ainsi d’abord la puissance de Dieu en avant, puis émet clairement que la base de son trône sont la justice et le droit.

La nouvelle Constitution de Genève que j’ai eu l’honneur d’élaborer avec les 79 autres Constituants fait encore allusion à cette idée que la justice et le droit viennent de Dieu lorsqu’elle énonce dans son préambule que le peuple de Genève adopte la constitution reconnaissant son héritage spirituel, afin de préserver la justice dans le respect du droit.

Je vous invite à visiter mon nouveau blog.

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23 décembre 2015

Christian Cudré-Mauroux choque la moitié de la République

Le chef des opérations de la police genevoise prend le risque et se lance : « je dirai que les actes commis sont des déprédations qui relèvent d’une sanction contraventionnelle, subsidiairement d’une peine pécuniaire. Il n’y a pas eu d’attaques contre des personnes. » Il parle évidemment de la manifestation de samedi dernier qui a causé des dégâts estimables à peut-être plusieurs millions de francs.

Je fais partie de l’autre moitié qui n’est pas choquée, car j’en ai vu d’autres au point que plus rien ne m’étonne. Essayons néanmoins de comprendre le raisonnement de ce haut fonctionnaire. Il allègue que les déprédations causées par les manifestations et acceptées par les manifestants ne pourraient pas être sanctionnées plus que par des amendes. Il ignore ainsi l’existence de l’art. 260 Code pénal. Cette disposition prévoit de punir la participation à une émeute, c’est-à-dire la participation à un attroupement formé en public et au cours duquel des violences ont été commises collectivement contre des personnes ou des propriétés. Ces faits sont punis d’une peine privative de liberté de trois ans au plus ou d’une peine pécuniaire. Vu la gravité des faits, il est incontestable que la manifestation de samedi était bien une émeute. Tous les participants sont donc condamnables.

Selon l’appréciation des organisateurs, ils voulaient tous les dégâts. Le site renverse.ch rapporte ainsi :
« La mise à sac du centre-ville de Genève constitue un véritable affront pour les élites politiques et sociales... aucun politicien n’oserait aujourd’hui dire comme le bureaucrate écologiste David Hiler en 1998, qu’il préfère “un million de dégâts à Genève que le FN à 15%”... Il est ainsi inexact de dire que la manifestation du 19 décembre a “dégénéré”, les personnes qui ont participé aux affrontements savaient très bien ce qu’ils faisaient et contre quoi ils se battent. »

Est-ce grave que la police ne sait pas comment qualifier pénalement ce qui s’est déroulé samedi dernier à Genève ? Poser la question, c’est y répondre.

Photo du tag «MORT AUX FLICS» et lien vers l'interview de Christian Cudré-Mauroux

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