05 août 2010

Les étrangers en Suisse méritent notre protection

 

Combattre la criminalité est un point essentiel de la politique UDC.

 

Nos hôtes étrangers sont souvent les cibles privilégiées des criminels de toutes sortes (bonneteau, vols à la tire, crimes d'honneur, excisions, etc.). Il est donc de notre ressort de les protéger de manière efficace, qu'il s'agisse de touristes, étrangers vivant en Suisse ou encore de frontaliers.

 

Pour cela, il faut se donner les moyens. Dans la défunte Union des républiques socialistes soviétiques, le taux de criminalité avoisinait les 0% - chaque citoyen étant un policier en puissance, personne ou presque n'osait enfreindre les lois. Nous ne voulons sûrement pas aller jusque là. Notre liberté a un prix qui s'appelle un taux de criminalité acceptable. Est-ce encore le cas ?

 

Pierre Scherb

www.pierrescherb.ch

 

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Commentaires

Là, vous posez une question tout à fait essentielle. Et le problème, c'est que la tendance actuelle est à la tolérance zéro, non seulement dans le traitement des délits, mais aussi concernant les résultats de la prévention. En d'autres termes, dans la bouche d'une bonne partie de la population, des politiques et de nombre d'acteurs sociaux, un délit, aussi minime soit-il, est un délit de trop. Il n'aurait pas dû se produire! Point barre. "Mais que faisaient la police, les autorités, les responsables???", est ce qu'on entend systématiquement. Non seulement cela, mais on entend les mêmes glapissements quand les gens sont victimes de leur propre bêtise, négligence voir manque de respect pour la loi. C'est d'ailleurs très souvent le ton des articles de la presse. Chaque accident, chaque délit, chaque crime est considéré comme une faillite de l'ensemble des acteurs politiques et institutionnels.

Par ailleurs, comme les journalistes rapportent beaucoup plus systématiquement le moindre fait divers, que ce soit dans la presse écrite, à la radio, à la TV ou sur Internet, une partie de la population a progressivement l'impression de vivre dans un monde hyper-dangereux, au point que certains prétendent même ne plus pouvoir sortir le soir de chez eux, à Genève!! Alors qu'en fait, elle ne fait que découvrir par la presse des faits qui se déroulaient auparavant sans aucune publicité. En d'autres termes, les gens ont tendance à croire que la criminalité a augmenté du seul fait de l'accroissement de la publicité qui lui est faite. Du coup, quand des responsables de la justice ou de la police, ou encore des experts de la question, leur disent que les statistiques n'ont de loin pas explosé, ils refusent de le croire en les renvoyant aux rubriques des faits divers. Et il suffit qu'une personne ait elle-même été témoin ou victime d'un tel fait divers pour qu'elle estime que sa sécurité s'est réellement dégradée.

Comme les gens ont l'impression d'être entourés de criminels, ils en viennent à exiger un risque zéro et refusent d'admettre qu'il y aura toujours un pourcentage de la population qui tourne mal. Ce qui les pousse ensuite à accepter des initiatives comme celles visant à chasser les "étrangers" criminels (car je ne doute pas que cette initiative sera acceptée, même si ça m'écorche le cœur de voir les gens évoluer ainsi), voir à déchoir de leur nationalité ceux qui auraient commis des délits après l'avoir obtenue. En effet, leur calcul est de se dire qu'en virant les "étrangers", ça fera probablement plus de place dans les prisons pour les criminels "suisses" (dont on aura pas pu retirer le passeport parce qu'ils sont suisses depuis plusieurs générations), l'idéal étant un espace public "crime-free". Malheureusement, pour y arriver, il faudra avoir recours à un système du type "minority report" (les médium en moins, mais on les remplacera par les statistiques), qui permettra de mettre en tôle tous ceux qui présentent un risque potentiel. On risque donc de se retrouver non pas dans une nouvelle ère soviétique, mais plutôt en plein "Brave New World".

Écrit par : Hitomi | 06 août 2010

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