07 septembre 2010

La violence brute

 

« Ma première image de ce continent est le suicide par défenestration d'une adolescente depuis le dix-huitième étage d'un immeuble du centre-ville. Quelques instants plus tard, dans la banlieue froide d'Anchorage, je suis de nouveau témoin d'une tragédie humaine : des policiers abattent d'une balle de revolver un ivrogne éméché par l'abus d'alcool. Un fuck lancé d'une voix rauque aux hommes de loi a condamné le malheureux à une balle en plein poumon. »

 

Cette description n'est pas le début du premier épisode d'une nouvelle série de télévision, mais le récit du coureur de marathon Jamel Balhi à son arrivée en Alaska. Lors de son long périple jusqu'à Ushuaia, il est frappé par la violence de ce continent, mais aussi par la fascination des Américains pour les armes.

 

Qu'est-ce qui le pousse, Jamel Balhi, à reprendre la route chaque matin, à ranger son sac de couchage dans son sac à dos, son barda, comme il s'exprime, pour reprendre la route en courant, malgré son épaule qui lui fait mal ? Le goût de la course, la quête de nouvelles rencontres, de nouveaux environnements ? L'envie de nous raconter son vécu ?

 

Toujours est-il qu'il a expérimenté des moments insolites que nul autre humain ne saurait vivre. Un peu comme nous tous.

 

Pierre Scherb

www.pierrescherb.ch

 

09:38 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jamel balhi, états-unis |  Facebook | | | |

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