24 septembre 2010

Islam et opérette

 

Tandis que mes lecteurs continuent à se demander s'il faut se convertir à l'Islam ou interdire ce que d'aucuns combattent comme « culte satanique » (cf. ma note « Pourquoi je ne brûle pas mon coran »), je reçois une invitation pour une opérette.

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Je me rends alors compte que c'est une forme artistique tout à fait impensable dans un pays islamique, à peu près comme à Genève du temps de Calvin. Réjouissons-nous donc que cette époque soit révolue chez nous et, pourquoi pas, profitons-en pour mieux connaître cette forme artistique que Camille Saint-Saëns décrit, selon Wikipedia, comme « une fille de l'opéra-comique ayant mal tourné, mais les filles qui tournent mal ne sont pas toujours sans agrément. »

 

Pierre Scherb

www.pierrescherb.ch

 

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Commentaires

Quand on parle d’interdire, on entend généralement une mesure policière coercitive fondée sur une loi (ou un article constitutionnel). Une telle mesure n’est évidemment guère envisageable à l’égard d’une religion: elle déclencherait une série de problèmes dont il est impossible d’affirmer à l’avance qu’ils ne seraient pas pires que ceux causés par le mal que l’on se propose ainsi d’éviter.

Mais il y a interdire et interdire. Il est possible de ne pas tolérer l’ivresse même là où le vin est objet de révérence. On peut exclure certains comportements sans les nommer expressément. On peut proscrire certains défauts en cultivant certaines vertus. Et c’est assurément dans ces directions qu’il faut chercher les moyens de repousser l’obscénité en religion.

precaution.ch

Écrit par : Alain Jean-Mairet | 24 septembre 2010

Selon vos écrits vous prétendez que l’opérette est une forme artistique tout à fait impensable dans un pays islamique, or, il vous suffisait de consulter Google pour vous rendre à l’évidence que ce genre artistique existe dans le monde arabe, comme par exemple, l’opérette arabe de 2008 "El Dhamir El 3arabi" ou Addameer Al arabi et tant d’autres dont je fais grâce de ne pas évoquer la longue liste.
A vos réactions, il me semble que vous ne vous êtes jamais rendu au Liban, un pays qui aime la musique et l’opérette.
Je ne saurais vous en faire le reproche

Écrit par : Hypolithe | 25 septembre 2010

@ Hypolithe,

Et depuis quand le Liban est-il un pays musulman? Vous oubliez allègrement que 40% de la population est chrétienne, raison évidente de la possibilité d'y jouer des opérettes.

Meilleures salutations.

Écrit par : Pierre Scherb | 25 septembre 2010

Ne vous en déplaise mais le Liban compte une majorité de 60 % de musulmans qui se répartissent de la manière suivante : les chiites (35 %), les sunnites (23 %), les druzes (5 %) et les alaouites (1 %).
Dans le passé suite à l’influence néfaste de la France dans cette région il était fréquent d’entendre que le Liban était un pays chrétien ce qui est faux puisqu’ils se bouffent le nez entre eux soit entre
chrétiens catholiques (Maronites, Grecs catholiques, Arméniens catholiques, Syriaques catholiques, Catholiques latins, Chaldéens catholiques)
et
chrétiens non catholiques (Grecs orthodoxes, Arméniens orthodoxes, Syriaques monophysites,Assyriens,Protestants, Coptes orthodoxes, Chaldéens orthodoxes).
Il est vrai que la clique des Gemayel et aujourd’hui celle des Hariri n’ont jamais, mais au grand jamais présenté ce pays sous son meilleur jour car victime des intrigues et magouilles religieuses et politiques.

Écrit par : Hypolithe | 26 septembre 2010

Le Liban est un amagalme de communautés religieuses dont les plus importantes dirigent le pays et leur territoire.Ce sont ces familles claniques religieuses qui dirigent le pays avec leur propre milice plus forte et plus armée que l'armée officielle en grand nombre, mal équipée et sans fonction. Ce qui manque au Liban, c'est une classe moyenne hétérogène, non communautariste, interreligieuse avec une élite influente avec des médias indépendants et libres éléments indispensables à toute démocratie. Le Liban est toujours sur un équilibre précaire avec des Chiites de plus en plus armés, guidés et prêts à en découdre avec Israël. De plus, le Sud Liban accueille des réfugiés palestiniens de la première vague qui sont en surpopulation dans des camps, sans droit, sans citoyenneté, déchirés entre eux par des factions ennemies, qui vivent sous le seuil de pauvreté, moins bien lôtis que ceux de Gaza qui sont surmédiatisés pour des raisons purement politiques et de propagande pro palestinienne et non humanitaire. Car l'urgence humanitaire pour les Palestiniens, c'est au Liban.

Écrit par : Demain | 26 septembre 2010

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