09 novembre 2010

Faut-il gracier Bernard Rappaz ?

 

La pression sur les députés valaisans est grande pour qu'ils gracient Bernard Rappaz. Vont-ils céder ?

 

Formellement, rien n'empêche le Grand Conseil valaisan d'accorder la grâce. Matériellement, il risque de se voir brocarder ensuite par « le chanvrier » et les politiciens qui soutiennent l'abolition de l'interdiction du haschisch en Suisse. Ce d'autant plus que Bernard Rappaz, malgré son jeûne prolongé, pèse toujours 61 kg et, visiblement, ne souffre d'aucune maladie, mise à part un certain affaiblissement.

 

Les médecins genevois ne vont pas s'en sortir à si bon compte, en cas de décès de Bernard Rappaz. Il est évident que celui-ci ne voulait pas mourir, lorsqu'il a ordonné de ne pas le nourrir de force. Tout au contraire, Bernard Rappaz était apparemment convaincu que les autorités valaisannes céderaient à son chantage. Bien entendu, les médecins ne seraient probablement pas condamnés, bénéficiant de la maxime juridique selon laquelle le doute profite à l'accusé.

 

Qui trouvera la quadrature du cercle ?

 

Pierre Scherb

 

Lien pour prendre contact : www.pierrescherb.ch

 

09:38 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (16) | Tags : genève |  Facebook | | | |

Commentaires

Voici ce que pensent les Valaisans de Rappaz :

Sondage actuel du Nouvelliste

Faut-il libérer Bernard Rappaz avant qu'il ne meure?
Du 06.11.2010 au 30.11.1999

Oui, ce serait inadmissible qu'en 2010 on décède en prison. (73)
14.8%

Oui, mais pour un temps seulement. (27)
5.5%

Non, comme tout prisonnier, il doit purger sa peine. (392)
79.7%
Pour un total de 492 votes

Écrit par : Hypolithe | 09 novembre 2010

1.Rappaz est un détenu et donc être en principe maintenu en détention.

Il doit être soigné (y compris alimenté) et dans toute la mesure du possible en détention.

S'il s'avère que cela soit impossible, quelque soit les causes de l'impossibilité et les responsabilité du Valais ou de Genève, sa peine DOIT être suspendue si cela peut lui sauver la vie.

Ne pas la suspendre constitue, conformément à la jurisprudence du Tribunal fédéral, une violation crasse de l'article 92 du Code pénal suisse. Certes, il doit en priorité maintenu en détention et alimenté, mais s'il ne peut être soigné pour quelque raison que ce soit alors sa peine doit être suspendue.

Si les autorités cantonales valaisannes, qui sont compétentes en la matière, ne le faisait pas en temps utiles, elles seraient meurtrières.

Quant je parle de MEURTRE, je pèse mes mots.

L'existence d'autres meurtriers, à Genève notamment, ne change rien à l'affaire


2. Extrait du dernier arrêt Rappaz du Tribunal fédéral :

"5.1 Conformément à la jurisprudence, l'exécution de la peine ne peut être interrompue que si le condamné se trouve, pour une période indéterminée, ou à tout le moins d'une certaine durée, incapable de subir l'exécution de sa peine pour des motifs très sérieux de santé, qu'il s'agisse de l'exécution ordinaire ou des formes dérogatoires d'exécution prévues à l'art. 80 CP. Seuls sont ainsi des motifs pertinents, au regard de la jurisprudence, les risques médicaux que la poursuite de l'exécution de la peine ferait courir au condamné.

Il a déjà été jugé que les tendances suicidaires du condamné ne peuvent motiver une interruption de l'exécution de la peine, en tout cas aussi longtemps que l'administration parvient à réduire fortement le risque de suicide, immanent à tout régime pénitentiaire, en limitant efficacement l'accès des détenus aux moyens qui leur permettraient de se donner la mort. Pour le surplus, on ne saurait dresser une liste exhaustive de motifs médicaux pertinents ou non pertinents. L'art. 92 CP ne posant aucune exigence à ce sujet, l'origine du risque médical invoqué à l'appui d'une demande d'interruption est indifférente.

La possibilité d'une grave atteinte est susceptible à elle seule, indépendamment de sa cause, de justifier l'interruption de l'exécution de la peine. Dès lors, si un condamné est déterminé à mener une grève de la faim aussi longtemps qu'il sera détenu, les lésions dont il risque de souffrir, respectivement le risque létal, doivent être pris en compte.

Quant à la gravité des motifs médicaux retenus, elle atteint toujours le degré requis pour l'application de l'art. 92 CP si elle est telle que la poursuite de l'exécution violerait l'interdiction des peines cruelles, inhumaines ou dégradantes, prévue aux art. 10 al. 3 Cst., 3 CEDH, 7 Pacte ONU II et dans la Convention des Nations Unies contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants conclue à New York le 10 décembre 1984 (RS 0.105). Le motif médical invoqué est également toujours grave si la poursuite de l'exécution met concrètement en danger la vie du condamné."

3. Au fond pour tuer Rappaz il faut deux meurtriers : l'un à Genève et l'autre dans le Valais.

Écrit par : CEDH | 09 novembre 2010

@ Hypolite

Il ne s'agit nullement d'un sondage mais de l'avis exprimé par des lecteurs sur le site internet du Nouvelliste.

Écrit par : CEDH | 09 novembre 2010

le cannabis soigne le cancer entre autre et à sauvé la vie de nombreuses personnes en phase terminale.
Jack Herrer Bernard Rappaz Rick Simpson, on se souviendra de votre combat.
Les prohibitionnistes fascistes on les pendra avec de la corde de chanvre.

Écrit par : budwarrior | 09 novembre 2010

On parle de Mr Rappaz comme un gentil producteur de canabis.

Il ne faut pas oublier qu'il en fait trafic et a volontairement dissimuler sa drogue: on en a retrouvé 50 tonnes. Il a également volé des agriculteurs en ne les payant pas, volé l'AVS ainsi que d'autres institutions, etc. Il trouve que 5 ans et queleques mois sont trop cher payé pour cela?

Calculez: 50 tonnes divisées par 5 ans et demi, vous arrivez à un résutat de environ 25 kilos de drogue par jour de détention, sans compter tout ce qu'il avait déjà vendu....

S'il trouve cela trop cher, étant en plus récidiviste, que pense t'il du petit trafiquant qui fait 2 ans de prison pour quelques 500 grammes de canabis trouvés sur lui?

Son discours : relachez moi ou je ne mange plus.

Et bien, respectez sa volonté, on est dans un pays libre. Mais qu'il assume les conséquences de ses actes comme toute personne adulte et responsable.

Écrit par : gnolu | 09 novembre 2010

Quand la stupidité et l'ignorance crasse s'affichent cela donne ceci:

"Il ne faut pas oublier qu'il en fait trafic et a volontairement dissimuler sa drogue: on en a retrouvé 50 tonnes."

Et:

"Calculez: 50 tonnes divisées par 5 ans et demi, vous arrivez à un résutat de environ 25 kilos de drogue par jour de détention, sans compter tout ce qu'il avait déjà vendu...."

Seul un imbécile ne comprendra pas que ce sont 50 tonnes de chanvre et non pas 50 tonnes de drogue. Mais quand on veut cracher sur quelqu'un, il ne faut pas hésiter sur les pires moyens. Ce à quoi on assiste c'est à une lapidation virtuelle de M. Rappaz par une bande de fanatiques.

Voilà en tout cas un texte que les crétins ne liront pas, ils risqueraient de comprendre qqch à qqch, c'est-à-dire ce qu'est le chanvre et ses multiples utilisations possibles:

http://rappazbernard.romandie.com/

Écrit par : Johann | 09 novembre 2010

Je finis par me demander ce qu'on reproche au chanvre; voilà un gaillard qui a dû en fumer son content, et il a l'air toujours plus solide que la moyenne.
Pendant que les autres se gavent de gaz de circulation automobile...

Et pour écouler toutes ses tonnes, il était seul?? il faisait du porte à porte?

Où a t'il planqué tous les million que ça lui a rapporté, lui qui a pas un rond, si bien que la justice à confisqué sa ferme.
Il y a des aspects dont on entend pas parler dans les journaux.

Écrit par : topten | 09 novembre 2010

En Valais quelques mauvaises langues de Saxon prétendent qu'il devrait cacher un magot de trois millions de francs.
Il faudrait peut-être soumettre son avocat à la question lui qui prétend n'avoir jamais été payé.
L’ex-raëlien, Boris Ryser, de quoi vit-il ce type à l’allure de clodo ?

Écrit par : Hypolithe | 10 novembre 2010

L interdiction du chanvre est l'arnaque du sciècle.
L'affaire Rappaz n'est que une des conséquences kafkayenne de cette situation hypocrite et hautement criminogène.
Bref il n y a que les gens désinformés qui pensent que le chanvre est très dangereux.
Malhereusement ils sont majoritaires car conditionnés à coup de propagande depuis 70 ans.
La planète en crevera surement car le chanvre est de l'or vert pour l activité humaine et le respect de l'environnement.
En France on est les deuxiemes producteurs mondiaux malgré les barrières légales et administratives énormes.
Regardez bien ce que font les ptits gars du nord est de la France avec du chanvre.
Sans parler du chanvre médical qui a un potentiel énorme pour pleins de maladies graves.
Les premiers à dire la vérité seront lynchés en place publique.
Rappaz à eu le courage de le faire.

Écrit par : lao | 10 novembre 2010

Il faut grâcier Bernard RAPPAZ pour trois raisons :

1. Il a été condamné à une peine trop lourde, fait largement reconnu en raison de son caractère rebelle, plus que pour les banalités qui lui sont reprochées (lire son blog "MA GRÈVE DE LA FAIM").

2. On lui a pris sa ferme, donc son outil de travail et son domicile, et on lui a asséné des amendes à six chiffres. Il mettra le restant de sa vie à les payer.

3. Partout en Suisse le pouvoir politique ferme les yeux sur le trafic de drogue, donc la police n'intervient pas. Les dealers africains campent devant les lieux fréquentés par les adolescents pour vendre de la cocaïne et de l'héroïne - les drogues dont on ne sort pas - et ne sont jamais inquiétés. À Lausanne par exemple la Municipalité va peut-être les prier de se tenir un peu plus loin, c'est tout ...

Alors qu'on cesse de s'acharner sur Bernard RAPPAZ ! Pour protester contre cette situation, il n'a que la grève de la faim, qui induit de grandes souffrances, mais on ne l'écoute pas pour autant.
Alors ca suffit !

FREE RAPPAZ !

Écrit par : hortensia | 10 novembre 2010

Je me dis que le bien-fondé du système judiciaire a été effectivement secoué par le l’arrêt rendu par le Tribunal fédéral… Que Monsieur Rappaz décède ou pas, nous avons déjà pu voir plus loin, a travers cette décision du TF.
Admettre explicitement ses erreurs fait partie des qualités humaines Mesdames, Messieurs les décideurs de ce noble pays fait de gens de bien aussi.

Écrit par : Júlio | 10 novembre 2010

Lorsqu'un citoyen suisse est emprisonné à l'étranger pour possession ou vente de drogue, qu'il risque la perpétuité ou la mort, est-ce que les autorités ne font pas tout pour le sauver?

Écrit par : Katiak | 10 novembre 2010

"à sauvé la vie de nombreuses personnes en phase terminale"
Nominé pour le Prix du Maire de Champignac.
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On est bien peu de chose, quand on a l'esprit cramé par le cannabis.

Écrit par : Itra | 11 novembre 2010

Rappaz triche: Il ne fait pas une vraie grève de la faim.
Toute la campagne de manipulation de l'opinion est organisée par son comparse Boris Ryser.
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Ça fait des jours et des jours qu'il est en train d'être mort dans une semaine, ce qui, bien évidemment, ne se produit pas.
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On peut, sans prendre beaucoup de risque, que Rappaz ne mourra pas dans les prochaine semaines, car il ne risque absolument pas de mourir.
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S'il était vraiment en train de faire la grève de la faim, il faudrait juste qu'on lui laisse en permanence de la nourriture à portée de main.
De cette manière, c'est lui et lui seul, qui déciderait de se nourrir ou pas, jusqu'à la dernière seconde de conscience.
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Jusqu'à cette hypothétique dernière seconde, il ne serait pas vraiment entré dans la phase de suicide. (Avant ce moment, il s'agirait seulement de régime amaigrissant - pas de quoi fouetter un chat)
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À partir de sa perte de conscience, on pourrait passer à la phase de gavage, sans qu'aucune réaction ne soit à craindre.
Rien n'empêcherait de répéter l'opération après chaque reprise de conscience/perte de conscience.
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Sauf erreur, il va prochainement avoir moins de 5 ans à purger.
Cinq ans à continuer de tricher, ça va lui sembler long.

Écrit par : Itra | 11 novembre 2010

Aimeriez-vous vivre dans un canton où un individu nargue les autorités à longueur d’année ce qui est le cas si le criminel Rappaz ne purge pas la peine qui lui est infligée. La majorité des Valaisans exigent qu’il retourne en prison. Croyez-vous qu’il puisse retourner à Saxon et faire le mariole, non mais vous rêvez et ne connaissez pas les habitants du Vieux Pays.
En conclusion le Boris Ryser et toute la clique de fumistes qui soutienne ce prétendu gréviste de la faim ne sont que des manipulateurs malhonnêtes.

Écrit par : Zigouille moustiques | 11 novembre 2010

Bonjour,

Rappaz doit être condamné, oui, mais pas pour des histoires de chanvre. C'est juste une plante utilisée pendant des millénaires et interdite depuis 1961 sous la pression des lobbys du textile synthétique américains.

Le cannabis doit être légalisé et sa consommation encadrée exactement comme il en va de la cigarette ou de l'alcool. L'échec de la politique prohibitionniste et abstentionniste devrait amener à une remise en question qui tarde à venir.

La question de la légalisation du cannabis est une question qui relève, non pas du domaine sanitaire, mais du domaine idéologique. Le cannabis n'est pas addictif, n'engendre pas d'overdose et à bien d'autres qualités. En consommer à 12 ans n'est certes pas une bonne idée, mais les majeurs ne courent aucun risque avec l'herbe!

Chacun est libre de nier ces faits, mais ils n'en sont pas moins vrais pour autant. Pour preuve, la Hollande (surtout les villes frontalières en fait), cherche bien à se débarasser du tourisme de la drogue en essayant d'interdire l'accès aux coffee shops aux non résidents, mais en aucun cas la Hollande n'a vu sa population mise en péril à cause de sa politique libérale envers le cannabis. Si ça ne prouve rien, alors je ne sais pas ce qu'il vous faut!

Pour trouver de quoi condamner le chanvre, il faut beaucoup mentir!

Écrit par : Robert | 12 novembre 2010

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