31 janvier 2011

Pas d'intervention militaire en Côte d'Ivoire !

 

C'est la conclusion à tirer du discours du président français lors du sommet de l'Union africaine à Addis-Abeba : « La violence, d'où qu'elle vienne, n'est jamais une solution. » Autrement dit, Nicolas Sarkozy s'oppose à toute intervention militaire en Côte d'Ivoire.

 

Bien entendu, ce n'est pas à lui seul d'en décider, mais les Africains ne manqueraient pas de tenir compte de son avis présidentiel.

 

Un simple fonctionnaire, selon l'avis de l'avocat français Michel Ceccaldi, a qualifié une procédure qui se fait de manière automatique à Genève, soit le recomptage des scrutins d'une élection, de « grave injustice ». Ban Ki Moon a encore ajouté : « Revenir sur les résultats de l'élection serait une grave injustice et établirait un précédent fâcheux ». Visiblement, les notions de démocratie et justice ne sont pas partout les mêmes. Avant de nous mettre à la mode sud-coréenne ou onusienne, rappelons-nous plutôt du combat de nos aïeuls qui ne voulaient pas de juges étrangers (et encore moins des fonctionnaires se faisant juges).

 

Pierre Scherb

 

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30 janvier 2011

Voulez-vous bloquer la Ville de Genève ?

 

La population s'oppose aux entraves de plus en plus nombreuses à la circulation et au stationnement en Ville de Genève et dans les communes suburbaines (ex. : Vernier). La majorité de gauche qui dirige la Ville de Genève en rigole. Elle tente actuellement de fermer 200 rues. Ce serait un blocage total de la ville et une catastrophe pour de nombreux commerces déjà durement éprouvés par la concurrence des grands centres commerciaux du canton et de la France voisine.

 

L'UDC s'oppose à cette politique de blocage, nuisible au plus grand nombre.

 

Pierre Scherb

 

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29 janvier 2011

La construction des minarets est interdite !

 

 

Minarets.ch.pngLe minaret en tant que bâtiment n'a pas de caractère religieux. Il n'est même pas mentionné dans le coran et dans les autres écritures saintes de l'islam. En fait, le minaret est le symbole d'une revendication de pouvoir politico-religieuse qui, au nom d'une dite liberté religieuse, conteste plusieurs droits fondamentaux, par exemple l'égalité de tous, aussi des deux sexes, devant la loi. Il symbolise donc une conception contraire à la Constitution et au régime légal suisse.

 

Ces constatations ont poussé un comité d'initiative presqu'entièrement composé de membres de l'UDC à demander leur interdiction en Suisse. Cette initiative a été acceptée, le 28 novembre 2010, par 40,3% des Genevois.

 

L'UDC, en tant que parti national, continue à défendre les valeurs suisses au niveau du canton et de la Ville de Genève.

 

Pierre Scherb

 

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28 janvier 2011

Côte d'Ivoire : les spectres de Thomas Sankara et Patrice Lumumba

 

Derrière la bataille pour la présidence entre Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo semble se cacher un autre phénomène : la lutte de l'Afrique pour son indépendance. Il n'est donc pas étonnant que les noms de deux héros de cette lutte refont surface, assassinés aux yeux de nombreux Africains avec l'assentiment des puissances coloniales que furent la Belgique et la France.

 

Pour éclairer davantage ce point de vue, je vous propose un article de l'auteur OBAME NGOMO publié par Mongabon, le 9 janvier 2011 :

 

«  Laurent Gbagbo sur la voie de Lumumba et Sankara

Lumumba.jpgDerrière la simple bataille électorale en Côte d'Ivoire remportée par Laurent Gbagbo, les peuples africains avides de liberté et d'égalité y voient l'opportunité de l'instauration d'une nouvelle donne politique en Afrique. Autrement dit, les populations du continent noir, le plus riche de la planète, sont plus que jamais débout pour revendiquer la libération de leur terre par des prédateurs inhumains qui n'ont que pour seules ambitions l'appauvrissement sans état d'âme de millions d'individus qui se sont pourtant toujours montrés pacifiques.

En effet, c'est du côté de l'Afrique de l'Ouest, au Sénégal, que le malheureux de milliards d'africains est venu, c'est également de ce même côté du continent, en Côte d'Ivoire, que la réparation de la réduction de nos peuples en esclaves semble sortir. En d'autres termes, souvenons nous que le combat du devenir et de l'avenir de l'Afrique s'est joué entre deux fils de l'Afrique de l'Ouest : Léopold Sédar Senghor et Nkame Nkrumah. Le premier, soutenu par l'Occident comme Alassane Ouattara, était pour l'Afrique des états quand le second, vilipendé et torpillé par ces mêmes occidentaux, vantait la nécessité vitale des Etats-Unis d'Afrique.

Et pourtant, nous nous apercevons avec fierté pour certains et regret pour d'autres que c'est sur le modèle ambitieux de Nkrumah que les autres continents ont choisi pour tenter d'affronter les grands changements qui s'opèrent dans un monde en perpétuels mouvements.

En fait, sans retracer le triste passé de nos cinquante première années dites d'indépendance, nous pouvons aisément affirmer que la voie qui nous avait été imposée par l'Occident avec la minable collaboration de Léopold Sédar Senghor ne fut pas la bonne. Car comme nous le savons, celle-ci a consisté à parcelliser l'Afrique, à diviser ses peuples, à profiter abusivement de ses richesses humaines et naturelles et à fragiliser ses potentiels fils en proie à de nobles valeurs : honnêteté, générosité, dialogue, respect, humilité, etc.

C'est dire que nos pères, Nkame Nkrumah, Patrice Lumumba, Habib Bourguiba, Sékou Touré, Nelson Mandela et le jeune Thomas Sankara, combattants de la véritable libération du continent noir avaient été de bons visionnaires. D'ailleurs , dans les projets louables qu'ils avaient eu pour l'Afrique, notre terre, ils n'y avaient jamais inscrit comme vecteurs de développement ou d'épanouissement : la guerre, la famine, les violence de tout genre, la vulgarisation de l'obscurantisme religieux, la domination de l'impérialisme occidental, la pauvreté, etc.

Sankara.jpgAujourd'hui, il n'y a qu'à regarder le spectacle macabre qui accable de nombreux fils de notre continent pour comprendre que ces vaillants combattants de la liberté n'auraient jamais accepté comme toute la jeunesse africaine que le candidat de l'Occident, Alassane Ouattara, leur bras armé en Côte d'Ivoire, puisse être imposé comme président de la Côte d'ivoire quand bien même nous sommes tous témoins de cet échec patent de leur volonté de faire passer en force leur poulain.

Plus que jamais l'Afrique est debout et ses fils ne comptent pas se laisser abuser à nouveau par ses ennemis qui séjournent dans l'art du mensonge et qui manient avec dextérité les formules de déstabilisations les plus nocives. Le film « Francafrique, 50 ans sous le sceau du secret » du réalisateur français Patrick Benquet est bien illustratif.

Par conséquent, que Alassane Ouattara, l'ami des assassins des peuples noirs prenne conscience que l'élection présidentielle de la Côte d'ivoire ne représente rien face au combat pour lequel nous soutenons Laurent Gbagbo. Puis, que celui-ci consomme l'amertume en voie de disparition qu'il a voulu introduire à nouveau sur notre continent. Son attitude qui ne diffère en rien de celle de Pétain ne peut trouver refuge dans une Afrique qui entame une nouvelle ère : celle de voir ses fils et ses filles heureux. Notre continent ne peut plus être la terre des paradoxes au grand enthousiasme de ses ennemis. Aussi, nous faisons, derrière et avec Laurent Gbagbo, le choix d'une Afrique selon Nkame Nkrumah, celui d'une terre et d'un peuple plus que jamais uni face à l'ennemi.

Les erreurs de gestion de Laurent Gbagbo doivent être sanctionnées par les ivoiriens voire par les africains. C'est pourquoi dorénavant nul autre personnage étrange et étranger ne sera invité à jouer les spécialistes de l'Afrique transformés en médiateurs diviseurs. Et comme par hasard, les fameux spécialistes de l'Afrique ne sont jamais des africains. Nous disons non à ces ingérences et à cette mascarade car le linge sale des africains se lavera en Afrique et par les africains.

Qu'à cela ne tienne, retenons que l'histoire politique de notre continent nous enseigne que tous nos grands leaders africains ont connu une fin de vie non enviable mais surtout inhumaine du fait de leur simple volonté de voir l'Afrique forte, prospère et solidaire. Par ailleurs, nous tenons à préciser que nous faisons une différence claire et sans ambiguïté entre les leaders africains, passionnés et amoureux de l'Afrique, des chefs populistes de certains états africains qui n'ont été que de simples valets de l'Occident comme Alassane Ouattara souhaite amplifier ce statut qu'il porte depuis des lustres en Côte d'Ivoire.

C'est-à-dire que tous les grands hommes qui se sont battus pour dire « halte » à l'avancée menaçante et grandissante de l'Afrique ont connu des fins tragiques.

Inutile de rappeler dans quelles conditions sont morts Patrice Lumumba et Thomas Sankara pour ne citer que ces deux cas.

Laurent Gbagbo n'est certainement pas un saint mais il est loin d'être le diable qu'on veuille présenter aux yeux du monde. Par ailleurs il n'est de secret pour personne que depuis plusieurs décennies notre continent est spolié, traumatisé, sacrifié et jeté aux dieux de la pauvreté et de la misère par un groupuscule d'individus sans foi ni loi qui estiment qu'ils doivent décider sur les conditions de vie des milliards êtres humains vivants sur le continent noir. Et, Alassane Ouattara, en siégeant à la présidence de la rébellion qui tue sans honte les habitants de la Côte d'ivoire ne concoure pas à la libération du continent noir mais bien au contraire. Pour quelqu'un qui a exercé dans les antichambres de la mort politique et économique de nos états africains, il devrait savoir d'où provient le mal qui mine et terrasse sa terre.

C'est cet état d'esprit aveuglé, habité par une ambition démesurée et contesté par les africains qui motive et anime l'adhésion massive et sans condition qui est portée à Laurent Gbagbo. Ce dernier n'a pas fait le choix facile et destructeur de l'asservissement mais il a eu une attitude courageuse qui séduit plus d'un, aussi bien des non ivoiriens mais africains ou humanistes que ceux qui n'ont pas voté pour lui.

L'Afrique cherchait au tournant de son histoire, un fils de plus qui aurait eu la force de sonner à nouveau la fin de l'hégémonie occidentale sur son sol. Cet élan invite à une véritable chaîne d'union des africains d'abord et des humanistes si possible aux côtés de Laurent Gbagbo, président légitime et légal de la Côte d'Ivoire.

En plus, les millions de soutiens dont dispose Laurent Gbagbo face à la communauté internationale va inévitablement entraîner une modification des rapports entre les pays occidentaux et l'Afrique toute entière. Souvenons nous que c'est suite à la première guerre du Golf que sont nés les islamistes radicaux, Alcaïda et les attentats du 11 septembre 2001. Puis, avec la deuxième guerre du Golf, nous avons eu le massacre des chrétiens d'Irak qui sont aujourd'hui contraints de fuir. Et plus proche de chez nous, au Mali, nous venons d'apprendre que l'ambassade de France vient de connaître un attentat.

C'est dire que les idées de rejet et de diabolisation de toute personne d'origine occidentale tant à foisonner chez les jeunes générations africaines au grand détriment de la majorité des occidentaux qui ne sont nullement complices de cette politique de spoliation, de domination et de déshumanisation des peuples noirs.

Aussi, nous invitons la fameuse communauté internationale à ne pas susciter ou ressusciter les envies de vengeance ou de légitime défense qui bouillonnent dans chaque africain après avoir visité la période de l'esclavage, de la colonisation et des différentes guerres en Afrique orchestrées et alimentées par les Occidentaux contre les peuples noirs.

En effet, jusqu'à ce que nos souvenirs remontent au plus loin, il n'existe pas encore de sociétés productrices d'armes en Côte d'Ivoire. Donc, chaque menace faite au président Laurent Gbagbo, qui n'est qu'un préalable pour une éventuelle guerre en Côte d'Ivoire, sonne comme une menace faite à tout africain en proie à une soif de liberté.

C'est pourquoi, nous interpellons la vigilance de tous face à la déclaration, révélatrice et maladroite, avancée par Nicolas Sarkozy et reprise par Alain Juppé concernant la présence des militaires français en Côte d'Ivoire. Ils y disent : « Il n'y a aucune ambiguïté : nos soldats, les soldats de la France, n'ont pas vocation à s'ingérer dans les affaires intérieures de la Côte d'Ivoire. Ils agissent en vertu d'un mandat des Nations unies. La «première préoccupation» des soldats de la force française Licorne est «la protection (des) ressortissants» français ».

Nous voyons bien l'intérêt porté par l'ONU et la fameuse communauté internationale aux ivoiriens et aux ivoiriennes tués par les rebelles armés d'Alassane Ouattara. Il nous aurait semblé que ce sont eux qui ont plus besoin de protection. Encore une fois de plus, nous constatons une politique à deux vitesses qui justifie notre volonté indiscutable de laisser les africains résoudre leurs problèmes, si problème y est vraiment.

Enfin, nous affirmons sans complexe et avec force que Laurent Gbagbo, le seul et unique président qui a été élu par le peuple ivoirien et reconnu par la plus haute instance juridique de la République de Côte d'Ivoire lors de la dernière présidentielle est entré royalement dans l'Histoire de l'Afrique. Il fait désormais partir de la liste des libérateurs de notre continent peinant sous le joug de l'ennemi qui n'est autre que les puissances occidentales empaquetées dans l'ONU et ses dérivés.

Dès lors son nom siègera près de ceux de ses prédécesseurs qui avaient courageusement entamé ce combat au début du 20ème siècle. Citons : Nkame Nkrumah, père du panafricanisme, Patrice Lumumba, Sékou Touré, Cheik Anta Diop, Thomas Sankara, Nelson Mandela, Robert Mugabe, Mouammar Kadhafi et dans une outre mesure Omar Bongo Ondimba, après sa prise de conscience et la prononciation de son discours historique du 01 décembre 2007.  »

 

* http://www.lepost.fr/article/2011/01/09/2365155_laurent-gbagbo-sur-la-voie-de-lumumba-et-sankara.html

 

Pierre Scherb

 

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27 janvier 2011

Rendre le courage aux Genevois ou « ça sert à quelque chose »

 

Il est interdit d'interdire ! C'est un des slogans de mai 68 qui a toujours des répercussions. Exemple : dans une rue à sens unique, les vélos roulent en sens inverse ; que faire ? Les autoriser à rouler en sens inverse !

 

A force de ne plus oser interdire, les Genevois ont perdu le courage d'exiger le respect des interdits (on entend plutôt : « ça ne sert à rien »). Bien entendu, une jeunesse à Genève, c'était autrefois manger des pommes vertes et se baigner juste à côté du panneau « Baignade interdite ». Ce que nous constatons cependant aujourd'hui dépasse tout entendement : une multiplication des mendiants, des joueurs de bonneteau, des voleurs, des brigands, des trafiquants de drogue, etc. Les touristes qui se perdent encore à Genève à cause de sa renommée de ville propre déchantent : « Ce n'est plus comme avant... »

 

Bien sûr que ce n'est plus comme avant. Le temps avance et nous avançons aussi. Encore faut-il aller dans la bonne direction.

 

Pierre Scherb

 

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26 janvier 2011

I believe Africa will find a solution

 

Le président de l'Union Africaine (UA) Bingu wa Mutharika a conclu ainsi son allocution avant son départ de la Côte d'Ivoire vers Addis-Abeba en Ethiopie, propos qui ont été traduits par l'interprète de la manière suivante : « Je crois fermement que l'Afrique va trouver la solution au problème de la Côte d'Ivoire. »

 

A côté de celui qu'il appelle « son frère », Laurent Gbagbo, qu'il connaît depuis longtemps pour avoir collaboré avec lui au sein de l'UA et d'autres forums africains, il a exprimé sa conviction que les Ivoiriens devaient eux-mêmes trouver la solution pour sortir de la crise post-électorale.

 

Pendant son séjour en Côte d'Ivoire, Bingu wa Mutharika s'est rendu à l'hôtel du Golf pour s'entretenir avec Alassane Ouattara et y est resté durant deux heures. Néanmoins, dans son allocution avant son départ, il a uniquement mentionné s'être entretenu avec Laurent Gbagbo et l'ensemble de la classe politique. Il a omis de nommer Alassane Ouattara, ce qui peut laisser perplexe. En effet, des commentateurs m'ont fait la remarque que le président reconnu par la « communauté internationale » ne se trouverait plus en Côte d'Ivoire.

 

Pierre Scherb

 

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25 janvier 2011

La guerre n'aura pas lieu en Côte d'Ivoire

 

Selon toute vraisemblance, il n'y aura pas de guerre en Côte d'Ivoire. Pourquoi ?

 

1. La guerre civile, soi-disant imminente depuis le mois de décembre, tarde à se déclencher. Tout au contraire, des réunions de soutien ont lieu dans le pays, tandis que la population qui a voté pour GBAGBO semble fuir les régions dominées par les adhérents de OUATTARA.

 

2. De plus en plus d'Etats pensent que la position des Nations Unies sur la Côte d'Ivoire est simpliste et qu'il faudrait des enquêtes plus approfondies (derniers en date : l'Afrique du Sud et l'Ouganda).

 

3. Aucune armée n'est prête pour intervenir prochainement en Côte d'Ivoire et l'ONUCI ne pourrait pas raisonnablement s'occuper de cette besogne.

 

4. Le président de l'Union Africaine (UA) a fait lui-même le déplacement à Abidjan pour trouver une issue paisible.

 

5. Le président de la Commission économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) a exigé une décision du Conseil de sécurité avant toute intervention militaire en Côte d'Ivoire. Or, la Russie et la Chine s'opposeraient probablement à une telle décision avec leur droit de véto.

 

Pierre Scherb

 

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Adieu l'ami

 

Franck Ferrier s'en est allé - un collègue constituant et ami est parti.

 

Tu étais un des constituants que je connaissais le moins : du bord opposé (dans la salle et du groupe politique), je te voyais participer au débat en écoutant attentivement, en te formant un avis, en votant. Ce n'est qu'une fois, en automne dernier, que nous avons fait quelques pas ensemble - après une séance plénière. Je me souviens que tu mentionnais déjà tes problèmes de santé que je ne devinais cependant pas si graves.

 

Je découvre maintenant un texte de toi et qui ressemble à mes propres convictions :

 

« Vous le savez, j'ai été élu à l'Assemblée constituante... Le peuple souverain a décidé, il y a deux ans, de changer sa constitution, qui datait de 1847. Elle était devenue totalement obsolète. Nous étions 80 députés de tous les horizons politiques à avoir été élus à être installés devant une page blanche qui devait devenir la nouvelle constitution. Alors que je regardais cette assemblée, il m'est apparu clairement que si nous voulions réussir dans notre tâche nous devions éviter deux écueils. En premier lieu, nous devions éviter d'être agressifs les uns envers les autres, de nous invectiver sans nous écouter, et nous devions être attentifs aux propositions que les uns et des autres auraient à faire, quelque soit leur parti. Deuxièmement, nous devions nous engager. Quelles que soient nos connaissances du droit constitutionnel, nous devions faire nos propositions. Nous ne pouvions pas nous laisser aller à notre paresse naturelle et regarder les autres faire le travail pour nous. Nous ne pouvions pas nous abandonner au laxisme.

 

C'est ainsi que j'ai compris ce qu'était la liberté. Nous ne faisons partie du peuple souverain que si, d'une part nous ne nous livrons pas à la violence et que nous sommes attentifs les uns aux autres, et si, d'autre part, nous nous engagions à travailler avec tous nos moyens personnels à la vie de la communauté. La liberté n'est donc pas quelque chose de simple : elle repose sur des contraintes. »

 

Cher Franck, tu nous manques déjà. Mais nous allons continuer le travail que nous avons commencé ensemble, en nous inspirant des textes que tu nous as laissés et en pensant à cette liberté que nous souhaitons préserver pour les générations futures.

 

Pierre Scherb

 

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24 janvier 2011

Le courage d'être Suisse

 

drapeau-suisse.pngEtre Suisse - un acte de courage ? En observant les événements historiques et des dernières années, la réponse tient de l'évidence : Oui !

 

Pensons au hasard à 1291 (création de l'embryon de la Suisse moderne et démocratique dans une Europe féodalisée), à 1602 (Savoie catholique), à 1918 (Europe nationaliste), à 1939 (Europe fasciste). Pensons encore aux affaires des fonds juifs, de l'UBS aux Etats-Unis, de la Suisse sur la liste noire de l'OCDE en tant que « paradis fiscal »,  de la demande traitée par l'ONU, sur demande du colonel Mouammar Kadhafi, de démanteler la Suisse.

 

Le simple fait d'avoir un avis politique et d'oser l'exprimer peut avoir des conséquences néfastes. Je me rappelle par exemple l'attaque à la bombe sur l'ancien conseiller fédéral Rudolf Friedrich.

 

Ce week-end, deux politiciens de l'UDC ont fait les frais de l'intolérance ambiante: Hans Fehr et Céline Amaudruz. Quel était leur tort, à l'époque où la liberté d'expression est une des nouveaux veaux d'or ? Etre Suisse et le revendiquer envers et contre tous ?

 

Pierre Scherb

 

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23 janvier 2011

La guerre

 

Le monde se prépare à une nouvelle guerre, en Côte d'Ivoire cette fois-ci. Quel meilleur moment de se rappeler ce que Madame Louise-Victorine Ackermann a écrit à son sujet, le 8 février 1871. Voici donc les deuxième et troisième parties de son poème :

 

« II

Si vivre c'est lutter, à l'humaine énergie

Pourquoi n'ouvrir jamais qu'une arène rougie ?

Pour un prix moins sanglant que les morts que voilà

L'homme ne pourrait-il concourir et combattre ?

Manque-t-il d'ennemis qu'il serait beau d'abattre ?

Le malheureux ! il cherche, et la Misère est là !

 

Qu'il lui crie : « A nous deux ! » et que sa main virile

S'acharne sans merci contre ce flanc stérile

Qu'il s'agit avant tout d'atteindre et de percer.

A leur tour, le front haut, l'Ignorance et le Vice,

L'un sur l'autre appuyé, l'attendent dans la lice :

Qu'il y descende donc, et pour les terrasser.

 

A la lutte entraînez les nations entières.

Délivrance partout ! effaçant les frontières,

Unissez vos élans et tendez-vous la main.

Dans les rangs ennemis et vers un but unique,

Pour faire avec succès sa trouée héroïque,

Certes ce n'est pas trop de tout l'effort humain.

 

L'heure semblait propice, et le penseur candide

Croyait, dans le lointain d'une aurore splendide,

Voir de la Paix déjà poindre le front tremblant.

On respirait. Soudain, la trompette à la bouche,

Guerre, tu reparais, plus âpre, plus farouche,

Écrasant le progrès sous ton talon sanglant.

 

C'est à qui le premier, aveuglé de furie,

Se précipitera vers l'immense tuerie.

A mort ! point de quartier ! L'emporter ou périr!

Cet inconnu qui vient des champs ou de la forge

Est un frère ; il fallait l'embrasser, - on l'égorge.

Quoi ! lever pour frapper des bras faits pour s'ouvrir !

 

Les hameaux, les cités s'écroulent dans les flammes.

Les pierres ont souffert ; mais que dire des âmes ?

Près des pères les fils gisent inanimés.

Le Deuil sombre est assis devant les foyers vides,

Car ces monceaux de morts, inertes et livides,

Étaient des coeurs aimants et des êtres aimés.

 

Affaiblis et ployant sous la tâche infinie,

Recommence, Travail ! rallume-toi, Génie !

Le fruit de vos labeurs est broyé, dispersé.

Mais quoi ! tous ces trésors ne formaient qu'un domaine ;

C'était le bien commun de la famille humaine,

Se ruiner soi-même, ah ! c'est être insensé !

 

Guerre, au seul souvenir des maux que tu déchaînes,

Fermente au fond des coeurs le vieux levain des haines ;

Dans le limon laissé par tes flots ravageurs

Des germes sont semés de rancune et de rage,

Et le vaincu n'a plus, dévorant son outrage,

Qu'un désir, qu'un espoir : enfanter des vengeurs.

 

Ainsi le genre humain, à force de revanches,

Arbre découronné, verra mourir ses branches,

Adieu, printemps futurs ! Adieu, soleils nouveaux !

En ce tronc mutilé la sève est impossible.

Plus d'ombre, plus de fleurs ! et ta hache inflexible,

Pour mieux frapper les fruits, a tranché les rameaux.

 

III

Non, ce n'est point à nous, penseur et chantre austère,

De nier les grandeurs de la mort volontaire ;

D'un élan généreux il est beau d'y courir.

Philosophes, savants, explorateurs, apôtres,

Soldats de l'Idéal, ces héros sont les nôtres :

Guerre ! ils sauront sans toi trouver pour qui mourir.

 

Mais à ce fier brutal qui frappe et qui mutile,

Aux exploits destructeurs, au trépas inutile,

Ferme dans mon horreur, toujours je dirai : « Non ! »

O vous que l'Art enivre ou quelque noble envie,

Qui, débordant d'amour, fleurissez pour la vie,

On ose vous jeter en pâture au canon !

 

Liberté, Droit, Justice, affaire de mitraille !

Pour un lambeau d'Etat, pour un pan de muraille,

Sans pitié, sans remords, un peuple est massacré.

- Mais il est innocent ! - Qu'importe ? On l'extermine.

Pourtant la vie humaine est de source divine :

N'y touchez pas, arrière ! Un homme, c'est sacré !

 

Sous des vapeurs de poudre et de sang, quand les astres

Pâlissent indignés parmi tant de désastres,

Moi-même à la fureur me laissant emporter,

Je ne distingue plus les bourreaux des victimes ;

Mon âme se soulève, et devant de tels crimes

Je voudrais être foudre et pouvoir éclater.

 

Du moins te poursuivant jusqu'en pleine victoire,

A travers tes lauriers, dans les bras de l'Histoire

Qui, séduite, pourrait t'absoudre et te sacrer,

O Guerre, Guerre impie, assassin qu'on encense,

Je resterai, navrée et dans mon impuissance,

Bouche pour te maudire, et cœur pour t'exécrer ! »

 

Pierre Scherb

 

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