10 février 2011

Nicolas Sarkozy et la guerre sur deux fronts

 

Jean-Noël Cuénod compare dans la Tribune de Genève de ce jour la situation du président français à celle d'un directeur général d'une entreprise ayant provoqué le ressentiment et l'opposition de ses cadres supérieurs, à force de décisions hasardeuses, de discours à l'emporte-pièce et de hargne systématique.

 

A ce front à l'intérieur de la France s'ajoute cependant un front à l'extérieur, à en croire Armand B. Depeyla, dans Soir Info d'Abidjan. Il soutient que Nicolas Sarkozy ne supporte pas celui qui dit ne pas être un sous-préfet français nommé en Côte d'Ivoire, mais un chef d'Etat élu.

 

Le litige entre Laurent Gbagbo et la France aurait commencé après sa réception à l'Elysée par Lionel Jospin, sous la présidence de Jacques Chirac, en juin 2001. Le coup d'Etat d'octobre 2002 s'est mué en rébellion. Gbagbo était alors en droit d'attendre l'activation des accords de défense conclus entre la Côte d'Ivoire et l'ancienne puissance coloniale. La France la refuse pourtant en avançant sa nouvelle politique de « ni ingérence, ni indifférence ».

 

Le dernier coup de Nicolas Sarkozy était l'annulation du voyage de quelques députés UMP en Côte d'Ivoire, suite à une opposition de l'Elysée.

 

Aurait-il un front de trop ?

 

Pierre Scherb

 

Lien pour prendre contact : www.pierrescherb.ch

 

12:52 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : côte d'ivoire |  Facebook | | | |

Les commentaires sont fermés.