20 février 2011

Que faire des 10'000 Tunisiens à Lampedousa ?

 

Ne vous posez pas cette question, elle est déjà réglée. Equipés d'un document les invitant à quitter l'espace Schengen dans les trois mois, ils font à présent route vers le nord. Dans quelques jours seulement, ils vont se trouver devant la frontière française, renforcée par des unités de la gendarmerie et des CRS. Logiquement, ils vont immédiatement se tourner vers d'autres frontières, sans surveillance particulière celles-ci, à savoir les frontières italo-suisse et franco-suisse.

 

Pas de problème, grâce à l'accord de Dublin, nous les renverrons immédiatement vers l'Italie ou la France !

 

Sauf que ces Tunisiens n'ont pas été dûment enregistrés par l'Italie ni par la France et que la Suisse sera donc considérée comme le premier pays d'asile, comme nous l'apprend un communiqué de l'UDC Genève signé Yves Nidegger. La balle est donc maintenant dans le camp de nos autorités et notamment de notre conseillère d'Etat Isabelle Rochat pour surveiller intensivement notre frontière et remettre immédiatement dans les mains des autorités italiennes et françaises ces réfugiés tunisiens. Car ne l'oublions pas, les Tunisiens ne sont que l'avant-garde des Egyptiens, Libyens, Syriens et de tous ceux qui rêvent d'un avenir meilleur sous d'autres cieux.

 

Pierre Scherb

 

Lien pour prendre contact : www.pierrescherb.ch

 

 

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Commentaires

Mais .... comme nous sommes gouvernés par des pleutres, nous allons être envahis par une horde de ???
En résumé : Augmentation de la délinquance en tout genre.
Une des solutions : envoyer l'armée aux frontières avant qu'il ne soit trop tard.

Écrit par : Raslebol | 20 février 2011

Affrétrer un bateau et les renvoyer immédiatement en Tunisie et surtout ne pas gonfler le flot de clandestins car l'Europe avec son chômage record des jeunes ne peut se permettre cette afflux. Priorité aux nationaux. La révolution tunisienne doit trouver une vraie économie qui crée des emplois. La migration des jeunes bien formés n'est pas une finalité.La solution doit être trouvée par les Tunisiens et non plus par l'Europe tant décrié.

Écrit par : Suissitude | 20 février 2011

Faire ce que prévoit la loi ... les renvoyer chez eux.

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 20 février 2011

Tout est dans la loi. Il suffitde l'appliquer. Eviter que ces milliers de personnes viennent grossir le nombre de clandestins, les renvoyer chez eux pour qu'ils reconstruisent leur pays sans augmenter l'enveloppe de la coopération internationale. Des aides au retour sont déjà engagées ... Le chômage et le manque d'appartements dans nos sociétés nous impose une prudence à tout égard et de respecter les citoyens suisses et européens!

Écrit par : Laure | 20 février 2011

Grande déciion: Nos autorités ont statué... pour l'envoi de TROIS gardes frontière.... Deux socialistes sont contre: "L'immigration ne me fait pas peur" a dit l'un d'eux?!!!!

Annonce sur Itélé et BFMTV

Écrit par : Patoucha | 20 février 2011

Désolée, je n'ai pas donné la bonne info aussi, je passe corriger:

tsr.ch/..

"La Suisse enverra 3 gardes-frontière en Italie pour aider à gérer l'afflux de réfugiés d'Afrique du nord
20 février 2011 09:49

La Suisse va envoyer 3 gardes-frontière en Italie pour aider le pays à gérer l'afflux de réfugiés d'Afrique du nord qui débarquent sur l'île de Lampedusa. "Le Matin Dimanche" revient sur le feu vert donné jeudi par le Conseil fédéral. Ce sera la première fois que la Suisse fournit des hommes à l'agence Frontex, qui gère les frontières extérieures de l'Europe. Ce partenariat est prévu dans les accords de Schengen. L'Italie a demandé l'appui de 30 à 50 spécialistes de toute l'Europe et il n'est pas exclu que d'autres Suisses soient mobilisés en cas de détérioration de la situation.

La participation suisse à Frontex provoque de vives réactions, alors que les gardes-frontière manquent d'effectifs, en particulier à Genève. Dans "Le Matin", Yvan Perrin (UDC) estime que la mission européenne est vaine et lance que "c'est en Suisse que nous avons besoin de gardes-frontière". A gauche, Carlo Sommaruga (PS) et Ueli Leuenberger (Verts) déplorent que seul l'aspect sécuritaire soit pris en compte. Mais tous s'attendent à une poussée migratoire. "Je ne crains pas l'arrivée de réfugiés depuis l'Italie, je l'attends!", résume Y.Perrin. Et C.Sommaruga prévoit "un tsunami".

Et l'article le du Matin:

"La Suisse met ses gardes-frontière à disposition de l'Italie


Berne a répondu favorablement à la demande européenne. Trois gardes-frontière suisses sont prêts à partir pour l'Italie. Politiquement, la mission crée déjà des réactions virulentes.

Magalie Goumaz - le 20 février 2011, 10h19
Le Matin Dimanche

Berne a donné son feu vert en fin de semaine. Trois gardes-frontière suisses sont prêts à partir en Italie pour l'aider à gérer l'afflux de réfugiés d'Afrique du Nord, notamment sur l'île de Lampedusa. Il s'agit d'une première pour la Suisse qui vient de signer les conventions avec Frontex, l'Agence européenne pour la gestion de la coopération opérationnelle aux frontières extérieures.

Trois gardes-frontière face à la mer, ce n'est pas beaucoup. Mais politiquement, la mission crée déjà des réactions fortes. A gauche, Frontex ne fait de loin pas l'unanimité en raison de son caractère plus policier qu'humanitaire. Pour elle, c'est la forteresse européenne que l'on renforce. De son côté, l'UDC n'attendait que ça pour ferrailler encore plus contre la politique suisse d'immigration et les accords conclus avec l'Europe, dont Schengen qui implique ce type de mission qu'elle estime vaine. Réuni vendredi, le groupe parlementaire UDC a d'ores et déjà annoncé plusieurs interventions portant sur le «comportement des autorités suisses» face aux bouleversements en Afrique du Nord. Au Tessin, la Lega propose plutôt de construire un mur en béton de quatre mètres de haut entre la Suisse et l'Italie.

Des spécialistes
Une galère programmée pour trois gardes-frontière? La décision de mettre ces hommes à disposition de Frontex a été prise d'entente avec la conseillère fédérale Eveline Widmer-Schlumpf, dont dépend le Corps des gardes-frontière, et l'Office des migrations, sous la houlette de Simonetta Sommaruga. Cela, peu après qu'une demande officielle eut été faite à la Suisse de la part de Frontex. «Il s'agit de deux personnes spécialisées dans la détection des faux documents et une dans la surveillance aérienne», précise Walter Pavel, responsable de la communication à l'Administration fédérale des douanes.

Berne attend maintenant la réponse finale de l'agence Frontex qui dispose déjà d'experts sur place et pourra bientôt décider du déploiement final nécessaire, indique Ewa Moncure, porte-parole.

Un début?
Pour l'instant, l'Italie demande l'appui de spécialistes européens, soit entre 30 et 50 personnes, estime Frontex. Mais en cas de détérioration de la situation, d'autres gardes-frontière pourraient partir pour une mission plus opérationnelle afin d'épauler leurs collègues italiens dans la gestion des arrivées et des centres d'accueil. Ce type d'unité, surnommée Rabit (pour Rapid Border Intervention Teams), a notamment été déployé en Grèce.

L'opération prendrait alors une tout autre envergure et poserait plus de problèmes à la Suisse dans la mesure où les effectifs des gardes-frontière sont limités et qu'eux-mêmes craignent de devoir renforcer leur équipe à Chiasso, principale porte d'entrée depuis l'Italie. Jusqu'à maintenant, rien d'anormal n'a été signalé. Par contre, parmi les dernières décisions, l'Office des migrations a suspendu les renvois forcés de requérants déboutés vers l'Egypte ou la Tunisie.

La Suisse est tenue de participer aux opérations de Frontex en vertu des Accords de Schengen, acceptés par la population suisse. Elle y contribue aussi financièrement à hauteur de 3 millions de francs par an environ. Dans la campagne, cet élément de l'accord n'avait guère été commenté. Le contexte actuel change la donne. Selon de nombreux observateurs, l'afflux de réfugiés ne fait que commencer. D'autre part, il s'agit du premier engagement helvétique annoncé alors que les gardes-frontière souffrent d'un manque d'effectifs, surtout à Genève où 150 douaniers ont été affectés au contrôle des personnes à l'aéroport. Plus de sécurité à Lampedusa au détriment de celle de Plan-les-Ouates? Le Syndicat du personnel de la douane et des gardes-frontière veille au grain. André Eicher, son secrétaire central, ne voit aucune objection à l'envoi d'un nombre très limité de personnes. «Nous avons signé des accords et il faut les respecter», déclare-t-il. Mais gare à un nouvel affaiblissement des engagements sur le sol suisse alors qu'à Genève, on réclame 60 emplois!

Trente volontaires
Une trentaine de gardes-frontière, en poste sur tout le territoire helvétique, pourraient être mis à la disposition de Frontex qui n'a pas d'effectifs propres mais compte sur ceux de ses Etats membres. Ces hommes se sont engagés sur une base volontaire mais répondent à un certain profil et disposent des compétences techniques appropriées. Il n'est pas prévu d'en détacher plus de cinq par mission et la Suisse peut se réserver le droit de participer ou non à une mission, selon ses intérêts et capacités. Des détails qui ne compteront guère dans la tempête qui s'annonce du côté de Lampedusa."

Écrit par : Patoucha | 20 février 2011

Pas d'accord.

Nous devons accepter, sous contrôle, ceux des tunisiens ou égyptiens qui sont bien sous tous rapports. C'est-à-dire qui ont des capacités professionnelles établies, la volonté de travailler et qui sont laïcs. Ces pays ont des ressources et compétences qui nous manquent.

C'est ce que j'appelle de l'émigration choisie, choisie par nous, ils sont candidat et la Suisse choisi souverainement.

Et au vu de cette situation et de notre démarche qui, si elle nous avantage n'en n'est pas moins humanitaire, suspendons au vu des circonstances exceptionnelles l'application des accords de libre circulation avec l'Union européenne et n'admettons plus n'importe quel européen dès qu'il travaille 12 heures par semaines et vit à notre crochet pour le reste. Et virons les cas sociaux inexcusables européens.

Ces accords de libre circulation avec l'Europe c'est de l'immigration imposée. Profitons de la situation pour y mettre fin. La crise est une opportunité unique de mettre fin au privilèges accordés aux européens sur les autres citoyens du monde, privilège parfaitement raciste.

Il vaut mieux pour la Suisse un bon africain qu'un mauvais européen.

N'oubliez pas que les tunisiens normaux ce ne sont pas les crapules maghrébines lyonnaise de nationalité française qui infestent Champ-Dollon, ni les crapules algériennes dont l'Algérie ne veut plus. (Miles excuses aux français d'origine maghrébine et qui sont honnêtes).


Un bon tunisien vaut mieux que deux mauvais européens.

P.S.: Là je sens que les européens et les demi-européens de Genève, qui sont client d'un mouvement pro-résident et anti-Suisse, ne vont pas m'aimer.

Écrit par : CEDH | 21 février 2011

On ne peux que rire en écoutant les interviews de personnes qui ne connaissent rien du terrain.

La situation est très simple, envoyer des spécialistes en fraude documentaire pour des personnes qui n'ont pas de papier ou des papiers style "carte d'identité tunisienne" qui n'ont aucune sécurité et ne sont pas reconnues pour l'entrée dans l'espace Shengen .....autant envoyer des experts analyser les pages de journaux.

Il est également a relever que les 99% de ces clandestins n'auront aucuns papiers et on peux légitiment se poser la question pourquoi la Tunisie ne fait rien pour empêcher ces départs dans des conditions suicidaires....la Tunisie est complice et est bien contente de voir ses plus fervant détracteur fuir le régime.

Écrit par : foccacia | 21 février 2011

Contrairement à certains, aucun commentaires ici ne me fait rire...j'aurais préféré.
1° Comment parler de chômage alarmant dans notre pays quand le taux actuel est un des plus bas de son histoire, et de la planète (10% aux USA que tout le monde chérit)?
2° Comment se sentir souverain, décideurs de recevoir les immigrés "intéressant pour notre pays", les intellectuels et autres laïcs? Tout cela relève d'une incroyable arrogance, d'une impunité continue (on est déjà aller piquer les richesses de ces pays sans gêne, pour la gloriole de nos états "souverains") et d'une intolérance impressionnante: notre histoire ne devrait-elle pas nous apprendre que c'est l'ouverture d'esprit qui nous identifie? Nous avons fait fi de ces marqueurs de croyance, nous avons compris que chacun pouvait défendre son libre-penser et son libre-arbitre, tant qu'il n'empiète pas sur notre liberté. Et ce ne sont pas les immigrés qui vont voler nos libertés. Celles-ci sont déjà entre les mains des lobbys qui nous asservissent (banques, pharmacie, agro-alimentaire), et spolient nos richesses. On les excuse sûrement parce qu'eux, ont un papier "valable" dans l'espace Schengen...

La seule voie possible est l'aide à la reconstruction de leur pays, afin que l'envie et la confiance en l'avenir soit plus forte que cette illusion de vivre mieux sous d'autres latitudes. Seulement il faut que les gouvernements occidentaux arrêtent de soutenir des gouvernements corrompus (exemple: Michèle Alliot-Marie et Ben Ali, Sarkozy et la Lybie (tant qu'il y a du pétrole et de la thune à se faire, pas de problème pour Khadafi) et agissent véritablement pour le bien-être du peuple.

Seulement il faudrait déjà qu'ils le fassent pour leur propre peuple.

La terre ne nous appartient pas, c'est nous qui lui appartenons.

Écrit par : Oreste | 22 septembre 2011

Merci, chers commentateurs, pour votre participation.

Écrit par : Pierre Scherb | 22 septembre 2011

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