28 juin 2011

Goebbels le trouvait trop brutal (2)

 

Alfred Court a accepté les excuses de son dompteur Sam avec la promesse qu'une telle situation ne se répéterait plus. Le fait qu'il n'avait pas trouvé de remplaçant y avait-t-il joué un rôle ? Toujours est-il que, se disant « qui a bu boira » il a commençé à observer le travail avec les lions.

 

Le lendemain, Sam l'invita à le rejoindre dans la cage durant la répétition et Alfred Court accepta Même pas une semaine plus tard, le dompteur était encore ivre et fut donc congédié. Alfred Court acheta son costume et les lions. Il mit le costume et appela les lions qui semblaient croire être en face de Sam.

 

Les lions avaient l'air de ne pas remarquer la chair de poule d'Alfred Court et faire tout seul leur spectacle jusqu'au moment où Néron, le plus féroce des quatre lions, après un saut, aurait dû regagner sa place.

 

Court raconte : « Perplexe, je m'approchai du bord de la cage pour essuyer ma figure ruisselante de sueur et Johny, le garçon de Sam, eut l'esprit de me dire si vous voulez que Néron descende, je crois qu'il faut lui donner un léger coup de fouet sur, les fesses...

 

Je n'avais jamais remarqué, que Sam en usât ainsi, sauf à la fin du numéro. Que faire ? J'étais dans la danse, il fallait danser. Je repris donc ma position et, en même temps que je criais le commandement, j'essayai de donner à Néron un coup de fouet ... je le manquai. Deuxième essai, je le manquai encore ... Néron, là-haut, rugissait toujours. Je ne l'avais jamais entendu grogner aussi fort. Je finis par perdre mon sang-froid. et, m'approchant plus près, un peu trop près cette fois, lui décochai un violent coup de fouet. D'un seul bond, renversant la pyramide, Néron sauta et traversa la piste au galop je fis de même en sens opposé... Il ne s'occupa nullement de moi. Mais, rugissant à faire trembler les toiles, il alla s'asseoir sur son tabouret.

 

Ouf ! je ramassai la lourde pyramide, surveillant mon gaillard du coin de l'œil. Ses énormes pattes tremblaient. Comme un éclair une pensée me traversa l'esprit : dans ce métier, quelqu'un doit avoir peur, les lions ou le dompteur. Il vaut mieux que ce soient les lions ! J'avais trouvé la 'clef'. »

 

A suivre

 

 

Pierre Scherb

 

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