07 mai 2013

Genève a besoin d’une traversée de la Rade

C’est ainsi que débute le rapport de minorité du député UDC Patrick Lussi. C’est un cri du cœur faisant face à l’incompréhensible et coupable inactivité du Conseil d’Etat. Il attend soi-disant la grande traversée de la Rade. Elle ne figure cependant pas dans l’arrêté fédéral sur le réseau des routes nationales et a été renvoyée aux calendes grecques.

Voici l’intégralité du communiqué de l’UDC signé Patrick Lussi et Céline Amaudruz :

Traversée de la Rade: la volonté populaire balaiera les prétextes fallacieux du Conseil d’Etat sortant

La stratégie d’un Conseil d’Etat sur le départ pour assurer sa politique d’euthanasie routière, c’est de tout mettre en œuvre pour contourner notre démocratie directe en discréditant par d’obscurs prétextes fallacieux un texte ratifié par la signature de citoyens. Le député Patrick Lussi dépose son rapport de minorité ci-annexé relatif à l’initiative pour une traversée de la Rade.

Le renforcement de la mobilité professionnelle et privée et le fait de garantir les déplacements inter-rives ne conviennent pas au Conseil d’Etat. Egoïste, le Conseil d’Etat sur le départ, s’en tient à ses thèses que la population connaît trop bien: laisser pourrir la situation pour favoriser la paralysie routière. Déjà nombreuses, les embûches qui attendent l’automobiliste genevois ces prochaines années s’intensifieront notamment par la fermeture d’un axe inter-rives pour l’installation d’un tramway sur le Pont du Mont-Blanc et par la volonté de la très rouge Ville de Genève de fermer de nouvelles routes à la circulation.

Il ne faut pas compter sur le projet de grande traversée de la Rade du Conseil d’Etat qui pas assez concret n’a pas été inscrit dans l’arrêté fédéral sur le réseau des routes nationales. Rendez-vous dans 40 ans, peut-être… Pourtant, avec un projet d'agglomération 2030 prévoyant 70’000 emplois supplémentaires sur le canton de Genève et 200 000 habitants de plus dans la région, l’augmentation programmée de la circulation des personnes ne peut rester sans réponse. La réponse est apportée par l’initiative pour une traversée de la Rade qui impose un délai de réalisation de six ans. Opter pour la traversée urbaine de la Rade, c’est permettre l’absorption d’une grande partie du trafic professionnel et privé tout en influençant favorablement la vitesse commerciale des TPG.

11:50 Publié dans Genève, Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

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