07 avril 2014

Les savoirs traditionnels et les expressions culturelles traditionnelles n’appartiennent pas au domaine public

Cette position est défendue actuellement au sein de l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI) par les peuples autochtones réunis au sein du Caucus autochtone. Les vaillants défenseurs qui le composent, dont l’Organisation Non Gouvernementale (ONG) Health and Environment Program et sa présidente Madeleine Scherb, n’ont pas la tâche facile.

Ils sont, il est vrai, soutenus par quelques Etats qui peinent cependant à s’imposer face à des poids lourds comme les Etats-Unis ou encore l’Union Européenne. Pour ces derniers comme pour la majorité des pays développés, les savoirs traditionnels et les expressions culturelles traditionnelles font partie du domaine public. Par voie de conséquence, ils sont utilisables librement sans aucun dédommagement ou partage des bénéfices.

18:18 Publié dans Droit de la propriété intellectuelle, Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | | | |

Commentaires

Il est vrai que lorsque l'on a pu protéger ses propres traditions, non pas juridiquement mais par un marquage des esprits avec des "made in", "exception culturelle", etc., il est beaucoup plus aisé de pratiquer l'ouverture. Bien évidemment, on ne risque plus rien les us et coutumes étant finalement sauvegardés par le processus de transmission établi.
Il n'en est pas de même pour les peuples qui fort souvent ont vécu la spoliation de leur identité, en certaines périodes de l'histoire de notre belle humanité.
Il est juste normal pour ces peuples qui n'ont pas été en mesure de transmettre la valeur de leurs traditions, de considérer différemment la question.
Il est juste normal qu’ils souhaitent aujourd'hui protéger leurs savoirs et leurs expressions culturelles, pour ne plus en être dépossédés.
Il est juste normal que les générations futures de ces peuples puissent marcher dans le monde conscients de la valeur des savoirs portés par les leurs et vivre en harmonie grâce à cette force conférée par le fait de savoir d'où l'on vient.
Mais, au-delà de cela, une autre réflexion peut être menée : à qui profite l'inscription des savoirs traditionnels dans le domaine public ? Certains ne s'approprient-ils pas ses savoirs à des fins marchandes, à l'exemple des plantes médicinales ?
L'histoire ne peut pas toujours se renouveler à l'identique !

Écrit par : Thérèse BASSE | 07 avril 2014

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