30 décembre 2015

Un concert exceptionnel

L'orchestre symphonique de la Pannonie, une région essentiellement située en Hongrie, le Pannon Philharmonic Orchestra, accompagné du Hungarian Festival Chorus, s'est produit dimanche dernier au Victoria Hall. Les deux morceaux choisis n'avaient pas de rapport particulier avec Noël. Par leur puissance d'exécution, ils harmonisaient cependant parfaitement avec le sens profond de Noël, c'est-à-dire le début d'une nouvelle ère.

Dès le premier instant, le ton était donné. Carmina Burana de Carl Orff nous tenait tout de suite en haleine: O Fortuna! Durant une heure, le rythme était heureusement un peu plus calme, sinon la tension aurait été insupportable. Mais à la fin, le même morceau revenait: la fortune est l'impératrice du monde! Et puis nous étions sauvés par l'entracte.

Après quelques paroles échangées avec les musiciens, nous étions fin prêt pour le deuxième morceau de choix: la 9ème symphonie de Ludwig van Beethoven. La musique nous transportait encore jusqu'au final: l'Hymne à la joie chanté en allemand. Comment ne pas penser aux divisions observées durant cette année, au niveau mondial tout aussi bien qu'à Genève.

Joie, belle étincelle divine,
Fille de l'assemblée des dieux,
Nous pénétrons, ivres de feu,
Céleste, ton royaume !
Tes magies renouent
Ce que les coutumes avec rigueur divisent;
Tous les humains deviennent frères,
Là où ta douce aile s'étend.

Que les magies de la joie agissent encore!


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27 décembre 2015

Joyeux Noël

Hélène Richard-Favre nous rappelle que nous parlons maintenant beaucoup de « culture » sans jamais avoir défini ce mot. Or, il s’agit bien d’un terme qui a de multiples significations, permettant à chacun de l’utiliser selon ses propres conceptions de la vie en général et en société. Une expression de la culture comprise comme « ce qui est commun à un groupe d’individus » (Wikipedia) est la fête de Noël.

Dans la société moderne existent parallèlement une multitude de groupe d’individus. Pour revenir à notre exemple, plusieurs de mes lecteurs ne fêtent pas Noël, soit parce qu’ils sont Juifs, Musulmans, Témoins de Jéhovah, etc. Qu’ils exercent donc une vertu indispensable au Vivre ensemble, le respect. Comme nous le faisons lorsqu’ils fêtent leurs traditions à eux.

Joyeux Noël - Frohe Weihnachten - Buon Natale - Merry Christmas -Feliz Natal

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23 décembre 2015

Christian Cudré-Mauroux choque la moitié de la République

Le chef des opérations de la police genevoise prend le risque et se lance : « je dirai que les actes commis sont des déprédations qui relèvent d’une sanction contraventionnelle, subsidiairement d’une peine pécuniaire. Il n’y a pas eu d’attaques contre des personnes. » Il parle évidemment de la manifestation de samedi dernier qui a causé des dégâts estimables à peut-être plusieurs millions de francs.

Je fais partie de l’autre moitié qui n’est pas choquée, car j’en ai vu d’autres au point que plus rien ne m’étonne. Essayons néanmoins de comprendre le raisonnement de ce haut fonctionnaire. Il allègue que les déprédations causées par les manifestations et acceptées par les manifestants ne pourraient pas être sanctionnées plus que par des amendes. Il ignore ainsi l’existence de l’art. 260 Code pénal. Cette disposition prévoit de punir la participation à une émeute, c’est-à-dire la participation à un attroupement formé en public et au cours duquel des violences ont été commises collectivement contre des personnes ou des propriétés. Ces faits sont punis d’une peine privative de liberté de trois ans au plus ou d’une peine pécuniaire. Vu la gravité des faits, il est incontestable que la manifestation de samedi était bien une émeute. Tous les participants sont donc condamnables.

Selon l’appréciation des organisateurs, ils voulaient tous les dégâts. Le site renverse.ch rapporte ainsi :
« La mise à sac du centre-ville de Genève constitue un véritable affront pour les élites politiques et sociales... aucun politicien n’oserait aujourd’hui dire comme le bureaucrate écologiste David Hiler en 1998, qu’il préfère “un million de dégâts à Genève que le FN à 15%”... Il est ainsi inexact de dire que la manifestation du 19 décembre a “dégénéré”, les personnes qui ont participé aux affrontements savaient très bien ce qu’ils faisaient et contre quoi ils se battent. »

Est-ce grave que la police ne sait pas comment qualifier pénalement ce qui s’est déroulé samedi dernier à Genève ? Poser la question, c’est y répondre.

Photo du tag «MORT AUX FLICS» et lien vers l'interview de Christian Cudré-Mauroux

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22 décembre 2015

Budget 2016 : un cadeau de Noël avant terme pour « la culture »

Le Conseil municipal a récemment voté son budget 2016. A l’approche de Noël, ses membres avaient déjà l’air tout attendri. C’est notamment avec la culture qu’ils voulaient se montrer le plus généreux pour ne pas dire dispendieux. D’un total de dépenses de Frs 1’187’602’000.- (plus d’un milliard), le Conseil municipal a ainsi consacré un tiers à la culture et loisirs, soit Fr 370’623’000.- (370 millions).

Mine de rien, il s’agit donc de la plus grande dépense de notre ville. Selon la pyramide des besoins de Maslow, la culture occupe la plus haute place (besoin d’accomplissement de soi). Elle est basée sur les besoins physiologiques, les besoins de sécurité, les besoins d’appartenance et d’amour, les besoins d’estime (confiance et respect de soi, reconnaissance et appréciation des autres).

Etant à la pointe de la pyramide, la culture n’occupe donc qu’un espace minime de nos besoins, 5% approximativement. Il fallait donc oser de consacrer un tiers des moyens à sa disposition. Les Conseillers municipaux s’excusent en alléguant que le Conseil administratif avait même voulu dépenser plus et que les dernières années déjà, le montant alloué avait été surdimensionné.

Au moins la reconnaissance des bénéficiaires de cette manne leur est sûrement assurée. Le contribuable le verrait-il de la même façon ? Rien n’est moins sûr.

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21 décembre 2015

Les apprentis sorciers de Genève*

Enfin, il s’est donc absenté, le vieux maître sorcier ! Et maintenant c’est à moi aussi de commander à ses Esprits ; j’ai observé ses paroles et ses œuvres, j’ai retenu sa formule, et, avec de la force d’esprit, moi aussi je ferai des miracles.
Que pour l’œuvre l’eau bouillonne et ruisselle, et s’épanche en bain à large seau !
Et maintenant, approche, viens, viens, balai ! prends-moi ces mauvaises guenilles ; tu as été domestique assez longtemps ; aujourd’hui songe à remplir ma volonté ! Debout sur deux jambes, une tête en haut, cours vite, et te dépêche de m’aller chercher de l’eau !
Que pour l’œuvre l’eau bouillonne et ruisselle, et s’épanche en bain à large seau !
Bravo ! il descend au rivage : en vérité, il est déjà au fleuve, et, plus prompt que l’éclair, le voilà ici de retour avec un flot rapide. Déjà, une seconde fois ! comme chaque cuve s’enfle ! comme chaque vase s’emplit jusqu’au bord !
Arrête, arrête ! car nous avons assez de tes services. — Ah ! je m’en aperçois ! — Malheur ! Malheur ! j’ai oublié le mot !
Ah ! la parole qui le rendra enfin ce qu’il était tout à l’heure ? Il court et se démène ! Fusses-tu donc le vieux balai ! Toujours de nouveaux seaux qu’il apporte ! Ah ! et cent fleuves se précipitent sur moi.
Non ! je ne puis le souffrir plus longtemps ; il faut que je l’empoigne ! C’est trop de malice ! Ah ! mon angoisse augmente ! Quelle mine ! quel regard !
Engeance de l’enfer ! faut-il que la maison entière soit engloutie ? Je vois sur chaque seuil courir déja des torrents d’eau. Un damné balai qui ne veut rien entendre ! Bûche que tu étais, tiens-toi donc tranquille !
Si tu n’en finis pas, prends garde que je ne t’empoigne, et ne fende ton vieux bois au tranchant de la hache !
Oui-dà ! le voilà qui se traîne encore par ici ! Attends, que je t’attrape ! Un moment, Kobold, et tu seras par terre. Le tranchant poli de la hache l’atteint. Il craque ! bravo, vraiment fort bien touché ! Voyez, il est deux ! et maintenant j’espère et je respire !
Malheur ! Malheur ! deux morceaux s’agitent maintenant, et s’empressent comme des valets debout pour le service ! à mon aide, puissances supérieures !
Comme ils courent ! De plus en plus l’eau gagne la salle et les degrés, quelle effroyable inondation ! Seigneur et Maître ! entends ma voix ! — Ah ! voici venir le maître ! Maître, le péril est grand ; les Esprits que j’ai évoqués, je ne peux plus m’en débarrasser.
« Dans le coin, balai ! balai ! que cela finisse, car le vieux maître ne vous anime que pour vous faire servir à ses desseins. »

Et quel vieux maître aidera la gauche de Genève à se débarrasser des esprits qu’elle a appelés ?

* L’Apprenti sorcier, poème de Johann Wolfgang von Goethe, traduction de Henri Blaze

Photo: les vandales à Genève

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18 décembre 2015

Toujours dans l’illégalité, l’Usine conserve ses subventions

L’UDC-Ville de Genève prend acte de la décision de François Longchamp de transformer en résolution le PRD-111 «Mettons fin à l’irresponsabilité juridique de l’Usine», qu’elle a co-signé, décidant de suspendre les subventions 2016 de l’Usine jusqu’à ce qu’elle se mette en conformité avec la loi et que la Ville de Genève prenne en charge les dégâts non couverts engendrés par la manifestation de l’Usine et ce, par des économies équivalentes dans les diverses subventions attribuées à cette association.

Cet acte n’aura donc pas de portée obligatoire, certes, mais il n’en demeure pas moins une déclaration de volonté claire et forte de la majorité du Conseil municipal. Cette volonté est d’ailleurs renforcée par l’acceptation à la majorité également de la résolution R-190 de l’UDC «Pour que la Ville exige le respect de la loi».

Le but de cette résolution était de dénoncer l’attitude de la Ville qui a pour fâcheuse habitude d’entrer en conflit avec le canton sur des questions qui ne relèvent pas de ses compétences.

En effet, après l’affaire de l’occupation illégale du Grütli où la Ville s’est positionnée contre l’Etat, celle-ci a remis une couche en soutenant le parti de l’Usine dans son refus de se plier aux exigences du Service du commerce. Le département de M. Sami Kanaan a ainsi déclaré, le 27 octobre 2015, dans la presse, qu’il était exclu de «saucissonner ce lieu qui fonctionne comme une structure unique, un modèle d’autogestion dont nous n’avons pas connaissance ailleurs en Europe», tout en menaçant : «Il faut que celle-ci puisse continuer à exister. Genève a besoin de ce lieu.»

Or, il est piquant de relever que dans la presse d’hier, M. Sami Kanaan a soudainement retourné sa veste en déclarant : «la Ville n’a pas à se substituer au Canton, qui gère les autorisations, et aux tribunaux, en ce qui concerne les dégâts.»

En l’état, il n’en demeure pas moins que le budget 2016 a été voté avec des coupes linéaires et que le Conseil municipal majoritairement à droite garde bien évidemment la main sur le budget 2016 et les budgets futurs.

Communiqué de presse UDC du 17 décembre 2015.

Informations :
Eric Bertinat, conseiller municipal
Pierre Scherb, conseiller municipal

Photo d'illustration

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17 décembre 2015

La fête nationale du Qatar

Le Qatar fête sa fête nationale au moment de l’anniversaire de l’accession au pouvoir de premier chef d’Etat du cheikh Jassem ben Mohamed Al Thani . Il était le créateur de l’Etat du Qatar, avant son renversement par son fils, lorsqu’il passait ses vacances en Suisse.

L’ambassadeur du Qatar en Suisse, SEM Faisal Abdullah Al-Henzab, a tenu à ce que la Ville de Genève participe à cet événement. J’ai donc répondu avec plaisir à sa sympathique invitation à l’Hôtel Président, d’autant plus que le mondial du foot sera organisé au Qatar, en 2022. Par ailleurs, nous n’avons pas seulement pu écouter de la musique du Qatar et regarder de merveilleuses photos de paysages, mais notre compatriote Sepp Blatter a aussi été brièvement visible à l’écran. Et je ne vous parle même pas des délices gustatives du pays...

A mentionner encore que le Qatar est le premier pays arabe qui a donné le droit de vote et d’éligibilité aux femmes. Il est bien entendu musulman, raison pour laquelle nous n’avons pas bu du vin et que j’ai reçu un misbaha comme cadeau d’adieu, le correspondant du chapelet catholique.

Photo de la cérémonie d'accueil des invités organisée par l'ambassadeur du Qatar.

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15 décembre 2015

Budget 2015 : après nous, le déluge

La Ville de Genève a eu, fin 2014, des dettes à court, moyen et long termes à hauteur de Frs 1’500’000’000.-. C'est donc un doux euphémisme de dire qu’elle est lourdement endettée. Qu’à cela ne tienne, la gauche ne veut pas entendre parler de remboursement. Elle préfère se plaindre du diktat des banques en ignorant royalement la recette qu’Adrien Genecand leur a rappelée : Le meilleur moyen de ne pas subir le diktat des banques est de ne pas avoir de dettes.

Pour l’UDC, il est clair que nous ne pouvons pas continuer en nous endettant toujours plus. C’est pourtant cela que le Conseil administratif de gauche a, une fois de plus, proposé au Conseil municipal. Il fait ainsi fi de l’invitation des groupes PLR, PDC, MCG et UDC du 29 mai 2015 et qui annonce la volonté de la majorité du Conseil municipal de maîtriser et limiter la dette. La Conseillère administrative Sandrine Salerno n’a pas seulement ignoré cette invitation lors de la présentation de son projet de budget au mois d’octobre, mais après la non-entrée en matière, elle a encore refusé de le remanier et a présenté le même projet deux mois plus tard, mis à part des amendements mineurs que le Conseil municipal avait voté entre-temps et des recettes supplémentaires miraculeusement trouvées.

Madame Salerno n’a ainsi pas laissé au Conseil municipal d’autre choix que de procéder à des coupes linéaires. Contrairement aux allégations et cris d’orfraie de la gauche, ces coupes linéaires peuvent être réalisées sans problème, tant il est vrai que les subventions concernées ont été fortement augmentées ces dernières années. En vérité, elle ne correspondent que rarement à de vrais besoins et ne font que contribuer à l’appauvrissement général.

L’UDC et avec elle la majorité raisonable du Conseil municipal se dressent contre cette irresponsabilité de la gauche égoïste dont la devise est : Après nous, le déluge !

Photo d'illustration et lien vers les comptes 2014 de la Ville de Genève.

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14 décembre 2015

Les Genevois sont sauvés par le Maître des batailles

Nous sommes le 12 décembre 1602 à deux heures du matin lorsque les Genevois sont brutalement réveillés de leur sommeil. Une infâme attaque est en cours. Le duc de Savoie Charles-Emmanuel lance ses troupes à l’assaut de notre paisible ville. Mais - miracle - la sinistre attaque est découverte. Deux sentinelles découvrent les Savoyards qui sont déjà à l’intérieur de la Ville, après avoir franchi les murailles en l’escaladant. Les deux paient cette découverte de leur vie, mais l’un d’eux réussit à tirer un coup de feu, alertant les Genevois. Le tocsin commence à sonner à 2h30. Les citoyens, hommes et femmes réunis, se réveillent et se lancent à combattre l’ennemi. Isac Mercier, un Lorrain habitant la Ville, peut couper la corde de la herse et barrer l’entrée de la Ville au gros des troupes encore à l’extérieur, enfermant en même temps ceux qui l’avaient déjà pénétrés.

Les Genevois, convaincus que Dieu les avait sauvé, ont composé leur « hymne national », le Cé qu’è lainô. Aujourd’hui, ils le chantent toujours avec la même conviction, étant convaincus qu’ils seront encore sauvés du danger terroriste. Par ailleurs, le quotidien « Le Temps » reporte qu’un coup de chance avait permis l’arrestation de deux terroristes présumés. Vous avez dit « coup de chance » ?

Photo du cortège de l'Escalade 2015 et lien vers l'article du Temps.

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13 décembre 2015

Le Front national gagne - la Suisse en profite

Le Front national est le parti de la haine, les médias nous le disent et nous le répètent. Je leur donne entièrement raison, avec cette petite différence que la haine est surtout située du côté de ses détracteurs. Ils ne veulent pas admettre que les Français aient envie de rester Français, plutôt que de se fondre dans une masse insignifiante, soi-disant multiculturelle et qui engendre les pires horreurs.

La Suisse aussi a une culture. La dénigrer a été érigé en vertu nationale par nos élites bien-pensantes. La devise de l’exposition universelle à Séville n’était-elle pas : La Suisse n’existe pas ? Or, cette devise était devenue leur leitmotiv. Sauf que la Suisse existait bel et bien et que le peuple n’avait aucune envie de disparaître de cette façon. La résistance s’était surtout manifestée autour d’un seul parti, l’Union démocratique du centre. Il ne voulait pas se fondre dans une Europe dirigée par une équipe de fonctionnaires dépourvus de tout contact avec la population et la réalité.

Les gouvernements européens n’en avaient cure. La Suisse devait se plier à leur volonté en abandonnant de plus en plus de prérogatives nationales. Seulement voilà que la situation a changé. L’arrivée d’un parti qui défend l’unité nationale et qui soit contre l’abandon des frontières en France et l’accueil de toujours plus de migrants renforce en même temps la position de la Suisse, au moins celle de ceux qui croient encore en son autodétermination.

Un Suisse peut donc se réjouir de l’arrivée du Front national en France, sans partager ses idées et sans faire d’amalgames.

Photo d'illustration et lien vers «La Suisse n'existe pas».

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