29 janvier 2016

Conseil municipal: mon intervention du 25 janvier 2016

Le Conseil municipal s'est penché hier soir sur la pétition P-331 A. Elle avait été acceptée en commission, malgré mon opposition. Il était donc important de bien expliquer aux Conseillers municipaux les enjeux de cette pétition et les raisons pour lesquelles il fallait la refuser. Voici donc mon argumentation qui a apparemment eu du succès, puisque le renvoi de la pétition au Conseil administratif a été refusé:

Cette pétition a été signée par 763 personnes en 2013 et déposée au mois de novembre 2014. Elle part d’un constat de dysfonctionnement au sein du Théâtre de Saint-Gervais. En deux ans et sur une quinzaine de collaborateurs, il y avait eu 6 démissions, 8 avertissements et 2 licenciements. Les pétitionnaires indiquent avoir agi par solidarité pour soutenir le personnel. Ils affirment de notoriété publique que le directeur de ce théâtre était de mauvaise foi, qu’il manipulait les gens, les flattait, puis les poignardait.


Le Conseil de fondation avait par ailleurs demandé et reçu un audit qui n’avait pas été communiqué aux pétitionnaires.

Après une première audition des pétitionnaires par la commission des pétitions, ils avaient encore été entendus par la commission des arts et de la culture, au mois d’avril 2015. Ils avaient alors relevé que la situation s’était calmée et qu’aucun employé ne voulait venir témoigner devant la commission.

La directrice du conseil de fondation n’avait, de manière surprenante, jamais été contactée par les pétitionnaires. Pour elle, la pétition avait été rédigée par des personnes étrangères au théâtre et qui ne connaissaient pas son fonctionnement. Leur allégation que les membres du conseil de fondation brillaient souvent par leur absence était fausse. Le magistrat Sami Kanaan avait aussi réuni à trois reprises le conseil de fondation, le personnel, la direction et les représentants du syndicat pour discuter et trouver des solutions. Personne ne s’était adressée aux prud’hommes. Une procédure de conciliation auprès de la Chambre des relations collectives de travail n’avait pas abouti. La Commission tripartite composée de deux représentants du personnel, deux représentants du conseil de fondation et de la direction ne s’était plus réunie depuis 2013. L’audit n’avait pas été communiqué suite à une mauvaise expérience de la directrice au Grand Théâtre, puisque l’audit dudit Grand Théâtre s’était alors retrouvé publié sur internet. Le Conseil de fondation et la direction avait cependant décidé de mettre en pratique les recommandations de l’audit. L’administrateur avait choisi de quitter le théâtre.

Le magistrat Sami Kanaan, quant à lui, a pu remonter l’origine des difficultés jusqu’au jour où le théâtre avait occupé toute l’institution. Ensuite, il y a eu des difficultés à trouver des médiateurs, car deux avaient été récusés par le personnel. La personne proposée par le personnel avait fait l’audit. Par la suite, le magistrat était intervenu plus activement dans ce dossier. Il semble que le personnel craignait la fermeture du théâtre après le départ prévu pour 2016 de son directeur. La conclusion d’une convention de subventionnement a permis de parer à cette crainte, ainsi que l’élaboration d’un document pour définir les missions à long terme du Théâtre de Saint-Gervais. Il était aussi prévu de mettre à jour le règlement de la commission du personnel et les statuts dudit personnel qui étaient obsolètes.

Lire la suite de mon intervention.

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27 janvier 2016

La Ville expose sa maquette

Du 20 janvier au 28 mai 2016, la Ville de Genève dévoilera sa maquette dans son entier, soit tous les quartiers en 145 modules, ce qui équivaut à un terrain d’environ 16km².

Le vernissage de cette troisième phase de l’exposition de la maquette de la Ville de Genève a eu lieu ce lundi 18 janvier 2016. La maquette n’est pas seulement un modèle fidèle de la Ville de Genève d’aujourd’hui, mais elle a déjà intégré le site des Vernets comme il se présentera après la réalisation du projet de 1’500 logements en remplacement de la caserne.

(Voir les photos).

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25 janvier 2016

Le Musée d’art et d’histoire peut être sauvé: non au projet Gandur & Nouvel

A quelques semaines d’un scrutin populaire important pour Genève et la Confédération, voici le dernier communiqué de presse de l’Union démocratique du centre, engagée à sauver le Musée d’art et d’histoire:


MAH : Le dernier coup de bluff de MM. Kanaan et Gandur?


En avril 2015, l’UDC-Ville de Genève a demandé par courrier à M. Sami Kanaan, en vain, des précisions sur plusieurs problèmes liés à la convention signée entre la Ville de Genève et la Fondation Gandur (FGA), à savoir :
- une donation qui aurait dû être approuvée par le Conseil municipal, car assortie de charges et conditions excessives et inégales avec un impact sur les finances communales, et une condition sine qua non : la réalisation du projet Nouvel ;
- une intrusion de la FGA dans la politique culturelle et la planification des expositions du MAH ;
- des frais d’exploitation, de conservation et d’assurances intégralement à la charge de la Ville de Genève ;
- une hausse considérable des coûts.


Force est de constater que dans la mouture du 12 janvier 2016, aucun des problèmes de fond soulevés par l’UDC ne sont résolus et les précisions apportées procèdent d’un simple «toilettage».


Ainsi, par exemple, «les revenus provenant des expositions seront acquis à la FGA en fonction de la répartition des coûts financiers nécessaires à la réalisation des expositions concernées» (art. 4.3) devient «les revenus provenant des expositions seront répartis au pro rata de l’apport de chacune des institutions».


Ou encore, «le MAH mettra à disposition de la FGA ses collaborateurs pour la mise en place des objets et la surveillance dans les salles où se déroulera l’exposition. Cette prestation gratuite sera chiffrée et devra être enregistrée par la FGA à ce titre» (art. 4.4) devient «le MAH mettra à disposition de la FGA ses collaborateurs-trices pour la mise en place des objets et la surveillance dans les salles où se déroulera l’exposition. Cette prestation qui ne fera pas l’objet d’un paiement sera néanmoins chiffrée et enregistrée comme apport financier pour le calcul de la répartition des revenus».


Pour l’assurance «Tous risques expositions», on reste bien sûr dans le même esprit. Ainsi, bien que M. Sami Kanaan ait annoncé que la FGA prendrait seule à sa charge toute extension de couverture, l’art.7.5 de la Convention modifiée est absolument identique à l’art. 8.6 de la Convention initiale : «(…). La FGA s’engage à transmettre toute extension de la couverture qu’elle pourrait contracter!»


Il reste toujours «entendu que la FGA ne participera pas aux frais de fonctionnement du MAH et réciproquement» (art. 5.6). Les charges d’exploitation restent donc en mains de la Ville de Genève qui n’est toujours pas parvenue à les chiffrer et nous sommes rassurés d’apprendre que nous ne devrons pas prendre en charge les frais de fonctionnement de la FGA !


En outre, le Conseil administratif ne met toujours pas en avant - et c’est pourtant fondamental - le fait que, malgré l’évolution importante des coûts (80 mios frs à 140 mios frs), la FGA maintient sa participation conditionnelle et maximale de 40 mios frs pour l’extension seule alors que la Convention révisée fait état d’un coût de 53 mios frs pour la création même de l’ « Espace FGA ».


C’est bien sûr sans compter sur le résultat de la votation du 28 février prochain qui rendra nulles à la fois le projet et cette nouvelle et insatisfaisante convention si le peuple refuse le crédit de 132 mios frs pour la réalisation du projet Nouvel, véritable folie des grandeurs de la Ville de Genève.


Pour information :
Eric Bertinat, chef de groupe et conseiller municipal (076 / 391 25 03)

Voir aussi www.blog.pierrescherb.ch

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23 janvier 2016

MAH: non à un projet ruineux de 140 millions

Le projet de rénovation et reconstruction imposé par Monsieur Jean-Claude Gandur prévoyait en 2007 des coûts à hauteur de 80 millions, dont un quart, soit 20 millions auraient dû être pris en charge par celui qui voulait être mécène avant de se contenter de devenir un partenaire du Musée d’art et d’histoire. Les surfaces d’exposition auraient alors dû passer à 11’200 m². Sept ans plus tard, les surfaces d’exposition ont été rabotées à 10’700 m², tandis que les coûts ont pris l’ascenseur pour se situer à 140 millions.


A remarquer que cette vertigineuse ascension n’a pas poussé le partenaire du MAH Jean-Claude Gandur à revoir sa participation qui reste figée à la même hauteur, soit 20 millions au lieu des 40 millions souvent faussement avancés. A constater encore que Jean-Claude Gandur ne pense visiblement pas aux intérêts de la collectivité, mais seulement à ses propres intérêts. Au moment du vote sur le projet MAH, le Conseiller administratif Sami Kanaan avait annoncé une modification de la convention Gandur pour enlever quelques points des plus dérangeants équivalents quasiment à une mise à disposition du MAH au seul vouloir de Monsieur Gandur et de sa fondation. Le lendemain du vote, ce dernier avait pourtant exclu publiquement toute renégociation de la convention. Il a donc préféré qu’un référendum soit lancé sans tenir compte des dépenses ainsi engendrées.


Pour plus de détails, je vous invite à visiter mon nouveau blog.

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20 janvier 2016

Le Conseil municipal met un terme aux agitations de la gauche

Au lieu de s’interroger publiquement sur leur responsabilité, en ayant brandi la menace de manifestations et de suites du vote sur le budget dans la rue et en ayant ainsi indirectement favorisé les dégâts du saccage de la ville dans la nuit du 19 au 20 décembre 2015, la grande majorité de la gauche ne s’est pas gênée d’attaquer le Président du Conseil municipal dans une résolution avec demande d'urgence déposée hier. Ayant lui-même subi des dégâts importants, il s’était emporté en tant que victime des casseurs et en dehors de tout contexte politique.


La même gauche s’étant par ailleurs déjà adressée, sans succès, au Président du Conseil d’Etat avait de la peine à digérer sa défaite. Loin de condamner l’attitude de Carlos Medeiros, François Longchamp avait tout de même profité de cet incident pour déplorer que «la forme du débat politique ne reflète pas le respect et la considération qui s'imposent dans les relations entre les uns et les autres, voire tombe dans la vulgarité», en ajoutant que «de tels échanges portent préjudice à la réputation de nos institutions et de l'ensemble des élus qui en sont respectueux.» Plusieurs conseillers municipaux de la gauche, mais aussi du MCG, peuvent donc se sentir concernés.

La majorité responsable a donné à la demande d’urgence la suite qu’elle méritait, en la refusant nettement. A noter que deux membres d’Ensemble à gauche se sont démarqués de l’attitude égoïste de leurs camarades. L’un deux, Pierre Gauthier, avait d’ailleurs déjà expliqué sa position sur son blog. Dommage que les concernés n’aient pas suivi ses sages conseils!


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17 janvier 2016

Goebbels le trouvait trop brutal

Le quotidien Le Temps nous a appris que Die Weltwoche s'était intéressé à Hermann Göring à cause d'une biographie que son rédacteur en chef avait lu récemment. J'avais moi-même mentionné Joseph Goebbels dans une note de ce blog écrit en 2011 et que je reproduis à présent:

Pour rédiger un texte, il est toujours bon de savoir ce que les autres écrivent et comment ils le font. Je tombe ainsi sur les mémoires d'Alfred Court intitulées « La cage aux fauves ».

Il y décrit comment il était devenu dompteur, à 35 ans. Il était alors directeur de cirque lorsque, durant l'entracte, on était venu lui souffler à l'oreille que Sam, le dompteur, était ivre mort. Il a découvert peu après des morceaux de viande : le repas que les lions avaient l'habitude de recevoir après le spectacle. Il a immédiatement pris la décision de la leur donner sous le chapiteau.

Les lions entrèrent dans la cage, circonspects. Découvrant la viande, ils se jetèrent dessus et se livrèrent à une bataille forcenée, rugissant, lâchant et reprenant à tour de rôle une pièce de viande, les poils de leur crinière noire volant en l'air par paquets !

Court poursuit : « L'un d'eux, la viande dans la gueule, fit un bond fantastique, presque jusqu'au haut de la cage. Il y eut un cri dans la salle, un commencement de panique, mais qui fut de courte durée. L'autre lion, suivant de près son antagoniste, lui sauta dessus, lui mordit la queue à pleines dents et tous deux retombèrent lourdement dans l'arène. La cage centrale chancela et je crus qu'elle allait se plier en portefeuille ; enfin, après cinq minutes de lutte farouche, chacun, ayant finalement sa part, la dévora à belles dents. Le repas fini, la bagarre recommença pour la possession des os et ce n'est qu'un quart d'heure plus tard, par des coups de revolver tirés à blanc, que nous pûmes faire réintégrer aux lions leurs sabots où ils arrivèrent la gueule ensanglantée, les flancs lacérés par les griffes.

Jamais je n'avais vu une échauffourée pareille, le publie non plus. Personne ne parut regretter que les lions n'eussent pas travaillé. Ce spectacle excitant avait produit, devant ce public à demi sauvage (il est au Mexique, en 1917), une réelle sensation. »

A suivre

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10 janvier 2016

La justice et le droit sont à la base du monde

Dans une démocratie, les lois sont faites par le peuple et ses élus. Elles sont censées être justes. Dans les sociétés primitives, par contre, les lois étaient données directement de Dieu. Le psaume 89 parle ainsi de l’alliance du roi David avec Dieu.


La partie de ce psaume consacrée à Dieu met ainsi ses qualités en avant:


Dieu est terrible dans la grande assemblée des saints,
Il est redoutable pour tous ceux qui l’entourent.
Eternel, Dieu de l'univers, qui est puissant comme toi?
Eternel, ta fidélité t'environne.
C'est toi qui maîtrises l'orgueil de la mer; quand ses vagues se soulèvent, c'est toi qui les calmes.
Tu as écrasé l'Egypte, tu l'as transpercée, tu as dispersé tes ennemis par la puissance de ton bras.
C'est à toi qu'appartient le ciel, à toi aussi la terre; c'est toi qui as fondé le monde et ce qu'il contient.
Tu as créé le nord et le sud; le Thabor et l'Hermon acclament ton nom.
Ton bras est puissant, ta main forte, ta droite élevée.
La justice et le droit forment la base de ton trône, la bonté et la vérité sont devant toi.


Le psaume met ainsi d’abord la puissance de Dieu en avant, puis émet clairement que la base de son trône sont la justice et le droit.

La nouvelle Constitution de Genève que j’ai eu l’honneur d’élaborer avec les 79 autres Constituants fait encore allusion à cette idée que la justice et le droit viennent de Dieu lorsqu’elle énonce dans son préambule que le peuple de Genève adopte la constitution reconnaissant son héritage spirituel, afin de préserver la justice dans le respect du droit.

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09 janvier 2016

Changement de stratégie à la police genevoise?

La police de Genève a assisté à la manifestation sauvage du 19 décembre 2015 en tant que spectateur. La doctrine appliquée par ses cadres était le principe de non-intervention, afin d’éviter des dégâts plus graves. Ils ont ainsi pu les limiter à quelques millions de francs seulement. Merci encore pour cette sage décision et bravo à la police d’avoir eu le courage de la prendre.


Osons avouer que tout le monde n’était pas de cet avis et que quelques égarés ont critiqué cette attitude qui nous a néanmoins sauvé du pire (voir par exemple ici). Est-ce à cause de ces rares critiques que la police a changé sa stratégie, le 5 janvier 2015 à l’aéroport de Genève? Toujours est-il qu’elle est intervenue en force contre une manifestation non autorisée d’une trentaine de kurdes, comme on peut le voir sur le blog de Demir Sömnez. Est-ce peut-être aussi parce que la manifestation n’avait pas été annoncée publiquement depuis deux semaines et que la police, surprise, n’avait pas le temps d’en rapporter à ses cadres?

Espérons qu’il y ait au moins eu quelques discussions au sein de la police, afin de ne plus laisser le citoyen lambda sans protection, ce d’autant plus que le premier but de l’Etat est justement de le protéger, ainsi que ses biens, et non pas de l’amuser à longueur d’année avec des activités artistiques qui ne sont pas toujours appréciées par tout le monde et surtout pas par ceux qui paient leurs impôts à Genève. Les policiers français, quant à eux, ont compris qu’on ne peut pas lutter contre un hachoir et une ceinture d’explosifs à mains nues.

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06 janvier 2016

Avant de réduire raisonnablement les subventions, les Conseillers municipaux ont diminué leurs jetons de présence

Tout le monde a pris connaissance de l’obligation dans laquelle s’est trouvé le Conseil municipal de procéder à des coupes linéaires, suite au refus du Conseil administratif de proposer lui-même une réduction de la voilure surdimensionnée de la Ville de Genève. En effet, les dépenses ont été augmentées artificiellement depuis des années, malgré une dette qui explosait.

Ce qui est beaucoup moins connu, et que même des Conseillers municipaux ignorent encore (cf. par exemple Pascal Holenweg dans cette note), est que le Conseil municipal a auparavant procédé à une diminution de sa propre rémunération en forme de jetons de présence. Au début de chaque législature, les Conseillers municipaux sont appelés à voter la hauteur de leurs jetons de présence. Ceux-ci étaient par ailleurs non assujettis à l’impôt sur les revenus. Or, cette année, la situation a changé. Le Conseil d’Etat a décidé d’imposer les jetons de présence dans leur totalité, c’est-à-dire que chaque Conseiller municipal ne paie pas seulement l’impôt sur les sommes qu’il touche, mais également sur la partie reversée obligatoirement à son parti (entre 30% et 50%, voire plus). Cette nouvelle imposition aura donc comme conséquence une diminution de la rétribution des Conseillers municipaux qui, dans leur grande majorité, s’engagent bien plus en faveur de la Ville de Genève que les quelques heures passées en commissions et séances plénières.

Afin de compenser cette diminution, le Conseil municipal était donc appelé à voter une augmentation de ses jetons de présence. Le but de cette opération n’était ainsi pas de les faire gagner plus, mais de maintenir le niveau de l’année dernière. Or, la majorité des Conseillers municipaux a refusé cette augmentation. Elle a ainsi accepté une diminution de sa rétribution de 10% à 20% en moyenne.

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04 janvier 2016

Unforgettable - inoubliable

Il faudrait dorénavant ajouter deux noms supplémentaires reliés à ce mot. Michel Delpech et Natalie Cole sont morts en ce début d’année.

Nous nous souvenons de Michel Delpech pour ses tubes Wight is Wight, Pour un flirt, Que Marianne était jolie, Le chasseur, et plein d’autres. Un des interprètes les plus populaires de la chanson française, il se voyait lui-même comme un chanteur de variétés qui n’offrait pas d’œuvre.

Natalie Cole nous reste en mémoire pour la chanson chantée ensemble avec son père Nat King Cole, après son décès, Unforgettable. Elle s’était d’abord consacrée à la psychologie, avant de se tourner vers la chanson. Pensons aussi à Besame mucho qu’elle chantait avec Andrea Bocelli ou Oye come va de Tito Puente.

N’oublions finalement pas les victimes de l’attentat de Paris du 13 novembre 2015. Cette «sacrée bande de Parisiens» que le quotidien Le Monde a découvert en poursuivant son projet de les sortir de l’anonymat, afin que tout le monde puisse se rendre compte que les terroristes n’avaient pas tué de parfaits inconnues, mais des personnes respectables qui poursuivaient leur rêve à leur manière: «Des trentenaires souvent nés en province, issus de classes moyennes, venus à Paris pour y étudier ou travailler et, finalement, retenus dans cette ville par sa culture, son art de vivre, d’aimer et de se mélanger. Une ville-base. De la mondialisation, ils ont fait un atout, tout en restant ancrés dans un solide lien familial et un mode de vie français, attirés par ces cafés et ces quartiers qui intègrent la modernité sans perdre la tradition.

Une génération libre, joyeuse, grégaire, généreuse à sa manière, moins engagée politiquement que la précédente et en même temps connectée et soucieuse de l’autre. Marquée, déjà, par le terrorisme de janvier, tout près. Une génération Charlie, en quelque sorte, si bien représentée par le groupe de La Belle Equipe, fauché en pleine fête d’anniversaire : chacun ou presque, dans cette bande, venait d’un endroit différent, d’une culture différente. Tous différents et pourtant une sacrée bande de Parisiens, massacrée, un verre de champagne à la main.»

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