30 avril 2016

L'Etat de droit est en danger

Le constat que l'Etat de droit est en danger s'impose à Marie-Agnès Bertinat* lorsqu'elle observe le comportement de nos autorités face à des élèves musulmans qui ne veulent pas serrer la main de leur enseignante, face à des musulmans qui ne veulent pas voir des élèves faire du sport sous leurs yeux ou encore lorsqu'une fonctionnaire se voile à son travail avec la bénédiction du Conseil administratif de la Ville de Genève. L'UDC Ville de Genève est déjà plusieurs fois intervenu pour empêcher ces dérives, par exemple en déposant sa motion « Le porc, j'adore! »

Voici l'article de Marie-Agnès Bertinat:

Femmes et Islam: nos droits ne sont pas acquis

En 2011, nous fêtions les 40 ans du suffrage féminin en Suisse et les 30 ans de l’égalité constitutionnelle entre hommes et femmes. Ce droit est aujourd’hui menacé par les défenseurs du multiculturalisme, les mêmes qui nous assènent leur langage épicène.

Récemment, deux écoliers musulmans de Therwil (BS) ont refusé de serrer la main de leur enseignante, coutume jusque-là bien établie. Pour Pascal Gemperli, Président de l'Union vaudoise des associations musulmanes : "L’Etat de droit n’est pas en danger parce que deux enfants de Bâle campagne se sont montrés récalcitrants à l’endroit d’un de nos principes". "C’est de l’hystérie" (1), selon lui. C’est oublier que, bien plus alarmant, la direction de l’école a décidé de dispenser ces deux élèves de la corvée tandis que le Conseil central islamique suisse (CCIS) a cru bon devoir se pourfendre d’un avis "juridique", donné par un spécialiste de la "loi" islamique, qui conclut à une interdiction claire de la poignée de main entre les sexes.

Oui, l’Etat de droit est en danger. Tout d’abord, car les autorités ou leurs représentants se soumettent, partout en Suisse, aux exigences croissantes de la communauté musulmane. En Ville de Genève, une fonctionnaire municipale en contact avec le public a été autorisée à porter le voile et le porc n’est plus servi dans certains restaurants scolaires. A Carouge et au Lignon, le port du burkini est toléré et les jeunes filles de l’Ecole André-Chavanne, située à proximité d’une mosquée, suivront leurs cours d’endurance physique exclusivement à l’intérieur.

Ensuite, parce que l’on se demande de quel droit le CCIS émet des avis "juridiques" en vertu de la "loi" islamique. Il n’y a qu’un seul ordre juridique en Suisse et c’est celui voté par le peuple et les cantons suisses. En Grande-Bretagne où le nombre officiel de musulmans a doublé en 10 ans, Trevor Phillips, président de la Commission britannique pour l’égalité et les droits de l’Homme (EHCR) de 2003 à 2012, reconnaît aujourd’hui que le vrai problème n’est pas l’"islamophobie" - terme inventé pour faire taire ceux qui s’inquiétaient de l’immigration musulmane et de ses revendications – mais le fait que les musulmans britanniques constituent une "nation dans la nation" (2).

De plus, ce spécialiste fait remarquer "le profond mépris pour les filles et femmes blanches, caractéristique d’une partie des musulmans".

Enfin, relevons le terme bien choisi du président de l’UVAM qui qualifie la défense de nos valeurs et de notre Etat de droit d’"hystérique", terme dérivé du mot grec ὑστέρα, pouvant signifier les entrailles, la matrice ou l'utérus et donc intimement lié à la femme qui, en Islam, est "naturellement, moralement et religieusement déficiente" (3).

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(1) Le Temps, 11 avril 2016, Laure Lugon Zugravu
(2) Présent, 15 avril 2016
(3) Récit d'Abu Said al Khudri, Bukhari VI 301

* membre du Conseil d'administration de la Fondation d'art dramatique

A voir aussi: «Les musulmans vénèrent aujourd’hui leur secte plus qu’ils n’adorent Dieu»

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10 avril 2016

Fermeté contre l'obscurantisme

Les musulmans ne sont pas seulement les victimes de terroristes musulmans et d'une guerre de religion sunnites contre chiites, mais ils sont encore les victimes des médias qui choissisent un fils du fondateur des Frères musulmans ou des convertis pour parler au nom de l'islam et faire peur au commun des mortels. La présidente de l'UDC Genève et conseilère nationale Célilne Amaudruz se dresse avec raison contre ce diktat et la position de ces individus dont, je le répète, les musulmans sont les premières victimes:

Nicolas Blancho, la voix de ses maîtres

Le président du conseil central islamique suisse ou CCIS mérite largement le soutien dont il jouit de la part de l'obscurantisme islamique le plus crasse, wahhabite voire salafiste. Ses sponsors doivent être satisfaits, il fait du bon travail. L'homme est toujours sur la brèche pour expliquer l'incompréhensible, justifier les pires horreurs et prétendre parler au nom de l'islam alors que son organisation ne représente qu'un pourcent des Musulmans établis en Suisse.

Actuellement, ce regrettable personnage prend la défense des deux élèves de Therwil qui refusent de serrer la main de leur enseignante. Il faut admettre qu'il a la tâche facile, les autorités scolaires du lieu ayant déjà abdiqué devant ces revendications intolérables, précisant que pour éviter toute discrimination, ces exemples d'intégration ne serreront plus la main des enseignants masculins non plus !

Comme d'habitude, il appelle au pragmatisme, au respect des valeurs de l'Autre, en fait des siennes et précise que toute décision courageuse ferait le lit de l'islamophobie. Oui, exiger le respect de nos valeurs est islamophobe tandis que respecter les valeurs islamistes est pragmatique et garant du bon vivre ensemble. L'analyse ne convainc manifestement pas partout au sein de la communauté des Croyants comme ont pu le constater les auditeurs ayant profité du débat opposant le prosélyte à la raison incarnée par le député socialiste bernois Mohamed Hamdaoui.

Le mal est déjà fait néanmoins. L'autorité scolaire est entrée en matière sur l'impensable, à savoir placer la charia au-dessus des lois et règlements helvétiques. Le père du fâcheux tandem explique en effet que ses enfants ayant plus de quatorze ans, ils sont majeurs aux yeux de la loi coranique et donc libres d'agir comme ils l'entendent. Précisons que l'intéressé exerce en qualité d'imam à la mosquée du Roi Fayçal, défunt monarque d'Arabie saoudite, ce qui situe au niveau soutien financier et apport doctrinal.

Au lieu d'opposer un refus ferme et clair à ces revendications discriminatoires et communautaristes, le département de l’instruction de Bâle-Campagne prépare une expertise sur la question. Une expertise sur la question, d'où l'on déduit que la question se pose.

Non, la question ne se pose pas. Même si ce nouveau prophète souligne que la poignée de mains n'est pas une partie constitutionnelle de la Suisse, confondant en cela Constitution et manuel de savoir-vivre, on ne saurait céder le moindre pouce de terrain face à l'obscurantisme et à la discrimination. On ne peut que nourrir les plus vives inquiétudes quant à la lâcheté de nos autorités qui n'osent plus faire respecter le fait que l’homme et la femme sont égaux en droit, valeur constitutionnelle celle-ci figurant à l'article 8 alinéa 3 de notre Chartre fondamentale.

Que certains égarés souhaitent aborder le 21ème siècle à la lumière du 7ème leur appartient. Il nous revient par contre de refuser tout accommodement raisonnable, synonyme à chaque fois de capitulation face à une idéologie sortie tout droit des cavernes.

Toute tolérance devient à la longue un droit acquis disait Clémenceau. Veillons à ce que l'obscurantisme n'ait jamais droit de cité dans notre pays. En tant que femme, je veillerai à ce que jamais personne ne refuse de me serrer la main au prétexte que je suis une femme.

Aller plus loin.

22:23 Publié dans Croyances, Politique | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook | | | |

08 avril 2016

Conseil municipal du 5 avril 2016: ma question orale adressée à Sami Kanaan

J’ai reçu l’image du dernier décompte de la carte de crédit d’une personne qui m’écrit: «A ma grande surprise, ce qui m'arrive quasiment jamais, je fus débité d'un montant que je n'arrivais pas à identifier. En effet le 14 mars passé sous la description "Njuk*,Bidart,France" un montant de CHF 68.35 me fut débité. Ayant aucune idée de ce qu'une entreprise française venait faire sur mon décompte je décidai de faire opposition.

Quelques jours plus tard je réalisai de quoi il s'agissait et levai mon opposition. En effet, le Marathon de Genève est visiblement géré par une société française depuis deux ans. Ainsi tout les coureurs qui comme moi prennent part à cette compétition "genevoise" se voient débiter de l'argent par une société française.

Auparavant cette compétition était en ce qui concerne les inscriptions et le chronométrage gérée par l'entreprise suisse Datasport SA. Cette dernière gère la quasi totalité des grandes compétitions suisses (par exemple, Morat-Fribourg, patrouille des glaciers, la course de l'escalade, les 20km de Lausanne, etc...). Je trouve triste que nous ayons à externaliser cela vers la France alors que nous avions une belle option helvétique auparavant.»

Ma question:
Dans la mesure où la Ville de Genève cofinance le Marathon de Genève, j’aimerais savoir ce que vous entendez entreprendre pour faire en sorte que le Marathon de Genève soit à nouveau organisé par une société suisse?

Lire un résumé de la réponse du magistrat.

16:31 Publié dans Genève, Humeur, Politique | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook | | | |

06 avril 2016

Les socialistes n'ont aucune peine à dépenser l'argent des contribuables

Tout va bien en Ville de Genève. L’argent coule à flot, on n’a qu’à le dépenser. Des coupes modestes de 2,5 millions de francs dans le budget n’ont pas de raison d’être, car le Conseil administratif a présenté un budget excédentaire de 8,2 millions de francs! Tout au contraire, pour la gauche, il faut chercher de nouvelles dépenses. Le mot endettement, elle ne le comprend pas. Les chiffres sont pourtant clairs: La Ville de Genève a eu, fin 2014, des dettes à court, moyen et long termes à hauteur de Frs 1’500’000’000.-. Un signe d’alarme pour l’UDC pour qui chaque franc dépensé doit d’abord être gagné.

Dans leur recherche effrénée de nouvelles dépenses, les Conseillers municipaux du PS ont été particulièrement inventifs. Sous prétexte de la suppression du taux plancher de Frs 1,20 pour 1 €, ils se sont souciés des tournées des compagnies indépendantes, pourtant déjà largement subventionnées. Ils ont argué que le rayonnement desdites compagnies à l’étranger était compromis à cause de leur domiciliation en Suisse. Sylvain Thévoz a notamment mentionné Giles Jobin, Dorian Rossel, Oscar Gómez Mata ou Foofwa d’Imobilité, acteurs culturels vulnérables, selon lui, face aux coûts occasionnés par cette suppression du taux plancher.

La Commission des arts et de la culture (CARTS) a donc étudié cette exigence en forme de motion (M-1168 A), en commençant par l’audition du magistrat du département de la culture et du sport, par ailleurs aussi membre du parti socialiste. Quel n’était donc pas l’étonnement des commissaires de constater que ses troupes n’avaient pas jugé utile de le consulter avant le dépôt de leur motion. Tant le magistrat Sami Kanaan que les fonctionnaires qui l’accompagnaient étaient unanimes pour nier sa pertinence. La Ville de Genève ne joue qu’un rôle subsidiaire dans le financement des tournées, en y participant avec Frs 450’000.-, tandis que Pro Helvetia dépensait 31,4 millions de francs. S’y ajoute la Commission romande de diffusion des spectacles (CORODIS) qui vise à soutenir la diffusion de projets d’artistes romands à l’échelle nationale et internationale avec un budget de Frs 900’000.-. Le canton de Genève joue aussi un rôle non négligeable. Il participe à hauteur de Frs 711’870.- au rayonnement des artistes genevois, sans oublier l’apport de fondations privées.

Manque de bol pour Pascal Holenweg et compagnie, aucune institution culturelle n’avait encore alerté le Service culturel de la Ville au sujet d’un déficit lié à la problématique du franc fort. Des cas vraiment problématiques comme par exemple Gli Angeli qui a enregistré une perte de Frs 15’000.- pour les tournées 2015 avaient été réglés par une augmentation de la subvention.

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02 avril 2016

L'hiver s'est terminé aux Pâquis

Les habitants des Pâquis ont chassé l'hiver en brûlant le bonhomme hiver, le samedi 19 mars 2016. Et le printemps a bien commencé depuis cet instant mémorable. Il ne faut cependant pas oubier que l'adage dit: En avril, ne te découvre pas d'un fil et en mai, fait ce qu'il te plaît.

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