23 mars 2017

Genève donne trop à la solidarité internationale

Conseil municipal: mon intervention du 20 mars 2017

L’Union démocratique du centre n’a pas attendu l’élection de Donald Trump, le nouveau président américain qui ne veut pas donner de l’argent à des étrangers qu’il ne connaît pas. Nous savons depuis le génocide au Rwanda, pays dans lequel la Direction du Développement et de la Coopération suisse (DDC) a massivement investi, qu’il faut être très attentif à la question de savoir à qui on a affaire. Comment peut-on donc aider les pays du Tiers monde ou en parler politiquement correct, les pays les moins avancés? Au moment de fêter les 20 ans dudit génocide, un film de la réalisatrice burkinabé Apolline Traoré, présenté à Genève en 2015, a confirmé que rien ou presque n’a encore changé dans ce domaine. Dans son film intitulé Moi Zaphira, on voit effectivement un chef de village qui ne fait rien d’autre que d’attendre les camions de l’aide au développement pour s’accaparer les vivres apportées, avant de les distribuer aux autres membres de son village. Il bloque toute initiative d’amélioration par l’effort de peur de ne plus recevoir cette précieuse manne qui lui permet de vivre sa vie dans la paresse.

Qu’est-ce que la solidarité? Selon le Petit Robert, il s’agit du fait d’être solidaire à cause d’une relation entre personnes ayant conscience d’une communauté d’intérêts qui entraîne, pour les unes, l’obligation morale de ne pas desservir les autres et de leur porter assistance. Selon le politologue suisse Wolf Linder, membre du parti socialiste, cette solidarité ne joue qu’entre personnes qui se sentent liées, au moins symboliquement. Or, la solidarité tend à se déliter, toujours selon Wolf Linder. Les Suisses achètent par exemple de plus en plus chez Lidl et Aldi, qui appartiennent à deux des clans les plus riches de l’Allemagne, plutôt que d’aller à la Migros ou à la Coop, qui sont tout de même des coopératives suisses. Bien entendu, la solidarité se délite aussi avec les pays du tiers monde, d’autant plus que les Suisses eux-mêmes connaissent de plus en plus de difficultés et ont à supporter le poids physique et financier de l’immigration de masse. C’est d’autant plus vrai que l’apparition de Western Union et d’autres sociétés de transfert d’argent permettent aux migrants d’envoyer facilement des fonds dans leur pays d’origine. Dès lors, l’apport privé des versements en direction des pays du Tiers monde a fortement augmenté et le maintien du taux de 0,7% ne se justifie plus. La pauvreté des années 70 n’existe plus et tous les pays du monde ont fait des progrès considérables. Si ces progrès ne se sont pas nécessairement traduits par un enrichissement en Afrique, c’est surtout dû à une croissance démographique débridée. Tandis que la Chine a imposé à ses citoyens une limitation d’un enfant par famille ce qui lui a réussi économiquement, il n’est pas rare de rencontrer en Afrique des hommes ayant des dizaines d’enfants et même jusqu’à une soixantaine pour les records. Or, il n’est pas de notre devoir de financer cet accroissement de la population africaine, mais les Africains doivent se prendre en charge eux-mêmes.

Faut-il encore rappeler que le peuple genevois, dans son immense sagesse, a rejeté l’initiative populaire pour la création d’un fonds cantonal d’aide au développement, dite Initiative 0,7%? Nos Autorités n’en ont eu cure et tentent toujours de faire avaler les pauvres contribuables cette amère pilule. Ils n’hésitent pas à s’endetter massivement, afin de pouvoir aider les autres. Je viens d’apprendre que Genève Ville et Canton donnent 45% de l’aide totale de la Confédération. Quant à l’UDC, elle se tient à l’adage «Charité bien ordonnée commence par soi-même» et préfère d’abord rembourser nos dettes, puis s’occuper de nos pauvres avant de s’occuper ensuite seulement de ceux du monde entier.

En conclusion, il n’y a aucune raison d’accepter la motion M-705 et l’UDC la rejettera sans hésitation.

http://blog.pierrescherb.ch/2017/03/conseil-municipal-mon-intervention-du.html

09:07 | Lien permanent | Commentaires (26) |  Facebook | | | |

14 mars 2017

Non à un canton de Genève surpeuplé

De plus en plus de migrants arrivent à Genève et rendent la pénurie de logement encore plus insupportable. La Ville de Genève n'est cependant pas la seule à en souffrir. Le canton aussi est concerné. Voici un article intéressant qui traite de ce sujet, écrit par notre nouvel assistant parlementaire au Conseil municipal, Howard Nobs, qui est également assistant parlementaire UDC au Grand Conseil:

Non à un canton surpeuplé !

Première mise à jour du plan directeur cantonal : mise à jour ou rattrapage ?
Par Howard Nobs, assistant parlementaire

L’approbation du plan directeur cantonal genevois par la Confédération peut difficilement être considérée comme « une véritable approbation » au vu des nombreuses observations impliquant, trois ans seulement après son adoption par le Grand Conseil, de procéder à une mise à jour.

Le caractère précoce de la première mise à jour du plan directeur cantonal 2030, adopté en septembre 2013 par le Grand Conseil, s’avère atypique. Généralement, un plan directeur cantonal est remanié tous les dix ans. Pourquoi une mise à jour intervient-elle si tôt ? Cette mise à jour précoce fait suite aux diverses réserves de l’Office fédéral du développement territorial (ARE) du 13 avril 2015 et notamment du point 3 « Jusqu’à l’horizon 2023, seules sont approuvées les emprises sur les surfaces d’assolement (notamment extensions urbaines et renaturations) qui ont atteint un état de coordination supérieur à celui de l’information préalable, au sens de l’art. 5 de l’ordonnance du 28 juin 2000 sur l’aménagement du territoire (OAT; RS 700.1), et sous réserve du respect explicite de l’art. 30, al. 1bis, OAT. Les emprises concernées figurent de manière exhaustive p. 29 et 37 dans le rapport d’examen de l’ARE du 13 avril 2015. »

Genève doit respecter le quota de 8400 ha de surfaces d’assolement

Le rapport d’examen de l’ARE n’est de loin pas rassurant pour Genève. Il contraste avec le propos rassurant de M. Longchamp qui ne craignait pas les implications de la révision de la loi et pour qui Genève était le bon élève, menant de manière exemplaire la lutte contre le grignotage du territoire. « A l'horizon 2023, 186.5 ha d'emprises sur la zone agricole sont prévus, dont 114 ha sur les surfaces d'assolement. La marge de manœuvre du canton est donc faible. En l'état, et de manière congruente à la réserve formulée à l'égard du concept cantonal de l'aménagement, si pour l'essentiel la gestion des zones à bâtir dans le canton répond aux exigences fédérales, la Confédération ne peut approuver sans réserve le cadre fixé par le PDCn Genève 2030 pour le dimensionnement de la zone à bâtir à l'horizon 2030. En effet, compte tenu des autres emprises (renaturation, serres maraîchères, infrastructures de transport ou autres) prévues sur les surfaces d'assolement, la priorisation effectuée à l'horizon 2023 ne suffit pas au canton pour respecter le quota de 8400 ha qui lui a été attribué par le Conseil Fédéral en 1992. »

-------------------------
Non à un canton surpeuplé et à un « Grand Genève » dont le contrôle échappe aux citoyens !
-------------------------

Nos enfants ne parviennent pas à se loger sur le territoire cantonal, c’est pourquoi un plan directeur cantonal ne devrait pas avoir comme objectif de préparer Genève à accueillir toujours plus d’habitants, comme les 84'000 habitants supplémentaires attendus d’ici à 2030. D’un point de vue stratégique, il conviendrait que la première mise à jour du plan directeur cantonal 2030 se préoccupe d’abord des besoins des habitants d’aujourd’hui et de ceux de leurs enfants, avant de vouloir loger les personnes qui viennent d’ailleurs. Pour mémoire, en 2015, le solde naturel genevois (différence entre les naissances et les décès) s’est élevé à 1'768 personnes. Ainsi, la cible de 50'000 logements de 2011 à 2030 n’est donc pas destinée à loger nos enfants, mais s’inscrit dans l’accompagnement d’une croissance exogène non désirée. D’ailleurs, avec un solde migratoire particulièrement élevé (6'265 personnes en 2015), nos enfants ne parviendront jamais à se loger.

Oui à la protection de notre zone agricole, non à la mort de la zone villa !

Nous accueillons plutôt favorablement le concept d’une utilisation plus dense et plus efficace de la zone à bâtir actuelle en vue de freiner la consommation de sol et de protéger la zone agricole. L’UDC est favorable à la préservation de la zone agricole, en rappelant l’importance de consommer des produits de qualité et de proximité. Il est aberrant que les consommateurs aient à acheter des légumes ayant traversé l’Europe en camion, alors qu’ils pourraient être produits sur place.

L’UDC s’oppose fermement à la « mutation progressive de secteurs de la zone 5 par modification de la zone précitée ». En effet, la zone villa permet d’assurer une certaine mixité sociale et d’agir comme un poumon de verdure. Souvent, les habitants des barres d’immeubles entretiennent d’excellents rapports avec les propriétaires de villas voisins et militent ensemble pour le maintien de cet environnement à la fois bâti et végétal qui contraste avec les barres d’immeuble sans âme. Pour l’UDC, il est inacceptable que l’Etat s’attaque aux petits propriétaires d’une classe moyenne supérieure en les obligeant, sous couvert de lois prétendument sociales, à céder leur bien à un prix inférieur au marché comme cela se fait en zone de développement. La politique de « renouvellement » urbain d’une partie de la zone 5 se traduira par le remplacement d’une classe moyenne par une population plus précarisée, avec à la clé une explosion des dépenses sociales.

« Urbaniser de l’intérieur » : un concept proche de ses limites

Enfin, il convient d’observer que le canton de Genève et tout particulièrement sa ville connaissent des densités de population très élevées : avec 12 628 hab./km2la densité de la population de la Ville de Genève est supérieure à celle de New-York (7041 hab./km2), de Berlin (3861 hab./km2) ou Zurich (4500 hab./km2). Face à une telle densité, il faut reconnaître que le concept préconisé d’une l’urbanisation « de l’intérieur » est très proche de ses limites.

http://blog.pierrescherb.ch/2017/03/non-un-canton-de-gene...

19:27 | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |