10 juillet 2018

Il faut abroger la double nationalité

J'ai posé sur mon profil Facebook la question de savoir à quoi servait la double nationalité. Les réponses était plus ou moins drôles, mais personne n'a trouvé une bonne justification pour cette institution.

La possession de deux citoyennetés étant autorisée en Suisse depuis le 1er janvier 1999, la Confédération fait valoir qu'il ne s'en était pas résulté de difficultés notables. La réalité est cependant tout autrement, comme l'a encore démontré le déroulement du mondial 2018 et, notamment, le comportement de joueurs suisses, nés et grandis en Suisse, mais qui ont pourtant fait l'apologie d'un autre Etat sur le terrain de foot de Nizhny Novgorod (avant de sombrer sans gloire contre la Suède).

L'Association suisse de football propose maintenant d'ouvrir les portes du programme de formation seulement aux jeunes joueurs qui renoncent à leur double nationalité. Au lieu de mettre en avant seulement les jeunes voulant embrasser une carrière dans le football, il me semble plus logique de renoncer à la double nationalité et de revenir aux règles qui ont fait leur preuve en Suisse jusqu'en 1998 et qui sont encore valables dans de nombreux Etats.

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11:28 Publié dans Droit public, Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook | | | |

Commentaires

A mon avis, la question double-nationalité est un faux problème dans le cas des incidents de Nijni Novgorod. Ce n'est pas en obligeant Xhaka et Shakiri à rendre leurs passeports (de quel "état" fussent-ils les ressortissants, Albanie ou "Kosovo") qu'on les aurait fait renoncer à revendiquer leur albanitude.

Écrit par : Olivier Levasseur | 10 juillet 2018

Laissons tomber le foot, non sans avoir remarqué que le fanatisme des journalistes sportifs leur a fait écrire n'importe quoi.
"Et puis il y aura encore l'affaire de la célébration des buts de Xhaka et de Shaqiri, rejoints par Lichtsteiner. Les trois joueurs seront punis, mais éviteront la suspension; c'est sans doute parfaitement logique, à vrai dire on se demande même pourquoi ils ont reçu une amende et un blâme, mais enfin, là aussi la Suisse a évité le pire."
Si vous ne me croyez pas, vu l'énormité de la bêtise du journaliste, c'est en page 13 du 24 heures du mercredi 27 juin. Il s'appelle Daniel Visentini. Et on se demande pourquoi il est journaliste et ce qu'il a étudié pour ne pas comprendre qu'il y a eu un problème...
La bi-nationalité a été admise en Suisse parce que certains ne voulaient pas renoncer à leur nationalité d'origine. Et donc on leur a offert le privilège d'avoir deux fois plus de droits civiques que nous. C'est assez consternant et on voudrait savoir qui étaient les gens qui ont admis cette hérésie juridique. Je croyais qu'on était censé être égaux devant la loi...

Écrit par : Géo | 10 juillet 2018

N'étant pas très "fouteux", néanmoins vous avez raison Pierre Scherb. Certains veulent le beurre et l'argent du beurre....

Cette évidence aurait dû être la règle dans toute l'Europe, mais bon, la logique vient très souvent de l'intelligence, pas des diplômes et des connaissances.

Cordialement.

Écrit par : Pierre NOËL | 10 juillet 2018

Depuis le 1.1.1999 ?
Comment se fait-il qu'une Française épousant un Suisse dans les années 70 recevait automatiquement la nationalité suisse sans être contrainte de renoncer à sa nationalité d’origine.

Et pour les joueurs de football, croyez-vous vraiment que cela changerait quoi que ce soit qu'ils n'aient qu'une seule nationalité. Ce n'est vraisemblablement pas la possession d'un ou plusieurs passeports qui modifiera le comportement d'un joueur.

Dès lors, pourquoi ne pas obliger les équipes genevoises de football à n'avoir, dans leurs rangs, que des joueurs genevois, à l'exclusion de tous autres cantons...

Écrit par : Michel Sommer | 13 juillet 2018

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