Rétrospective de la session de printemps 2019: POLITIQUE SOCIALE ET SANTÉ (2ème partie)

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Les régions de primes ne seront pas modifiées
Les primes d'assurance-maladie sont en règle générale moins élevées dans les régions rurales que dans les villes parce que ces populations ont un plus grand sens de la responsabilité individuelle et ne courent pas chez le médecin pour le moindre bobo, mais utilisent des remèdes maison qui ont fait leurs preuves. De concert avec les partis de droite, l'UDC s'est engagée avec succès dans les deux chambres législatives pour le maintien des régions de primes actuelles. La gauche emmenée par son ministre socialiste Berset voulait modifier ces primes afin que sa clientèle provoquant des coûts de la santé élevés dans les villes bénéficie de subventions transversales.

Non à l'augmentation de la franchise dans ces conditions
Oui, l'UDC est toujours pour le renforcement de la responsabilité individuelle, notamment dans la santé publique, mais, compte tenu de la situation actuelle, le groupe UDC a décidé de s'opposer à l'augmentation de la franchise minimale à 350, respectivement 500 francs. Il est hors de question de faire passer une fois de plus à la caisse la classe moyenne aussi longtemps que les autres partis ne sont pas prêts à soutenir des mesures efficaces et globales. Le PS et les autres partis de gauche ne ratent pas une occasion pour ponctionner la classe moyenne laborieuse, mais osent néanmoins se présenter comme les grands défenseurs des veuves et des orphelins. L'UDC refuse de participer à ce jeu. Elle se réserve la possibilité de soutenir une augmentation de la franchise cet automne dans le cadre d'un train complet de mesures de maîtrise des coûts et à condition que les acteurs de la santé publique, les médecins, les hôpitaux, l'industrie pharmaceutique, etc. participent aux efforts d'économie. Les payeurs de primes ne doivent pas être les seuls à passer à la caisse.

(Newsletter UDC N° 263 du 26 mars 2019, 2ème partie)

https://blog.pierrescherb.ch/2019/04/retrospective-de-la-session-de_13.html

Lien permanent Catégories : Droit public, Politique, Suisse 1 commentaire

Commentaires

  • Cher Monsieur,
    Votre argumentaire relatif aux zones de primes d'assurance maladie est surprenant. En effet, si les "campagnards" couraient moins chez le médecin que les "citadins" il y a disons cinquante ans, c'est sans doute pour des raisons de bonne économie, c'est vrai, mais aussi parce que les médecins étaient rares à la campagne, et le sont toujours! Non, je ne crois pas qu'aujourd'hui les citadins sont plus dépensiers et font preuve de moins de responsabilité individuelle face à l'assurance maladie que les campagnards. La différence sestompe, notamment du fait que les campagnes sont de plus en plus peuplées de citadins pendulaires. Dès lors, est-ce normal qu'un citadin économe paie plus qu'un campagnard dépensier, ou même économe, du seul fait qu'il est citadin? Non, bien sûr. En revanche, un bon système qui du coup responsabiliserait vraiment les gens, en ville comme en campagne, serait de fixer des primes individuellement en fonction du nombre de consultations. Le tourisme médical et les consultations compulsives seraient ainsi sanctionnés, et les comportements responsables récompensés. Moins on consulte, moins on paie (avec des exceptions pour les maladies graves et chroniques).
    Cordialement, Jacques Louis Davier

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