03 octobre 2010

Faut-il combattre l'islam ? (2)

 

La religion tue. C'est le titre du chapitre 2 du livre « dieu n'est pas Grand » de Christopher Hitchens. Selon son éditeur, « Christopher Hitchens nous livre un pamphlet intelligent et incisif, un brûlant plaidoyer pour un nouvel humanisme des Lumières. Que l'on soit fidèle croyant, fervent athée ou indécis, cet ouvrage soulève le débat et fait souffler un vent de liberté de pensée et de paroles ».

 

Après la lecture du deuxième chapitre, on serait tenté de répondre affirmativement à cette question, en ajoutant qu'il fallait aussi interdire toutes les autres religions en même temps. En se limitant à la seule lettre B, l'auteur fournit une multitude d'endroits où des massacres ont eu lieu au nom de la religion. Voyons. Belfast (chrétiens), Beyrouth (Pierre Gemayel, chrétien et le Hezbollah, musulman, qui signifie « Parti de Dieu »), Bombay (hindous), Belgrade (chrétiens catholiques et orthodoxes), Bethléem (musulmans), Bagdad (musulmans).

 

M. Christopher Hitchens cite encore le cas de Salman Rushdie, menacé de mort à cause d'une « Fatwa » (appel à l'assassinat) de l'ayatollah Khomeiny, le chef théocratique d'un Etat étranger et dont plusieurs personnes de son entourage ont déjà été blessées ou tuées. « Le Vatican, l'archevêque de Canterbury et le principal rabbin séfarade d'Israël, ont tous pris parti en faveur de... l'ayatollah » (citation du livre).

 

Pierre Scherb

 

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02 octobre 2010

Comment la religion empoisonne tout

 

« La religion se mêle de sexe, contrôle ce que nous mangeons et exacerbe notre propension à la culpabilité en multipliant les interdits les plus arbitraires. La religion diabolise la science, se fait complice de l'ignorance et de l'obscurantisme. Source de haine, de tyrannie et de guerres, la religion met notre monde en danger. »

 

Un ami m'a conseillé de lire le livre de Christopher Hitchens « dieu n'est pas Grand ou comment la religion empoisonne tout ». dont est tirée cette citation. Il m'a assuré de vouloir me rembourser au cas où ce livre ne me plairait pas. Afin de ne pas l'exposer à un tel risque, je me le suis procuré à la bibliothèque. Cet auteur est considéré comme un des dix plus grands intellectuels d'aujourd'hui.

 

J'aurais le plaisir de vous informer de mes lectures durant les prochains jours ou semaines.

 

Pierre Scherb

 

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22 juillet 2010

Silence, on tue !

Aujourd'hui, j'aimerais vous présenter ma « tutrice » de l'Ecole de rédaction (http://www.qualityofcourse.com/français/ecole.asp), l'écrivain Sylvie St-Laurent-Vézina: Après avoir travaillé vingt ans dans le domaine du secrétariat médical, elle élabore son premier roman Les caprices du destin (1993 - Presses d'Amérique) lors d'un cours de rédaction. Voici un extrait de son dernier livre intitulé comme cette note de mon blog : « Silence, on tue ! »

 

« Le tapuscrit est terminé. Il a été posté. Dans sa naïveté de débutant, Maxime croit qu'il a écrit le chef-d'œuvre du siècle. L'auteur se voit déjà adulé. Les gens s'alignent pour le rencontrer lors d'une séance de signatures. Son roman est tellement palpitant qu'un producteur veut l'adapter pour le cinéma.

 

Il a le droit de rêver pendant que l'attente se prolonge. Trois mois plus tard, il n'a pas reçu de réponse à son envoi même s'il avait demandé un accusé de réception. Il téléphone à la maison d'édition. On lui apprend que dans le meilleur des cas, on pourra lui donner signe de vie dans trois autres mois, peut-être plus. Il ne sait pas encore que dans le pire des scénarios, il ne recevra jamais un mot, pas même une lettre de refus.

 

Suivant les conseils d'un auteur chevronné, Maxime décide d'envoyer son manuscrit à plusieurs maisons, simultanément. Un matin, dans la boîte aux lettres, il trouve une enveloppe à l'entête de l'une d'elles. Il la décachette avec fébrilité. Il est à quelques secondes de voir son rêve se réaliser.

 

Monsieur,

Nous avons pris connaissance de votre manuscrit et nous avons le regret de vous informer qu'il n'entre pas dans le cadre de nos collections, qui sont établies en fonction des besoins de l'heure et de l'exiguïté du marché.

Nous profitons de l'occasion pour vous remercier de l'intérêt que vous portez à notre maison d'édition...

 

Le premier choc passé, l'auteur se dit qu'il lui reste encore quelques chances. Il retrousse ses manches, ressort ses crayons et continue de pondre son deuxième chef-d'œuvre en attendant que le premier soit reconnu.

 

Quelques jours plus tard, Maxime lit, incrédule :

 

... Malgré la qualité de votre ouvrage, notre maison d'édition n'est pas en mesure de le publier. Votre roman n'entre pas dans nos priorités éditoriales.

 

Le même scénario se produit la semaine suivante, en des termes semblables :

 

... Votre roman ne correspond pas à nos politiques éditoriales.

 

Quelles sont donc ces politiques éditoriales ? demande l'auteur. Il ne le saura pas. Sa demande restera lettre morte.

 

« Notre agenda éditorial est complet jusqu'en 2010 », lui apprend le quatrième éditeur, le mois suivant.

 

Au moment où le désespoir le guette, il se souvient que Margarett Mitchell a essuyé 17 refus avec Autant en emporte le vent avant d'être éditée. Maxime espère ne pas battre le record de cette dernière.

 

« Le roman que vous nous proposez n'est pas sans qualités ni intérêts, mais nous sommes au regret de vous annoncer que nous ne pouvons pas le publier. Recevant plusieurs manuscrits par semaine, nous devons effectuer un choix qui, la plupart du temps s'avère difficile. De plus, comme notre programme de publication est complet pour l'année prochaine, nous sommes dans l'obligation de privilégier les textes qui appellent de près notre sensibilité.

Nous vous remercions d'avoir pensé à nous et nous vous souhaitons bon courage dans vos futurs projets. »

Maxime s'étonne de ne jamais recevoir de critique constructive. Si on lui disait par exemple à quel endroit il doit élaguer ou développer, quel point retravailler ou quoi peaufiner, il le ferait sans hésitation.

 

En réponse à ses prières, le sixième éditeur joint une grille d'évaluation du roman.

Après le titre du tapuscrit, il lit les critères dont le comité de lecture a tenu compte.

 

Syntaxe : 10/10

Orthographe : 9/10

Ponctuation : 9/10

Vocabulaire : 10/10

Transitions : 10/10

Style : 10/10

Intérêt : 9/10

Cohérence : 10/10

Crédibilité : 10/10

Originalité : 8/10

Libre de clichés : 10/10

Libre de jugements : 10/10

Total : 115/120

Clientèle visée : Adultes

Recommandation pour l'édition : oui.

Maxime jubile. Enfin, une année de travail sera couronnée. Il lance des hourras, il remercie Dieu même s'il est plus ou moins croyant et danse sur place. Il ne marche pas, il plane. Il se trouve sur un petit nuage de gloire, au-dessus des gens ordinaires.

 

Toutefois, il revient bien vite sur terre, lorsqu'il lit, ahuri, la lettre que l'éditeur a jointe à l'envoi :

 

« Malgré les recommandations positives de mon comité de lecture, je me vois dans l'obligation de refuser votre roman.

Le marché potentiel m'incite à la prudence. Je suis persuadé que j'aurais du mal à le vendre. Continuez, si ce n'est déjà fait, votre recherche d'éditeur.

Je vous souhaite la meilleure des chances dans vos projets d'écriture.»

 

Après une nouvelle comme celle-là, pense Maxime, je n'aurai pas besoin de chance, mais D'UN MIRACLE.»

 

Si cet extrait vous a donné envie de lire plus de Sylvie St-Laurent-Vézina, le livre peut être commandé en version papier ou numérique sur le site internet de l'auteur http://www.manuscritdepot.com/a.sylvie-st-laurent.1.htm.

 

Bonne lecture et bonne journée.

 

Pierre Scherb

www.pierrescherb.ch

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21 juillet 2010

Ecrire pour être lu

Afin de parfaire mon écriture, je me suis inscrit à l'Ecole de rédaction qui permet à tout un chacun d'améliorer ses connaissances. Voici une partie du commentaire de ma « tutrice » (et oui, c'est une école canadienne) pour mon dernier devoir, une histoire d'amour :

 

En général (voir dans votre texte) la structure des phrases est bonne, autant du point de vue de la longueur, du rythme et de la sonorité. Le style est fluide, les mots, bien choisis, le vocabulaire, varié. L'enchaînement se fait de manière logique. Le propos est clair. Le texte suscite l'intérêt, l'émotion. Bref, tout est bien dosé.

 

Ma tutrice m'a maintenant conseillé de lire un livre intitulé « Ecrire en bon français, Pourquoi pas ? » de Sven Sainderichin. Ne l'ayant pas trouvé, je me suis rabattu sur « Ecrire pour être lu » du même auteur.

 

Sainderichin commence avec le triste constat que beaucoup de textes (en l'occurrence des procès-verbaux) sont incompréhensibles. Il cite Georges Pompidou qui cherchait, selon ses propres termes, « un normalien sachant lire et écrire ». Quelqu'un lui envoya le jeune Georges Pompidou...

 

Pierre Scherb

www.pierrescherb.ch

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