16 juin 2016

Le porc, j’adore

Votre serviteur et le groupe UDC de la Ville de Genève s’étaient offusqués du refus des cuisines scolaires de servir aux écoliers une nourriture bien de chez nous.

En effet, sous prétexte de «raisons logistiques» et avec l’accord du Conseil administratif, elles ne servaient plus de porc aux élèves. En réalité, il s’est plutôt agi d’une fleur faite aux musulmans qui refusent de manger cette nourriture saine et bon marchée par rapport à d’autres viandes.

Nous avons ainsi demandez dans une motion adressée au Conseil administratif de prendre toutes les mesures utiles afin d’empêcher la suppression pure et simple du porc dans les menus des restaurants scolaires.

Notre action a eu du succès. Bien que le Conseil administratif, par la bouche de l’ancienne Maire Esther Alder, a prétendu ne pas vouloir ou pouvoir changer cet état de fait, le porc a immédiatement été réintroduit dans le menu de nos têtes blondes. Voici le communiqué de presse de l’Union démocratique du centre à ce sujet:


La viande de porc reste au menu

A Genève, la consommation de viande porcine fait partie d’un héritage culturel et gastronomique. Avec la longeole notamment, Genève dispose d’ailleurs d’un produit charcutier traditionnel enregistré au registre fédéral des AOC-IGC. C’est pourquoi l’exclusion par une association de restaurants scolaires en Ville de Genève de cette viande saine fournissant des protéines de bonne qualité ne pouvait pas se justifier. L’explication avancée par les restaurants scolaires était que 40% des enfants fréquentant les restaurants scolaires concernés ne consomment pas de porc, ce qui justifierait de priver de porc tous les autres, pour qui la consommation de cette viande est ancrée dans leurs us et coutumes.

Le député Patrick Lussi avait interpellé le Conseil d’Etat pour demander notamment que comptait faire l’Etat de Genève, promoteur et détenteur de la marque GRTA (Genève Région-Terra Avenir), pour promouvoir les produits à base de porc GRTA auprès des restaurants scolaires. Dans sa réponse, le Conseil d’Etat a pu rappeler que l’option de renoncer à servir du porc « ne correspond cependant pas aux principes encouragés en matière de promotion d'une alimentation de qualité et diversifiée et soutenus par la Ville et le Canton, à travers les labels Fourchette Verte et GRTA »

Le renoncement au porc dans dix restaurants scolaires avait également interpellé les élus municipaux UDC en Ville de Genève, qui dans leur motion « Le porc, j’adore ! » priaient le Conseil administratif de prendre toutes les mesures utiles afin d’empêcher la suppression pure et simple du porc dans les menus des restaurants scolaires. Pour ces derniers, bannir notre consommation traditionnelle de porc pour satisfaire aux exigences religieuses d’une minorité constitue un signal fort de soumission.
Par son prix, la viande de porc est aussi plus abordable que d’autres viandes, comme le bœuf notamment. Ainsi, l’UDC se montera attentive à ce que les consommateurs de viande porcine ne paient pas pour celles et ceux qui opteraient pour des plats alternatifs plus onéreux à élaborer.

Howard Nobs, attaché parlementaire

www.pierrescherb.ch

14:00 Publié dans Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook | | | |

14 juin 2016

Conseil municipal du 7 juin 2016: ma question orale adressée au magistrat Rémy Pagani

Je me réfère à la Feuille de route du Conseil administratif de la législature 2015-2020. Je constate, ce qui n’est pas étonnant vu la composition du Conseil administratif, qu’il s’agit d’un programme bien ancré à gauche. En effet, sur 8 pages de propositions de dépenses plus ou moins utiles, il n’y a que six lignes consacrées à une gestion des finances saines. Je me demande si ce sujet important a vraiment été traité par le Conseil administratif avec toute l’attention nécessaire?

A la p. 3, de cette feuille de route, on peut lire que les déplacements sont facilités grâce à une préférence donnée à la mobilité douce et aux transports collectifs. Or, la Constitution de la République et canton de Genève prévoit en son article 190 d’encourager la mobilité douce, tout en garantissant la liberté individuelle du choix du mode de transport. Quelle garantie pouvez-vous nous donner que la constitution et le libre choix du mode de transport soient respectés?

www.pierrescherb.ch

14:43 Publié dans Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | | | |

08 juin 2016

Le Conseil municipal change de présidence

Le Conseil municipal est convoqué à une séance plénière, le 7 juin prochain*. Son ordre du jour prévoit d'abord une allocution du président sortant Carlos Medeiros. Ce Portugais d'origine (il aime dire qu'il est originaire des Grisons), membre du MCG, a prouvé durant une année qu'il savait être à la hauteur en garantissant une impartialité sans faille. Son successeur devrait s'appeler Rémy Burri, premier vice-président qui se sent prêt à assurer la relève.

Les vice-présidents et les secrétaires
Puis viendra l'élection des deux vice-présidents et des quatre secrétaires suivie par la désignation des membres de toutes les commissions. L'une ou l'autre surprise ne sont pas exclues. Ensuite, le Conseil municipal reprendre son ordre du jour sous sa nouvelle composition. Les chefs de groupe, quant à eux, ne seront pas élus, mais ont d'ores et déjà été nommés par leurs partis respectifs.

* Cette note a été publiée le 4 juin 2016 (www.pierrescherb.ch). Entretemps, l'Union démocratique du centre a réussi à faire élire Eric Bertinat à la deuxième vice-présidence, tandis que votre serviteur est devenu chef de groupe.

09:18 Publié dans Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

03 juin 2016

Dernière ligne droite avant la votation sur la révision de la loi sur l’asile

Engagé à combattre la révision de la loi sur l’asile, j’ai participé au stand que l’Union démocratique du centre a organisé samedi dernier aux Eaux-Vives. J’ai donc eu l’immense plaisir de discuter de vive voix avec les habitants de Genève des inconvénients de cette nouvelle loi. Jugez plutôt*:


Les conséquences de la nouvelle loi sur l'asile:
- Tous les requérants d’asile bénéficient sans condition d’un avocat gratuit.
- La Confédération peut exproprier des communes et des particuliers propriétaires de terrains ou de bâtiments pour construire de nouveaux centres d’asile.
- Cette révision permet à encore plus de personnes de rester en Suisse, indépendamment du fait que leur intégrité physique et leur vie soient menacées ou non.
- La lutte contre les abus n’est pas renforcée. La révision proposée n’apporte strictement rien à la lutte contre les abus, mais augmente le pouvoir d’attraction que la Suisse exerce sur les immigrants clandestins, les migrants économiques et autres profiteurs des institutions sociales.

Cliquez ici pour me voir sur le stand.

20:51 Publié dans Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | | | |

10 avril 2016

Fermeté contre l'obscurantisme

Les musulmans ne sont pas seulement les victimes de terroristes musulmans et d'une guerre de religion sunnites contre chiites, mais ils sont encore les victimes des médias qui choissisent un fils du fondateur des Frères musulmans ou des convertis pour parler au nom de l'islam et faire peur au commun des mortels. La présidente de l'UDC Genève et conseilère nationale Célilne Amaudruz se dresse avec raison contre ce diktat et la position de ces individus dont, je le répète, les musulmans sont les premières victimes:

Nicolas Blancho, la voix de ses maîtres

Le président du conseil central islamique suisse ou CCIS mérite largement le soutien dont il jouit de la part de l'obscurantisme islamique le plus crasse, wahhabite voire salafiste. Ses sponsors doivent être satisfaits, il fait du bon travail. L'homme est toujours sur la brèche pour expliquer l'incompréhensible, justifier les pires horreurs et prétendre parler au nom de l'islam alors que son organisation ne représente qu'un pourcent des Musulmans établis en Suisse.

Actuellement, ce regrettable personnage prend la défense des deux élèves de Therwil qui refusent de serrer la main de leur enseignante. Il faut admettre qu'il a la tâche facile, les autorités scolaires du lieu ayant déjà abdiqué devant ces revendications intolérables, précisant que pour éviter toute discrimination, ces exemples d'intégration ne serreront plus la main des enseignants masculins non plus !

Comme d'habitude, il appelle au pragmatisme, au respect des valeurs de l'Autre, en fait des siennes et précise que toute décision courageuse ferait le lit de l'islamophobie. Oui, exiger le respect de nos valeurs est islamophobe tandis que respecter les valeurs islamistes est pragmatique et garant du bon vivre ensemble. L'analyse ne convainc manifestement pas partout au sein de la communauté des Croyants comme ont pu le constater les auditeurs ayant profité du débat opposant le prosélyte à la raison incarnée par le député socialiste bernois Mohamed Hamdaoui.

Le mal est déjà fait néanmoins. L'autorité scolaire est entrée en matière sur l'impensable, à savoir placer la charia au-dessus des lois et règlements helvétiques. Le père du fâcheux tandem explique en effet que ses enfants ayant plus de quatorze ans, ils sont majeurs aux yeux de la loi coranique et donc libres d'agir comme ils l'entendent. Précisons que l'intéressé exerce en qualité d'imam à la mosquée du Roi Fayçal, défunt monarque d'Arabie saoudite, ce qui situe au niveau soutien financier et apport doctrinal.

Au lieu d'opposer un refus ferme et clair à ces revendications discriminatoires et communautaristes, le département de l’instruction de Bâle-Campagne prépare une expertise sur la question. Une expertise sur la question, d'où l'on déduit que la question se pose.

Non, la question ne se pose pas. Même si ce nouveau prophète souligne que la poignée de mains n'est pas une partie constitutionnelle de la Suisse, confondant en cela Constitution et manuel de savoir-vivre, on ne saurait céder le moindre pouce de terrain face à l'obscurantisme et à la discrimination. On ne peut que nourrir les plus vives inquiétudes quant à la lâcheté de nos autorités qui n'osent plus faire respecter le fait que l’homme et la femme sont égaux en droit, valeur constitutionnelle celle-ci figurant à l'article 8 alinéa 3 de notre Chartre fondamentale.

Que certains égarés souhaitent aborder le 21ème siècle à la lumière du 7ème leur appartient. Il nous revient par contre de refuser tout accommodement raisonnable, synonyme à chaque fois de capitulation face à une idéologie sortie tout droit des cavernes.

Toute tolérance devient à la longue un droit acquis disait Clémenceau. Veillons à ce que l'obscurantisme n'ait jamais droit de cité dans notre pays. En tant que femme, je veillerai à ce que jamais personne ne refuse de me serrer la main au prétexte que je suis une femme.

Aller plus loin.

22:23 Publié dans Croyances, Politique | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook | | | |

08 avril 2016

Conseil municipal du 5 avril 2016: ma question orale adressée à Sami Kanaan

J’ai reçu l’image du dernier décompte de la carte de crédit d’une personne qui m’écrit: «A ma grande surprise, ce qui m'arrive quasiment jamais, je fus débité d'un montant que je n'arrivais pas à identifier. En effet le 14 mars passé sous la description "Njuk*,Bidart,France" un montant de CHF 68.35 me fut débité. Ayant aucune idée de ce qu'une entreprise française venait faire sur mon décompte je décidai de faire opposition.

Quelques jours plus tard je réalisai de quoi il s'agissait et levai mon opposition. En effet, le Marathon de Genève est visiblement géré par une société française depuis deux ans. Ainsi tout les coureurs qui comme moi prennent part à cette compétition "genevoise" se voient débiter de l'argent par une société française.

Auparavant cette compétition était en ce qui concerne les inscriptions et le chronométrage gérée par l'entreprise suisse Datasport SA. Cette dernière gère la quasi totalité des grandes compétitions suisses (par exemple, Morat-Fribourg, patrouille des glaciers, la course de l'escalade, les 20km de Lausanne, etc...). Je trouve triste que nous ayons à externaliser cela vers la France alors que nous avions une belle option helvétique auparavant.»

Ma question:
Dans la mesure où la Ville de Genève cofinance le Marathon de Genève, j’aimerais savoir ce que vous entendez entreprendre pour faire en sorte que le Marathon de Genève soit à nouveau organisé par une société suisse?

Lire un résumé de la réponse du magistrat.

16:31 Publié dans Genève, Humeur, Politique | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook | | | |

31 mars 2016

Comment lancer une initiative populaire?

Chaque Suisse qui a le droit de vote a la possibilité de lancer une initiative populaire tendant à un changement de la constitution fédérale. La première démarche à faire est de constituer un comité d’initiative de 7 à 27 personnes. Le comité formule ensuite le texte de l’initiative.


Ce texte doit être soumis à la Chancellerie fédérale qui le traduit dans les autres langues fédérales. Le comité élabore ensuite un modèle de liste pour la récolte de signatures. Les membres du comité d’initiative doivent confirmer par écrit cette qualité irrévocable.


Après un dernier contrôle, la Chancellerie fédérale publie le texte de l’initiative dans la Feuille fédérale, ce qui déclenche le délai de 18 mois pour la récolte des 100’000 signatures.

Pour savoir combien le lancement d'une initiative populaire coûte cliquez ici.

11:18 Publié dans Droit public, Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

18 février 2016

« Musée d’art et d’histoire : du verre et de la transparence ? » ​

​Le projet « Nouvel » de rénovation/agrandissement du Musée d’art et d’histoire est sous les feux de l’actualité dans le cadre de la votation communale du 28 février. Vivement contesté par une partie de la gauche et de l’UDC, ce n’est pas seulement la politique culturelle de ce musée qui inquiète. C’est aussi la politique de recrutement menée par la direction du MAH : les concours semblent manquer cruellement de publicité et de transparence, voire de professionnalisme puisque, par exemple, un égyptologue a été nommé à la tête du département d’archéologie classique.

C’est pour cette raison que les conseillers municipaux UDC ont déposé une question écrite (voir pièce jointe) demandant au Conseil administratif des précisions sur le déroulement exact, y compris la composition du jury, de tous les concours qui ont mené à la nomination d'un conservateur français à la Maison Tavel, d’une conservatrice française en chef du «Pôle» des Beaux-Arts, du conservateur en chef du département d’archéologie classique et d’une nouvelle conservatrice française au département d’arts appliqués.

Bien que le conservateur en chef du département d'archéologie classique soit suisse, il est surprenant que toutes les autres personnes nommées soient quasi systématiquement françaises alors même que les Universités suisses, y compris l'Université de Genève, regorgent de spécialistes parfaitement qualifiés et talentueux. Le groupe UDC demande donc également quels rapports entretient le département de la culture avec les milieux académiques genevois et suisse.

L’UDC-Ville de Genève en profite pour rappeler que si le projet « Nouvel » est accepté le 28 février prochain, les frais de fonctionnement, incluant les charges liées au personnel à disposition de la Fondation Gandur pour l’art, seront intégralement assumées par la municipalité. Dans ces conditions, il est donc primordial que la Ville de Genève face preuve d’une transparence absolue en matière de recrutement du personnel du MAH.

Pour information :
Eric Bertinat, conseiller municipal et chef de groupe, 076 / 391 25 03​
Céline Amaudruz, présidente et conseillère nationale, 079 / 874 83 97

(Communiqué de presse UDC du 17 février 2016)

10:54 Publié dans Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | | | |

08 février 2016

Christian Cudré-Mauroux tombe de son piédestal

Plein d’assurance, il affirmait, le lendemain du saccage de la Ville de Genève, qu’on ne pouvait pas supposer que parmi 500 manifestants il y aurait une cinquantaine d’individus déterminés à casser. Christian Cudré-Mauroux est même allé plus loin en se présentant comme sauveur de la République et que sans sa prévoyance, il y aurait encore eu plus de dégâts.

Hélas pour lui, il n’a pas réussi à cacher la vérité très longtemps. Le Temps d’aujourd’hui nous informe d’une toute autre réalité: «Un défilé de 400 à 800 personnes attendu au centre-ville, le Grand Théâtre visé, l’usage ‘très probable’ d’engins pyrotechniques, des auteurs ‘masqués et cagoulés’ et des tags tous azimuts.» Il a donc délibérément livré la Ville de Genève au déferlement des vandales que nous connaissons.

Il se console avec une suspension provisoire (le Temps ne mentionne aucune suspension de son droit au salaire), tandis que les commerçants n’ont qu’à leurs yeux pour pleurer.

12:22 Publié dans Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook | | | |

03 février 2016

Pour la sécurité de Genève

Le 28 février, les Genevois n’auront pas seulement à décider quel sort ils réserveront au Musée d’art et d’histoire, mais d’autres objets importants seront au menu, dont la construction de 1’500 logements en plein centre ville. Ils se situeront à l’emplacement de la caserne des Vernets qu’il s’agit donc de déplacer en dehors de la Ville de Genève.


Je donne ici la parole à un partenaire de la Nouvelle Force, le Conseiller national MCG Roger Golay, membre de la commission de la politique de sécurité*:


OUI, le 28 février, au déplacement de la caserne des Vernets


A la demande de Genève, l’armée est favorable à déplacer ses installations militaires des Vernets à proximité de l’aéroport, alors qu’elle bénéficie d’un droit de superficie allant jusqu’en 2040. Dès lors, il est prévu de construire 1’500 logements sur les terrains de l’actuelle caserne, un site privilégié pour cette affectation.

Lire la suite du plaidoyer de Roger Golay.

05:54 Publié dans Genève, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |