13 février 2011

Les élections en Côte d'Ivoire seraient annulées

 

Selon un mémento confidentiel*, les experts du Panel des cinq chefs d'Etat proposent d'annuler les élections du 28 novembre 2010. La conséquence n'en serait cependant pas simplement une continuation de la présidence de Laurant Gbagbo. Cette annulation serait tout au contraire suivie de la « mise sur pied d'un Présidium à deux têtes », avec Laurent Gbagbo installé au palais présidentiel à Abidjan et Alassane Ouattara à Yamoussoukro, avec résidence à la Maison des Hautes et bureaux à la Fondation Félix-Houphouët-Boigny.

 

D'autres décisions suivront, modifiant profondément la structure étatique de la Côte d'Ivoire pour garantir la paix et sa stabilité intérieure. Une alternative consisterait à refaire les votations dans les départements dans lesquels les votes ont été annulés par le Conseil constitutionnel, après désarmement des Forces nouvelles et des miliciens.

 

Ce projet permettrait aux deux camps Ouattara et Gbagbo de conserver la tête haute et d'envisager un avenir paisible et prospère pour la Côte d'Ivoire.

 

* Armand B. Depeyla dans Soir Info

 

Pierre Scherb

 

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12 février 2011

Les Egyptiens réclament la liberté tandis qu'Alassane Ouattara veut enterrer la démocratie en Côte d'Ivoire

 

Ouattara, 9.2.2011.jpgAlassane Ouattara n'a apparemment pas confiance dans les institutions démocratiques qui viennent pourtant, à en croire la « communauté internationale », de l'élire président de la Côte d'Ivoire.

 

Selon un communiqué d'une « conférence des présidents »* sous la présidence d'Henri Konan Bédié qui a eu lieu hier à l'hôtel du Golf et à laquelle ont participé Alassane Ouattara, Guillaume Soro, et trois autres personnes, la décision a été prise d'approfondir les réflexions sur la création d'un seul parti houphouétiste. Cette conférence demande encore au Directoire d'engager des actions en vue de garantir une victoire nette du RHDP (le parti de Ouattara, Soro et Konan Bédié, entre autres) aux prochaines élections législatives et locales.

 

Cela ne signifie en clair rien d'autre que de mettre un terme à la démocratie et d'instaurer une dictature d'un parti.

 

Est-ce vraiment la volonté de la « communauté internationale » de mettre un terme à la démocratie et d'installer un régime dictatorial ? Le lendemain de la démission d'Hosni Moubarak en Egypte, ne serait-il pas le moment propice pour les chefs d'Etats démocratiquement élus (Sarkozy, Obama...) de revoir leur copie ?

 

* Soir Info du 12.2.2011

 

Pierre Scherb

 

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11 février 2011

Hosni Moubarak et Marc Muller : deux pays - même discours

Je suis responsable. Je reste !

 

C'est le message de Hosni Moubarak délivré hier soir à l'Egypte et au monde. C'est le même son de trompette qu'ont entendu les Genevois de la part de leur Conseiller d'Etat Marc Muller.

 

Les Egyptiens sont renvoyés aux élections du mois de septembre. Nous verrons si cela est suffisant pour calmer un peuple en révolte. Les Genevois, quant à eux, auront l'occasion d'exprimer leur mécontentement avec Marc Muller dans un peu plus d'un mois en infligeant un camouflet à son parti.

 

Pierre Scherb

 

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10 février 2011

Nicolas Sarkozy et la guerre sur deux fronts

 

Jean-Noël Cuénod compare dans la Tribune de Genève de ce jour la situation du président français à celle d'un directeur général d'une entreprise ayant provoqué le ressentiment et l'opposition de ses cadres supérieurs, à force de décisions hasardeuses, de discours à l'emporte-pièce et de hargne systématique.

 

A ce front à l'intérieur de la France s'ajoute cependant un front à l'extérieur, à en croire Armand B. Depeyla, dans Soir Info d'Abidjan. Il soutient que Nicolas Sarkozy ne supporte pas celui qui dit ne pas être un sous-préfet français nommé en Côte d'Ivoire, mais un chef d'Etat élu.

 

Le litige entre Laurent Gbagbo et la France aurait commencé après sa réception à l'Elysée par Lionel Jospin, sous la présidence de Jacques Chirac, en juin 2001. Le coup d'Etat d'octobre 2002 s'est mué en rébellion. Gbagbo était alors en droit d'attendre l'activation des accords de défense conclus entre la Côte d'Ivoire et l'ancienne puissance coloniale. La France la refuse pourtant en avançant sa nouvelle politique de « ni ingérence, ni indifférence ».

 

Le dernier coup de Nicolas Sarkozy était l'annulation du voyage de quelques députés UMP en Côte d'Ivoire, suite à une opposition de l'Elysée.

 

Aurait-il un front de trop ?

 

Pierre Scherb

 

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09 février 2011

La guerre n'aura pas lieu en Côte d'Ivoire (suite)

 

Le ministre russe des affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a rappelé que seul le Conseil de sécurité pouvait autoriser de faire la guerre à la Côte d'Ivoire, avant d'exprimer l'opposition absolue de la Russie à une telle issue* :

 

« Je suis convaincu que le Conseil de sécurité de l'ONU doit soutenir les efforts pour permettre un dénouement pacifique. Une intervention extérieure au processus électoral et, à plus forte raison, une intervention militaire sont absolument inacceptables et susceptibles de déstabiliser tant l'Afrique occidentale que tout le continent africain, compte tenu des campagnes électorales qui auront lieu prochainement dans 13 Etats africains. On ne peut pas se permettre de créer des précédents pareils, de donner un mauvais exemple qui sera repris chaque fois que quelqu'un sera mécontent du résultat des élections. »

 

Une guerre en Côte d'Ivoire est donc formellement exclue, car la Russie dispose du droit de véto et peut ainsi bloquer toute décision du Conseil de sécurité.

 

A noter que le navire de guerre sud-africain Sas Drakensberg se trouve néanmoins déjà sur place, au large de la Côte d'Ivoire.

 

* RIA Novosti du 8.2.2011

 

Pierre Scherb

 

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08 février 2011

Genève possède un département capharnaüm digne d'une république bananière

 

 

Eric Bertinat.jpgLe député UDC Eric Bertinat dresse ce constat dans sa récente proposition de résolution dont je vous livre ici les motifs :

« Quand un scandale éclate dans notre République, cela nous surprend. Quand ce scandale émane du DCTI, cela ne nous surprend qu'à moitié !

Il faut dire que ce département accumule les casseroles et fait régulièrement la une de la presse pour ses prouesses. Dernière affaire qui éclate au grand jour : le service de gérance de l'Etat et les privilèges qu'il accordait indûment à des tiers. Pourtant confidentiel, les points forts du rapport de l'Inspection cantonale des finances sont relatés par la presse. Ainsi, sur 129 pages, le rapport ne dresse pas moins de 49 griefs à ce service du DCTI. Parmi ces griefs on mentionnera la location d'une villa à vil prix, 411 soi-disant locataires mais exemptés de loyer, des parkings mis gracieusement à disposition, des loyers non indexés ou encore des critères d'attribution dont sont absents les intérêts de l'Etat. Au bout du compte, l'Etat a perdu des millions de francs suite à ces pratiques frauduleuses et acquis une image de République bananière, indigne d'un canton suisse !

Cette nouvelle casserole frappant un service du DCTI vient s'ajouter à une liste déjà très longue. En juin 2009, la Cour des comptes rendait son rapport concernant l'audit de gestion relatif au centre de technologies de l'information (CTI). Dans le rapport, leurs auteurs relèvent de nombreux dysfonctionnements, comme dans les ressources humaines, le pilotage des systèmes d'information et dans l'éthique de certains engagements. Le CTI avait l'habitude de recourir à la sous-traitance, le rapport indiquait que sur 541 temps pleins, 211 sont employés par des entreprises externes et détachés à l'Etat. Au bout du compte, c'est le contribuable qui fait les frais de cette gestion calamiteuse...

Plus récemment, c'est l'utilisation atypique des recettes provenant des loteries et paris sportifs activité rattachée au DCTI jusqu'à fin 2009- destinées à l'aide au sport que la Cour des comptes a mis en évidence. Le patron du DCTI a affecté des sommes en contradiction avec les buts légaux de défense du sport amateur et l'encouragement de l'éducation physique. Par exemple, en 2007, 200 000 F ont étés alloués au comité exploratoire en vue de l'organisation des Jeux Olympiques 2018 à Genève.

Installé aux commandes du DCTI depuis décembre 2005, le Conseiller d'Etat en charge de ce département aura eu plus de 5 ans pour y mettre de l'ordre. Ses récentes déclarations sur les ondes de la RSR, dans lesquelles il assure s'être attelé dès son entrée en fonction à la résolution des problèmes que connaissait le Service de la gérance du canton, résonnent comme les aveux d'une incapacité à gérer un tel département.

Le DCTI, tel un navire en perdition, ne semble plus avoir de véritable capitaine à son bord. En cas de pépin, la patate chaude est renvoyée par le chef à ses subalternes, renforçant le sentiment de la population d'une absence de hiérarchie dans ce département.

Au cours de l'année passée, le DCTI a par ailleurs connu une série de démissions. Divers collaborateurs occupant des postes stratégiques ont préféré quitter le vaisseau avant qu'il ne sombre et rejoindre le secteur privé.

Pourtant les défis que Genève doit relever pour assurer le bien-être de sa population sont nombreux. Alors qu'un solde migratoire conséquent entraîne une forte croissance démographique, la construction de logements ne suit pas et la promesse du Conseil d'Etat de réaliser 2500 logements par an devient une utopie.

Lassés des scandales à répétition d'un département laissé à l'abandon, les Genevois exigent des réponses. Jusqu'à présent, la population a payé les pots cassés de cette gestion calamiteuse et souhaite voir le DCTI remis à flot. Pour y parvenir, seule une réorganisation en profondeur le permettra. »

 

Pierre Scherb

 

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Côte d'Ivoire : le président de l'assemblée nationale devrait-il remplacer Alassane Ouattara ?

 

L'art. 40 de la constitution ivoirienne prévoit : « En cas de vacance de la Présidence de la République par décès, démission, empêchement absolu, l'intérim du Président de la République est assuré par le Président de l'Assemblée nationale. »

 

Or, des rumeurs de plus en plus fortes se font entendre disant qu'Alassane Ouattara ne se montrait plus publiquement à cause d'un problème de santé d'une certaine gravité ou plutôt d'une gravité certaine. Il appartiendrait donc à son gouvernement de saisir le conseil constitutionnel. Bien évidemment, cette situation serait au plus haut point embarrassant, raison pour laquelle le gouvernement Ouattara pourrait être tenté de la cacher le plus longtemps possible.

 

Il est cependant plus probable, dans la mesure où les gouvernements n'ont pas l'habitude de mentir au simple citoyen, qu'Alassane Ouattara, occupé par ses tâches de président, n'ait plus le temps de se montrer publiquement.

 

Pierre Scherb

 

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07 février 2011

Rues fermées : tant va la cruche à l'eau qu'à la fin elle se casse

 

« 200 rues ne sont plus à vous », c'est la traduction en clair de l'initiative des Verts pour barricader la Ville de Genève. Un plan commençant par la fermeture provisoire de 50 rues vient d'être présenté à la population. Ce « test » ne coûtera que 5,1 millions de francs. Vous trouvez que c'est toujours trop pour un provisoire ? Rassurez-vous, tout est déjà prévu pour le rendre définitif, arguments fallacieux à l'appui, à l'instar de ce qui s'est passé à la rue du Lac.

 

Sauf que cette fois-ci, c'en est vraiment trop. Les radicaux viennent de se réveiller. Ils avaient voté le projet des Verts, mais envisagent aujourd'hui de soutenir le référendum que l'UDC avait tout de suite annoncé après le vote du Conseil municipal, l'année dernière.

 

Pierre Scherb

 

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06 février 2011

Qui a vu Alassane Ouattara depuis un mois ?

 

Un commentateur me pose cette question depuis un certain temps avec insistance. Il va même plus loin en prétendant que le président de la Côte d'Ivoire reconnu par « la communauté internationale » aurait subi une attaque cérébrale et se trouverait dans l'hôpital du Val-de-Grâce, à Paris.

 

Pour le surplus, un nouveau schéma de sortie de crise aurait été préparé dans les chancelleries occidentales, ressemblant comme deux goutes d'eau à ce que j'avais proposé le 18 janvier 2011 dans ma note « Alassane Ouattara peut-il avoir raison tout en ayant tort ». Il s'agirait d'installer à la présidence une personnalité ivoirienne « peu marquée politiquement » avec les seuls buts de désarmer la rébellion, de parachever le redéploiement de l'administration et d'organiser de nouvelles élections.

 

Aura-t-il enfin une lueur d'espoir pour les Ivoiriens ?

 

Pierre Scherb

 

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05 février 2011

Tout semble être réglé pour destituer Laurent Gbagbo en Côte d'Ivoire

 

Un adhérant anonyme* de Laurent Gbagbo livre son analyse pour dire que le panel des cinq chefs d'Etat déclarera Alassane Ouattara comme président élu, à la grande déception de son clan :

 

« Contrairement à ce que beaucoup de nous croyons la France grâce à ses études d'opportunités stratégiques savait pertinemment comment opérer pour ressortir victorieuse d'Addis-Abeba. Devant la montée en puissance des soutiens du président Gbagbo en Afrique australe et centrale lusophone, elle a d'abord poussé Idriss Deby à déclarer qu'il est favorable à une issue pacifique au règlement de la crise mais en prenant le soin de reconnaître que le chef rebelle a gagné l'élection. Ensuite, les stratégistes ont décidé de la mise sur pied d'un panel de chefs d'Etat sachant pertinemment que les pro-Gbagbo seraient minoritaires. Tout ceci en étroite collaboration avec l'ONU, la Cédéao, Raila Odinga le pseudo médiateur et Jean Ping le président de la commission de l'UA. Ils savaient donc tous comment procéder avant même la tenue des assises. C'est d'ailleurs une des raisons pour laquelle Sarkozy officiellement invité en tant que président du G8-G20 s'est permis de parler de la Côte d'Ivoire à la tribune de l'UA. Ensuite, c'est l'ONU qui a plaidé pour le rejet des propositions du Président Gbagbo, mais surtout a donné le cadre de travail du panel des chefs d'Etat faisant ainsi écho aux déclarations tapageuses de Jean Ping. Le décor ainsi planté, le choix des chefs d'Etat devant constituer le panel ne fut qu'un jeu d'enfant. Résultat des courses trois voix (dont le président du panel) pour la France contre au maximum deux pour le Président Gbagbo. Lorsque des dissensions vont apparaître au sein du panel, les décisions seront soumises au vote et indubitablement les ennemis de la Côte d'Ivoire l'emporteront. Le Président Zuma qui est un démocrate se rangera donc à la décision de la majorité car il est dit que le panel parlera d'une seule voix. Le coup le plus remarquable de cette partie d'échec est tout simplement venu des stratégistes français qui ont encore une fois damé le pion aux tacticiens ivoiriens. Très simple. D'abord en demandant à Goodluck de refuser de se joindre au panel puis en y intégrant le Président Zuma on l'astreint d'office à la réserve, car ne pouvant officiellement être juge et partie et ce, pendant la durée de la mission. Pendant ce temps, Goodluck le va-t-en guerre qui a fait semblant de refuser pourra s'exprimer librement comme il le fait depuis le début pendant que notre soutien africain le plus important est mis sous l'éteignoir. Tout simplement époustouflant !!!!!!!

Pourquoi ne pas avoir fait admettre les Présidents Mugabe ou Dos Santos et permis au Président Zuma de continuer d'agir ouvertement en notre faveur, car étant celui dont la voix porte plus surtout que l'Afrique du Sud est membre du G20 qui se réunira bientôt. »

 

* J3A dans Le Temps d'Abidjan

Pierre Scherb

 

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