04 février 2011

La Constituante choisit la confrontation

 

Marc Bretton, dans la TdG de ce jour, exprime l'hypothèse que les partis pouvaient retrouver le sens des responsabilités. Les événements de la séance plénière d'hier indiquent plutôt le contraire.

 

Tandis qu'à peu près tout le monde plaidait pour une meilleure entente et la concertation, la majorité Libéraux - Radicaux - PDC et Verts a préféré choisir la confrontation. On s'attendait à un vrai changement à la présidence de la Constituante, comme il avait été promis par un membre de cette majorité. Hélas, tous les co-présidents ont rempilé, à l'exception du libéral Jacques-Simon Eggly. L'assemblée aurait ainsi eu l'occasion d'un mini-changement en élisant l'UDC Ludwig Muller, connu pour ses positions conciliantes, notamment en matière de développement durable. Cela semblait d'autant plus nécessaire que les partis libéral et radical ont de facto fusionné depuis le début des travaux de la constituante. L'élection d'une inconnue sans expérience qui a tout récemment rejoint l'équipe libérale des constituants a avorté tous les espoirs.

 

Pierre Scherb

 

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03 février 2011

La Constituante a encore du pain sur la planche

 

Le groupe UDC était raisonnablement optimiste au moment de recevoir officiellement l'avant-projet de constitution. Voici le texte de mon intervention à la Constituante au nom de mon groupe :

 

Madame la Présidente, chers Collègues,

 

Tout d'abord, j'aimerais adresser les remerciements du groupe UDC au comité de rédaction pour le travail accompli. Bien entendu, il ne nous satisfait pas entièrement mais il a le mérite d'être fait.

 

Le groupe UDC se félicite de son bon travail qui a permis d'arriver à cet avant-projet de constitution. Bien sûr, il y a toujours des points à améliorer, sinon nous pourrions arrêter nos travaux et le soumettre au peuple.

 

Aujourd'hui, je me limite à en présenter deux, d'autres seront évoqués en commission.

 

Le premier point concerne la forme et le style de l'avant-projet. J'ai été touché par le rapport général de la commission de rédaction, je cite : « Dès le départ de ses travaux, la commission a exprimé le souhait de rédiger un avant-projet constitutionnel selon les critères légistiques mis au point par Eugen Huber, auteur du Code civil suisse du 10 décembre 1907, c'est-à-dire au moyen d'un langage intelligent, clair, concis et aisément compréhensible pour le citoyen. »

 

Apparemment, mes vœux de léguer à la postérité une telle constitution avaient été exaucés. Hélas, j'ai vite dû déchanter. Quelques lignes plus loin, le rapport parle tout à coup d'un recours au langage inclusif. Exit donc les promesses d'un langage intelligent, clair, concis et aisément compréhensible et place au style administratif. Savez-vous seulement ou avez-vous compris ce que veut dire « langage inclusif » ?

Je rappelle que le style administratif affectionne les phrases très longues, avec de nombreuses propositions incidentes et une pluie de subordonnées. Et pourquoi tout cela ? A cause d'une confusion des deux termes sexe et genre. Si, en grammaire, le genre masculin l'emporte sur le genre féminin, ce qui est, sauf erreur de ma part, la règle en français, il ne s'agit pas d'une prétendue supériorité des hommes sur les femmes, mais, comme on vient de le voir, d'une simple règle grammatical. Nous souhaitons donc que le projet de constitution soit délesté de toute faute grammaticale et que le conseil d'Eugen Huber soit vraiment respecté.

 

Je reviens à présent au deuxième point que je désire traiter, à savoir les districts.

 

Cette question a été abordée une première fois lors de la séance plénière du 30 novembre 2010. Plusieurs groupes voulaient alors créer une nouvelle entité d'organisation territoriale. Bien que les districts avaient déjà été évoqués en commission, cela ne fut pas le cas du modèle finalement proposé et, pour le principe seulement, accepté. La séance plénière a donc souhaité qu'il soit approfondi en commission, avant de finalement en décider. Or, lors de la séance plénière du 30 novembre 2010, l'assemblée n'a pas voulu revenir sur ses décisions prises au sujet des districts, tout en rejetant les nouvelles thèses proposées par la commission 4. Les observateurs neutres n'ont pas manqué de constater le rejet de facto des districts.

 

Qu'à cela ne tienne. L'évident a soi-disant paru incertain aux yeux de la commission de rédaction qui nous ressort les districts dans les articles 130 à 137 de l'avant-projet de constitution. Il n'est pire aveugle que celui qui refuse de voir. Il appartient ainsi à la séance plénière d'imposer sa volonté pourtant clairement exprimée lors des votes du 30 novembre 2010 et de rejeter ces dispositions allant contre le bon sens.

 

N'oublions pas que le peuple genevois nous a donné le mandat de faire une nouvelle constitution parce qu'il voulait, entre autres, en finir avec les nombreux doublons. Ne mettons donc pas l'acceptation par le peuple de notre projet de constitution en danger en inventant des triplons.

 

Pour conclure, je rappelle encore que l'Union Démocratique du Centre s'est clairement prononcé pour le maintien de la ville de Genève dans sa forme actuelle. Dès lors, le groupe UDC s'oppose vigoureusement à toute tentative de la démanteler par la bande.

 

Madame la Présidente, chers collègues, je vous remercie de votre attention.

 

Pierre Scherb

 

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Pas de recomptage de voix en Côte d'Ivoire

 

Celui qui l'affirme est Alcide Djédjé, ministre des affaires étrangères du gouvernement Gbagbo, car le recomptage des voix n'avait, à sa connaissance, pas été adopté en tant que tel. Il ajoute qu'il allait de soi que des commentaires seraient faits à partir de ce qui s'était réellement passé : la fraude massive, les violences au Nord, etc. tout l'argumentaire qui avait été fourni par le Conseil constitutionnel.

 

Aucune instance internationale n'était au-dessus d'aucune Constitution dans le monde, a encore dit M. Djédjé depuis Addis-Abeba. Tout ce qui serait contraire à la Constitution ivoirienne ne serait pas accepté. C'était de là que partait la discussion du Panel des cinq chefs d'Etats.

 

Il conlut en disant que l'Union africaine avait toujours eu comme partenaire les Nations unies. M. Ban Ki-moon avait donné une opinion qui était celle d'un fonctionnaire international. Il s'était empêtré dans des erreurs et des compromissions. Par l'intermédiaire de son représentant, M. Choi, il avait outrepassé ses mandats. Il avait certifié les résultats provisoires, alors qu'il était dit clairement que c'était après toutes les étapes, donc après l'annonce du Conseil constitutionnel, qu'il pouvait réagir pour certifier et voir si la Constitution avait été respectée en Côte d'Ivoire.

 

Pierre Scherb

 

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02 février 2011

Coup d'Etat électoral en Côte d'Ivoire (suite)

 

Mon article d'hier a suscité un vif intérêt à Genève, et même au-delà. Un commentateur m'a fait part de la lettre ouverte de l'écrivain camerounaise Calixthe Beyala au président-directeur général du groupe Jeune Afrique Bechir Ben Yahmed. Je profite de l'occasion pour remercier tous mes lecteurs et commentateurs pour leur fidélité. Bien que déjà visible sur ce blog en tant que commentaire, cette lettre ouverte mérite d'être connue d'un plus large public, raison pour laquelle je la publie ici comme note :

 

Calixthe Beyala.jpg« D'aussi loin que me porte ma mémoire, il me semble qu'une seule et unique fois, je fus en désaccord avec vous, très cher Béchir Ben YAHMED. Et je vous le fis savoir.

C'était il y a fort longtemps, mais lorsque passe trop temps, ce dernier ne revêt plus aucune importance ; je l'avoue humblement, je n'ai nullement le sens du temps. C'était au sujet du nom du journal « Jeune Afrique ». Il me souvient que vous lui attribuiez alors le titre de « L'intelligent. » Mes yeux fulminaient de colère lorsque je vous en parlai. Aujourd'hui encore, je ne puis oublier votre sourire ; et cette manière très pétillante de me rétorquer que j'aurais dû vous écrire pour vous dire mon sentiment.

Depuis ces temps si lointain, aucune particule, aucune ride ne s'est point posée sur le respect et l'amitié qui nous lient... Au moins, c'est CE QUE JE CROIS.

Voilà que pour la deuxième fois, un sujet nous oppose: les élections Présidentielles en Côte d'Ivoire.

Je ne crois pas que Monsieur Alassane OUATTARA soit le Président élu de la Côte d'Ivoire car pour cela, il eût fallu que sa victoire fût reconnue par le Conseil Constitutionnel de son pays; il me semble que ce n'est point le cas, me tromperais-je ? Aucune commission électorale, aussi noble soit-elle, ne saurait proclamer le vainqueur d'une élection, d'autant que dans le cas de la Côte d'Ivoire, cette commission électorale était constituée aux 2/3 par les membres de l'opposition....

Vous me rétorquerez que le Président du Conseil Constitutionnel Ivoirien est un homme du Président GBAGBO. Oui, sans aucun doute. Mais n'est-ce point le cas dans tous les pays du monde et même en France ? On se souvient tous du cas des U.S.A où s'opposait alors AL GORE et W. BUSH. La Cour suprême trancha en faveur de ce dernier alors qu'il bénéficiait de moins de voix que son adversaire. Il me semble n'avoir pas entendu des cris d'orfraie des démocrates du monde entier, me tromperais-je ? Il me semble que l'ONU ne battit pas un cil pour condamner cette « usurpation de pouvoir. »

Je ne crois pas que le Président Français Nicolas Sarkozy aime tant l'Afrique et ses habitants qu'il veille à la démocratisation du continent, voire au bien être de ses peuples. Je n'ai pas oublié le discours de Dakar... Je n'ai pas oublié les élections au Gabon. Ne fut-il pas le premier à féliciter BONGO fils ? Pourquoi ne fustigea-t-il pas ce dernier ? Pourquoi le félicita-t-il, alors que l'opposition contestait, preuve à l'appui, les résultats des Urnes ? Il me semble avoir raté, -ce qui m'étonne-, votre édito lapidaire sur ce hold-up électoral. Et j'ajoute que le documentaire sur la Françafrique a clairement démontré les impostures, les magouilles et les mille manigances de mon pays la France, pour placer et maintenir au pouvoir quelques despotes dévoués corps et âme à notre mère patrie.

Je ne crois pas en l'ONU, ce minuscule Club d'Etats riches où aucun pays d'Afrique ne siège en son Conseil de Sécurité ; je ne crois pas que L'UNION AFRICAINE soit libre de ses propos d'autant que malheureusement pour les africains, celle-ci est financée par l'Union Européenne.

Je ne crois pas que les dirigeants Africains soutiennent activement Alassane OUATTARA ; il me semble n'avoir vu aucune félicitation émanant d'un Chef d'Etat du continent, adressée au Président désigné par la Communauté Internationale. Mais qui se cache derrière cette nébuleuse ? Seraient-ce les mêmes qui croisent les bras pendant qu'on bombarde l'Irak ou l'Afghanistan ?

Je ne crois pas à ce souci d'alternance démocratique dont ils veulent nous abreuver. Combien de chefs d'Etats ont changé la constitution de leur pays pour pouvoir être élu pour la énième fois ? Combien d'entre eux occupent le poste de Président depuis vingt voire trente ans ? Pourquoi la soi disant communauté Internationale ne les condamne-t-elle pas ? Et la France, qu'en dit-elle ? Rien.

Silence! On exploite!

Je crois et permettez-moi de reprendre vos propos « la légende selon laquelle GBAGBO serait le grand défenseur de la souveraineté nationale et que ses positions tranchées lui ont valu l'hostilité de la France, » Il s'agit d'une réalité, vérifiée et palpable, confirmée en outre ces derniers jours par le documentaire français « la Françafrique. » Avez-vous oublié les implications de la France dans le coup d'état contre GBAGBO en 2002, ainsi que les multiples complots qui s'ensuivirent ?

Je crois que tous les Panafricanistes croient au complot contre la Côte d'Ivoire. Il suffit pour s'en convaincre de regarder les deux manifestations organisées à Paris pour le soutien à la souveraineté de la Côte d'Ivoire et qui a réuni près de cinq mille personnes, battant le macadam dans le froid hivernal parisien. Donc GBAGBO n'est pas seul. Il a le peuple Africain à ses côtés. Je crois qu'autrefois, la France et ses acolytes organisaient des coups d'Etats armés pour déloger les Chefs d'Etats Africains qui ne correspondaient pas à leurs critères de sélection. Je crois que la forme de renversement des pouvoirs indésirables a évolué ; elle est plus subtile. Me permettez-vous d'introduire la notion de « Coup d' Etat électoral ? » Et si le Président GBAGBO en était une des dignes victimes? Y aviez-vous songé?

Je crois que la stratégie géopolitique voudrait que le Golfe de Guinée soit totalement sous contrôle Occidental. L'épuisement des puits pétrolifères dans le Golfe Persique et la résistance armée dans ces régions, justifient que l'Europe se tourne vers l'Afrique. Pour son pétrole. Pour ses matières premières. Pour ses innombrables richesses. Et aussi- il ne s'agit pas d'un argument moindre,- sa capacité de soumission bas-ventrale...

Je crois que tous les pays du Golfe de Guinée connaîtront le même sort que la Côte d'Ivoire dans un avenir plus ou moins proche.

Je crois tout simplement qu'Alassane OUATARA est pour les Occidentaux l'homme de confiance et que pour atteindre leurs objectifs, à savoir lui faire revêtir le costume de président de la Côte d'Ivoire, ils sont prêts à tout...

Je crois enfin que GBAGBO ainsi que le peuple Ivoirien se battront jusqu'au bout pour ne point se faire dépouiller... en témoigne le peu d'enthousiasme qu'a suscité l'appel à la mobilisation d'Alassane OUATARA.

Je ne sais pas s'ils y réussiront.

Voilà, cher Béchir Ben YAHMED, ce en quoi je crois. Ou pas.

Calixthe Beyala. »

 

Pierre Scherb

 

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L'UDC n'est pas contre les étrangers

 

Blocher à l'UDC, 1.2.jpgChristoph Blocher, ancien conseiller fédéral, est venu donner le coup d'envoi à la campagne à l'élection aux conseils municipaux des 100 candidats UDC du canton de Genève. Réunis pour l'occasion à la villa Dufour, il nous a lancé : « L'UDC n'est pas contre les étrangers, mais contre les abus ! »

 

J'ai pu le prendre en photo au moment de l'allocution de la présidente de l'UDC Genève, Céline Amaudruz, qui était aussi écoutée de manière attentive par le conseiller national André Reymond.

 

Pierre Scherb

 

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01 février 2011

Coup d'Etat électoral en Côte d'Ivoire

 

Ce terme est utilisé par Me Hermann Yaméogo*, un des enfants du premier président du Burkina Faso, Maurice Yaméogo, pour qualifier les élections en Côte d'Ivoire.

 

Me Yaméogo constate que les élections étaient prématurées, car la rébellion n'avait pas été désarmée. L'ONU, au lieu de le faire, a fait pression sur Laurent Gbagbo pour organiser les élections en actionnant les médias et en le présentant comme un lâche.

 

Le Conseil constitutionnel aurait dû, après le deuxième tour des élections, proclamer le vainqueur et ensuite seulement, la Commission électorale indépendante (CEI) avait la mission de certifier les résultats. La CEI avait tenté de doubler le Conseil constitutionnel, ce qui révèle, à ses yeux, encore plus la préméditation du coup d'Etat électoral ; à ce sujet un collectif d'avocats entendait demander une sanction contre M. Choi pour détournement de pouvoirs, violation de la charte onusienne, etc.

 

Laurent Gbagbo était bien dans son droit pour Me Yaméogo. Il déplore qu'il y avait tant de pertes en vies humaines, de dégâts matériels, de violations de droits professionnels, économiques et sociaux, à cause de cette habilitation illégale d'un candidat (qui s'était permis de donner des mots d'ordre ravageurs pour le pays) qu'on pouvait légitimement être angoissé devant les réparations qui allaient suivre. Il conclut en demandant : « Combien tout cela va-t-il coûter ? Qui va payer la facture ? »

 

* dans une interview accordée au journal burkinabé San Finna

 

Pierre Scherb

 

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31 janvier 2011

Pas d'intervention militaire en Côte d'Ivoire !

 

C'est la conclusion à tirer du discours du président français lors du sommet de l'Union africaine à Addis-Abeba : « La violence, d'où qu'elle vienne, n'est jamais une solution. » Autrement dit, Nicolas Sarkozy s'oppose à toute intervention militaire en Côte d'Ivoire.

 

Bien entendu, ce n'est pas à lui seul d'en décider, mais les Africains ne manqueraient pas de tenir compte de son avis présidentiel.

 

Un simple fonctionnaire, selon l'avis de l'avocat français Michel Ceccaldi, a qualifié une procédure qui se fait de manière automatique à Genève, soit le recomptage des scrutins d'une élection, de « grave injustice ». Ban Ki Moon a encore ajouté : « Revenir sur les résultats de l'élection serait une grave injustice et établirait un précédent fâcheux ». Visiblement, les notions de démocratie et justice ne sont pas partout les mêmes. Avant de nous mettre à la mode sud-coréenne ou onusienne, rappelons-nous plutôt du combat de nos aïeuls qui ne voulaient pas de juges étrangers (et encore moins des fonctionnaires se faisant juges).

 

Pierre Scherb

 

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30 janvier 2011

Voulez-vous bloquer la Ville de Genève ?

 

La population s'oppose aux entraves de plus en plus nombreuses à la circulation et au stationnement en Ville de Genève et dans les communes suburbaines (ex. : Vernier). La majorité de gauche qui dirige la Ville de Genève en rigole. Elle tente actuellement de fermer 200 rues. Ce serait un blocage total de la ville et une catastrophe pour de nombreux commerces déjà durement éprouvés par la concurrence des grands centres commerciaux du canton et de la France voisine.

 

L'UDC s'oppose à cette politique de blocage, nuisible au plus grand nombre.

 

Pierre Scherb

 

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29 janvier 2011

La construction des minarets est interdite !

 

 

Minarets.ch.pngLe minaret en tant que bâtiment n'a pas de caractère religieux. Il n'est même pas mentionné dans le coran et dans les autres écritures saintes de l'islam. En fait, le minaret est le symbole d'une revendication de pouvoir politico-religieuse qui, au nom d'une dite liberté religieuse, conteste plusieurs droits fondamentaux, par exemple l'égalité de tous, aussi des deux sexes, devant la loi. Il symbolise donc une conception contraire à la Constitution et au régime légal suisse.

 

Ces constatations ont poussé un comité d'initiative presqu'entièrement composé de membres de l'UDC à demander leur interdiction en Suisse. Cette initiative a été acceptée, le 28 novembre 2010, par 40,3% des Genevois.

 

L'UDC, en tant que parti national, continue à défendre les valeurs suisses au niveau du canton et de la Ville de Genève.

 

Pierre Scherb

 

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28 janvier 2011

Côte d'Ivoire : les spectres de Thomas Sankara et Patrice Lumumba

 

Derrière la bataille pour la présidence entre Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo semble se cacher un autre phénomène : la lutte de l'Afrique pour son indépendance. Il n'est donc pas étonnant que les noms de deux héros de cette lutte refont surface, assassinés aux yeux de nombreux Africains avec l'assentiment des puissances coloniales que furent la Belgique et la France.

 

Pour éclairer davantage ce point de vue, je vous propose un article de l'auteur OBAME NGOMO publié par Mongabon, le 9 janvier 2011 :

 

«  Laurent Gbagbo sur la voie de Lumumba et Sankara

Lumumba.jpgDerrière la simple bataille électorale en Côte d'Ivoire remportée par Laurent Gbagbo, les peuples africains avides de liberté et d'égalité y voient l'opportunité de l'instauration d'une nouvelle donne politique en Afrique. Autrement dit, les populations du continent noir, le plus riche de la planète, sont plus que jamais débout pour revendiquer la libération de leur terre par des prédateurs inhumains qui n'ont que pour seules ambitions l'appauvrissement sans état d'âme de millions d'individus qui se sont pourtant toujours montrés pacifiques.

En effet, c'est du côté de l'Afrique de l'Ouest, au Sénégal, que le malheureux de milliards d'africains est venu, c'est également de ce même côté du continent, en Côte d'Ivoire, que la réparation de la réduction de nos peuples en esclaves semble sortir. En d'autres termes, souvenons nous que le combat du devenir et de l'avenir de l'Afrique s'est joué entre deux fils de l'Afrique de l'Ouest : Léopold Sédar Senghor et Nkame Nkrumah. Le premier, soutenu par l'Occident comme Alassane Ouattara, était pour l'Afrique des états quand le second, vilipendé et torpillé par ces mêmes occidentaux, vantait la nécessité vitale des Etats-Unis d'Afrique.

Et pourtant, nous nous apercevons avec fierté pour certains et regret pour d'autres que c'est sur le modèle ambitieux de Nkrumah que les autres continents ont choisi pour tenter d'affronter les grands changements qui s'opèrent dans un monde en perpétuels mouvements.

En fait, sans retracer le triste passé de nos cinquante première années dites d'indépendance, nous pouvons aisément affirmer que la voie qui nous avait été imposée par l'Occident avec la minable collaboration de Léopold Sédar Senghor ne fut pas la bonne. Car comme nous le savons, celle-ci a consisté à parcelliser l'Afrique, à diviser ses peuples, à profiter abusivement de ses richesses humaines et naturelles et à fragiliser ses potentiels fils en proie à de nobles valeurs : honnêteté, générosité, dialogue, respect, humilité, etc.

C'est dire que nos pères, Nkame Nkrumah, Patrice Lumumba, Habib Bourguiba, Sékou Touré, Nelson Mandela et le jeune Thomas Sankara, combattants de la véritable libération du continent noir avaient été de bons visionnaires. D'ailleurs , dans les projets louables qu'ils avaient eu pour l'Afrique, notre terre, ils n'y avaient jamais inscrit comme vecteurs de développement ou d'épanouissement : la guerre, la famine, les violence de tout genre, la vulgarisation de l'obscurantisme religieux, la domination de l'impérialisme occidental, la pauvreté, etc.

Sankara.jpgAujourd'hui, il n'y a qu'à regarder le spectacle macabre qui accable de nombreux fils de notre continent pour comprendre que ces vaillants combattants de la liberté n'auraient jamais accepté comme toute la jeunesse africaine que le candidat de l'Occident, Alassane Ouattara, leur bras armé en Côte d'Ivoire, puisse être imposé comme président de la Côte d'ivoire quand bien même nous sommes tous témoins de cet échec patent de leur volonté de faire passer en force leur poulain.

Plus que jamais l'Afrique est debout et ses fils ne comptent pas se laisser abuser à nouveau par ses ennemis qui séjournent dans l'art du mensonge et qui manient avec dextérité les formules de déstabilisations les plus nocives. Le film « Francafrique, 50 ans sous le sceau du secret » du réalisateur français Patrick Benquet est bien illustratif.

Par conséquent, que Alassane Ouattara, l'ami des assassins des peuples noirs prenne conscience que l'élection présidentielle de la Côte d'ivoire ne représente rien face au combat pour lequel nous soutenons Laurent Gbagbo. Puis, que celui-ci consomme l'amertume en voie de disparition qu'il a voulu introduire à nouveau sur notre continent. Son attitude qui ne diffère en rien de celle de Pétain ne peut trouver refuge dans une Afrique qui entame une nouvelle ère : celle de voir ses fils et ses filles heureux. Notre continent ne peut plus être la terre des paradoxes au grand enthousiasme de ses ennemis. Aussi, nous faisons, derrière et avec Laurent Gbagbo, le choix d'une Afrique selon Nkame Nkrumah, celui d'une terre et d'un peuple plus que jamais uni face à l'ennemi.

Les erreurs de gestion de Laurent Gbagbo doivent être sanctionnées par les ivoiriens voire par les africains. C'est pourquoi dorénavant nul autre personnage étrange et étranger ne sera invité à jouer les spécialistes de l'Afrique transformés en médiateurs diviseurs. Et comme par hasard, les fameux spécialistes de l'Afrique ne sont jamais des africains. Nous disons non à ces ingérences et à cette mascarade car le linge sale des africains se lavera en Afrique et par les africains.

Qu'à cela ne tienne, retenons que l'histoire politique de notre continent nous enseigne que tous nos grands leaders africains ont connu une fin de vie non enviable mais surtout inhumaine du fait de leur simple volonté de voir l'Afrique forte, prospère et solidaire. Par ailleurs, nous tenons à préciser que nous faisons une différence claire et sans ambiguïté entre les leaders africains, passionnés et amoureux de l'Afrique, des chefs populistes de certains états africains qui n'ont été que de simples valets de l'Occident comme Alassane Ouattara souhaite amplifier ce statut qu'il porte depuis des lustres en Côte d'Ivoire.

C'est-à-dire que tous les grands hommes qui se sont battus pour dire « halte » à l'avancée menaçante et grandissante de l'Afrique ont connu des fins tragiques.

Inutile de rappeler dans quelles conditions sont morts Patrice Lumumba et Thomas Sankara pour ne citer que ces deux cas.

Laurent Gbagbo n'est certainement pas un saint mais il est loin d'être le diable qu'on veuille présenter aux yeux du monde. Par ailleurs il n'est de secret pour personne que depuis plusieurs décennies notre continent est spolié, traumatisé, sacrifié et jeté aux dieux de la pauvreté et de la misère par un groupuscule d'individus sans foi ni loi qui estiment qu'ils doivent décider sur les conditions de vie des milliards êtres humains vivants sur le continent noir. Et, Alassane Ouattara, en siégeant à la présidence de la rébellion qui tue sans honte les habitants de la Côte d'ivoire ne concoure pas à la libération du continent noir mais bien au contraire. Pour quelqu'un qui a exercé dans les antichambres de la mort politique et économique de nos états africains, il devrait savoir d'où provient le mal qui mine et terrasse sa terre.

C'est cet état d'esprit aveuglé, habité par une ambition démesurée et contesté par les africains qui motive et anime l'adhésion massive et sans condition qui est portée à Laurent Gbagbo. Ce dernier n'a pas fait le choix facile et destructeur de l'asservissement mais il a eu une attitude courageuse qui séduit plus d'un, aussi bien des non ivoiriens mais africains ou humanistes que ceux qui n'ont pas voté pour lui.

L'Afrique cherchait au tournant de son histoire, un fils de plus qui aurait eu la force de sonner à nouveau la fin de l'hégémonie occidentale sur son sol. Cet élan invite à une véritable chaîne d'union des africains d'abord et des humanistes si possible aux côtés de Laurent Gbagbo, président légitime et légal de la Côte d'Ivoire.

En plus, les millions de soutiens dont dispose Laurent Gbagbo face à la communauté internationale va inévitablement entraîner une modification des rapports entre les pays occidentaux et l'Afrique toute entière. Souvenons nous que c'est suite à la première guerre du Golf que sont nés les islamistes radicaux, Alcaïda et les attentats du 11 septembre 2001. Puis, avec la deuxième guerre du Golf, nous avons eu le massacre des chrétiens d'Irak qui sont aujourd'hui contraints de fuir. Et plus proche de chez nous, au Mali, nous venons d'apprendre que l'ambassade de France vient de connaître un attentat.

C'est dire que les idées de rejet et de diabolisation de toute personne d'origine occidentale tant à foisonner chez les jeunes générations africaines au grand détriment de la majorité des occidentaux qui ne sont nullement complices de cette politique de spoliation, de domination et de déshumanisation des peuples noirs.

Aussi, nous invitons la fameuse communauté internationale à ne pas susciter ou ressusciter les envies de vengeance ou de légitime défense qui bouillonnent dans chaque africain après avoir visité la période de l'esclavage, de la colonisation et des différentes guerres en Afrique orchestrées et alimentées par les Occidentaux contre les peuples noirs.

En effet, jusqu'à ce que nos souvenirs remontent au plus loin, il n'existe pas encore de sociétés productrices d'armes en Côte d'Ivoire. Donc, chaque menace faite au président Laurent Gbagbo, qui n'est qu'un préalable pour une éventuelle guerre en Côte d'Ivoire, sonne comme une menace faite à tout africain en proie à une soif de liberté.

C'est pourquoi, nous interpellons la vigilance de tous face à la déclaration, révélatrice et maladroite, avancée par Nicolas Sarkozy et reprise par Alain Juppé concernant la présence des militaires français en Côte d'Ivoire. Ils y disent : « Il n'y a aucune ambiguïté : nos soldats, les soldats de la France, n'ont pas vocation à s'ingérer dans les affaires intérieures de la Côte d'Ivoire. Ils agissent en vertu d'un mandat des Nations unies. La «première préoccupation» des soldats de la force française Licorne est «la protection (des) ressortissants» français ».

Nous voyons bien l'intérêt porté par l'ONU et la fameuse communauté internationale aux ivoiriens et aux ivoiriennes tués par les rebelles armés d'Alassane Ouattara. Il nous aurait semblé que ce sont eux qui ont plus besoin de protection. Encore une fois de plus, nous constatons une politique à deux vitesses qui justifie notre volonté indiscutable de laisser les africains résoudre leurs problèmes, si problème y est vraiment.

Enfin, nous affirmons sans complexe et avec force que Laurent Gbagbo, le seul et unique président qui a été élu par le peuple ivoirien et reconnu par la plus haute instance juridique de la République de Côte d'Ivoire lors de la dernière présidentielle est entré royalement dans l'Histoire de l'Afrique. Il fait désormais partir de la liste des libérateurs de notre continent peinant sous le joug de l'ennemi qui n'est autre que les puissances occidentales empaquetées dans l'ONU et ses dérivés.

Dès lors son nom siègera près de ceux de ses prédécesseurs qui avaient courageusement entamé ce combat au début du 20ème siècle. Citons : Nkame Nkrumah, père du panafricanisme, Patrice Lumumba, Sékou Touré, Cheik Anta Diop, Thomas Sankara, Nelson Mandela, Robert Mugabe, Mouammar Kadhafi et dans une outre mesure Omar Bongo Ondimba, après sa prise de conscience et la prononciation de son discours historique du 01 décembre 2007.  »

 

* http://www.lepost.fr/article/2011/01/09/2365155_laurent-gbagbo-sur-la-voie-de-lumumba-et-sankara.html

 

Pierre Scherb

 

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