07 février 2011

Rues fermées : tant va la cruche à l'eau qu'à la fin elle se casse

 

« 200 rues ne sont plus à vous », c'est la traduction en clair de l'initiative des Verts pour barricader la Ville de Genève. Un plan commençant par la fermeture provisoire de 50 rues vient d'être présenté à la population. Ce « test » ne coûtera que 5,1 millions de francs. Vous trouvez que c'est toujours trop pour un provisoire ? Rassurez-vous, tout est déjà prévu pour le rendre définitif, arguments fallacieux à l'appui, à l'instar de ce qui s'est passé à la rue du Lac.

 

Sauf que cette fois-ci, c'en est vraiment trop. Les radicaux viennent de se réveiller. Ils avaient voté le projet des Verts, mais envisagent aujourd'hui de soutenir le référendum que l'UDC avait tout de suite annoncé après le vote du Conseil municipal, l'année dernière.

 

Pierre Scherb

 

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06 février 2011

Qui a vu Alassane Ouattara depuis un mois ?

 

Un commentateur me pose cette question depuis un certain temps avec insistance. Il va même plus loin en prétendant que le président de la Côte d'Ivoire reconnu par « la communauté internationale » aurait subi une attaque cérébrale et se trouverait dans l'hôpital du Val-de-Grâce, à Paris.

 

Pour le surplus, un nouveau schéma de sortie de crise aurait été préparé dans les chancelleries occidentales, ressemblant comme deux goutes d'eau à ce que j'avais proposé le 18 janvier 2011 dans ma note « Alassane Ouattara peut-il avoir raison tout en ayant tort ». Il s'agirait d'installer à la présidence une personnalité ivoirienne « peu marquée politiquement » avec les seuls buts de désarmer la rébellion, de parachever le redéploiement de l'administration et d'organiser de nouvelles élections.

 

Aura-t-il enfin une lueur d'espoir pour les Ivoiriens ?

 

Pierre Scherb

 

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05 février 2011

Tout semble être réglé pour destituer Laurent Gbagbo en Côte d'Ivoire

 

Un adhérant anonyme* de Laurent Gbagbo livre son analyse pour dire que le panel des cinq chefs d'Etat déclarera Alassane Ouattara comme président élu, à la grande déception de son clan :

 

« Contrairement à ce que beaucoup de nous croyons la France grâce à ses études d'opportunités stratégiques savait pertinemment comment opérer pour ressortir victorieuse d'Addis-Abeba. Devant la montée en puissance des soutiens du président Gbagbo en Afrique australe et centrale lusophone, elle a d'abord poussé Idriss Deby à déclarer qu'il est favorable à une issue pacifique au règlement de la crise mais en prenant le soin de reconnaître que le chef rebelle a gagné l'élection. Ensuite, les stratégistes ont décidé de la mise sur pied d'un panel de chefs d'Etat sachant pertinemment que les pro-Gbagbo seraient minoritaires. Tout ceci en étroite collaboration avec l'ONU, la Cédéao, Raila Odinga le pseudo médiateur et Jean Ping le président de la commission de l'UA. Ils savaient donc tous comment procéder avant même la tenue des assises. C'est d'ailleurs une des raisons pour laquelle Sarkozy officiellement invité en tant que président du G8-G20 s'est permis de parler de la Côte d'Ivoire à la tribune de l'UA. Ensuite, c'est l'ONU qui a plaidé pour le rejet des propositions du Président Gbagbo, mais surtout a donné le cadre de travail du panel des chefs d'Etat faisant ainsi écho aux déclarations tapageuses de Jean Ping. Le décor ainsi planté, le choix des chefs d'Etat devant constituer le panel ne fut qu'un jeu d'enfant. Résultat des courses trois voix (dont le président du panel) pour la France contre au maximum deux pour le Président Gbagbo. Lorsque des dissensions vont apparaître au sein du panel, les décisions seront soumises au vote et indubitablement les ennemis de la Côte d'Ivoire l'emporteront. Le Président Zuma qui est un démocrate se rangera donc à la décision de la majorité car il est dit que le panel parlera d'une seule voix. Le coup le plus remarquable de cette partie d'échec est tout simplement venu des stratégistes français qui ont encore une fois damé le pion aux tacticiens ivoiriens. Très simple. D'abord en demandant à Goodluck de refuser de se joindre au panel puis en y intégrant le Président Zuma on l'astreint d'office à la réserve, car ne pouvant officiellement être juge et partie et ce, pendant la durée de la mission. Pendant ce temps, Goodluck le va-t-en guerre qui a fait semblant de refuser pourra s'exprimer librement comme il le fait depuis le début pendant que notre soutien africain le plus important est mis sous l'éteignoir. Tout simplement époustouflant !!!!!!!

Pourquoi ne pas avoir fait admettre les Présidents Mugabe ou Dos Santos et permis au Président Zuma de continuer d'agir ouvertement en notre faveur, car étant celui dont la voix porte plus surtout que l'Afrique du Sud est membre du G20 qui se réunira bientôt. »

 

* J3A dans Le Temps d'Abidjan

Pierre Scherb

 

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04 février 2011

La Constituante choisit la confrontation

 

Marc Bretton, dans la TdG de ce jour, exprime l'hypothèse que les partis pouvaient retrouver le sens des responsabilités. Les événements de la séance plénière d'hier indiquent plutôt le contraire.

 

Tandis qu'à peu près tout le monde plaidait pour une meilleure entente et la concertation, la majorité Libéraux - Radicaux - PDC et Verts a préféré choisir la confrontation. On s'attendait à un vrai changement à la présidence de la Constituante, comme il avait été promis par un membre de cette majorité. Hélas, tous les co-présidents ont rempilé, à l'exception du libéral Jacques-Simon Eggly. L'assemblée aurait ainsi eu l'occasion d'un mini-changement en élisant l'UDC Ludwig Muller, connu pour ses positions conciliantes, notamment en matière de développement durable. Cela semblait d'autant plus nécessaire que les partis libéral et radical ont de facto fusionné depuis le début des travaux de la constituante. L'élection d'une inconnue sans expérience qui a tout récemment rejoint l'équipe libérale des constituants a avorté tous les espoirs.

 

Pierre Scherb

 

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03 février 2011

La Constituante a encore du pain sur la planche

 

Le groupe UDC était raisonnablement optimiste au moment de recevoir officiellement l'avant-projet de constitution. Voici le texte de mon intervention à la Constituante au nom de mon groupe :

 

Madame la Présidente, chers Collègues,

 

Tout d'abord, j'aimerais adresser les remerciements du groupe UDC au comité de rédaction pour le travail accompli. Bien entendu, il ne nous satisfait pas entièrement mais il a le mérite d'être fait.

 

Le groupe UDC se félicite de son bon travail qui a permis d'arriver à cet avant-projet de constitution. Bien sûr, il y a toujours des points à améliorer, sinon nous pourrions arrêter nos travaux et le soumettre au peuple.

 

Aujourd'hui, je me limite à en présenter deux, d'autres seront évoqués en commission.

 

Le premier point concerne la forme et le style de l'avant-projet. J'ai été touché par le rapport général de la commission de rédaction, je cite : « Dès le départ de ses travaux, la commission a exprimé le souhait de rédiger un avant-projet constitutionnel selon les critères légistiques mis au point par Eugen Huber, auteur du Code civil suisse du 10 décembre 1907, c'est-à-dire au moyen d'un langage intelligent, clair, concis et aisément compréhensible pour le citoyen. »

 

Apparemment, mes vœux de léguer à la postérité une telle constitution avaient été exaucés. Hélas, j'ai vite dû déchanter. Quelques lignes plus loin, le rapport parle tout à coup d'un recours au langage inclusif. Exit donc les promesses d'un langage intelligent, clair, concis et aisément compréhensible et place au style administratif. Savez-vous seulement ou avez-vous compris ce que veut dire « langage inclusif » ?

Je rappelle que le style administratif affectionne les phrases très longues, avec de nombreuses propositions incidentes et une pluie de subordonnées. Et pourquoi tout cela ? A cause d'une confusion des deux termes sexe et genre. Si, en grammaire, le genre masculin l'emporte sur le genre féminin, ce qui est, sauf erreur de ma part, la règle en français, il ne s'agit pas d'une prétendue supériorité des hommes sur les femmes, mais, comme on vient de le voir, d'une simple règle grammatical. Nous souhaitons donc que le projet de constitution soit délesté de toute faute grammaticale et que le conseil d'Eugen Huber soit vraiment respecté.

 

Je reviens à présent au deuxième point que je désire traiter, à savoir les districts.

 

Cette question a été abordée une première fois lors de la séance plénière du 30 novembre 2010. Plusieurs groupes voulaient alors créer une nouvelle entité d'organisation territoriale. Bien que les districts avaient déjà été évoqués en commission, cela ne fut pas le cas du modèle finalement proposé et, pour le principe seulement, accepté. La séance plénière a donc souhaité qu'il soit approfondi en commission, avant de finalement en décider. Or, lors de la séance plénière du 30 novembre 2010, l'assemblée n'a pas voulu revenir sur ses décisions prises au sujet des districts, tout en rejetant les nouvelles thèses proposées par la commission 4. Les observateurs neutres n'ont pas manqué de constater le rejet de facto des districts.

 

Qu'à cela ne tienne. L'évident a soi-disant paru incertain aux yeux de la commission de rédaction qui nous ressort les districts dans les articles 130 à 137 de l'avant-projet de constitution. Il n'est pire aveugle que celui qui refuse de voir. Il appartient ainsi à la séance plénière d'imposer sa volonté pourtant clairement exprimée lors des votes du 30 novembre 2010 et de rejeter ces dispositions allant contre le bon sens.

 

N'oublions pas que le peuple genevois nous a donné le mandat de faire une nouvelle constitution parce qu'il voulait, entre autres, en finir avec les nombreux doublons. Ne mettons donc pas l'acceptation par le peuple de notre projet de constitution en danger en inventant des triplons.

 

Pour conclure, je rappelle encore que l'Union Démocratique du Centre s'est clairement prononcé pour le maintien de la ville de Genève dans sa forme actuelle. Dès lors, le groupe UDC s'oppose vigoureusement à toute tentative de la démanteler par la bande.

 

Madame la Présidente, chers collègues, je vous remercie de votre attention.

 

Pierre Scherb

 

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Pas de recomptage de voix en Côte d'Ivoire

 

Celui qui l'affirme est Alcide Djédjé, ministre des affaires étrangères du gouvernement Gbagbo, car le recomptage des voix n'avait, à sa connaissance, pas été adopté en tant que tel. Il ajoute qu'il allait de soi que des commentaires seraient faits à partir de ce qui s'était réellement passé : la fraude massive, les violences au Nord, etc. tout l'argumentaire qui avait été fourni par le Conseil constitutionnel.

 

Aucune instance internationale n'était au-dessus d'aucune Constitution dans le monde, a encore dit M. Djédjé depuis Addis-Abeba. Tout ce qui serait contraire à la Constitution ivoirienne ne serait pas accepté. C'était de là que partait la discussion du Panel des cinq chefs d'Etats.

 

Il conlut en disant que l'Union africaine avait toujours eu comme partenaire les Nations unies. M. Ban Ki-moon avait donné une opinion qui était celle d'un fonctionnaire international. Il s'était empêtré dans des erreurs et des compromissions. Par l'intermédiaire de son représentant, M. Choi, il avait outrepassé ses mandats. Il avait certifié les résultats provisoires, alors qu'il était dit clairement que c'était après toutes les étapes, donc après l'annonce du Conseil constitutionnel, qu'il pouvait réagir pour certifier et voir si la Constitution avait été respectée en Côte d'Ivoire.

 

Pierre Scherb

 

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02 février 2011

Coup d'Etat électoral en Côte d'Ivoire (suite)

 

Mon article d'hier a suscité un vif intérêt à Genève, et même au-delà. Un commentateur m'a fait part de la lettre ouverte de l'écrivain camerounaise Calixthe Beyala au président-directeur général du groupe Jeune Afrique Bechir Ben Yahmed. Je profite de l'occasion pour remercier tous mes lecteurs et commentateurs pour leur fidélité. Bien que déjà visible sur ce blog en tant que commentaire, cette lettre ouverte mérite d'être connue d'un plus large public, raison pour laquelle je la publie ici comme note :

 

Calixthe Beyala.jpg« D'aussi loin que me porte ma mémoire, il me semble qu'une seule et unique fois, je fus en désaccord avec vous, très cher Béchir Ben YAHMED. Et je vous le fis savoir.

C'était il y a fort longtemps, mais lorsque passe trop temps, ce dernier ne revêt plus aucune importance ; je l'avoue humblement, je n'ai nullement le sens du temps. C'était au sujet du nom du journal « Jeune Afrique ». Il me souvient que vous lui attribuiez alors le titre de « L'intelligent. » Mes yeux fulminaient de colère lorsque je vous en parlai. Aujourd'hui encore, je ne puis oublier votre sourire ; et cette manière très pétillante de me rétorquer que j'aurais dû vous écrire pour vous dire mon sentiment.

Depuis ces temps si lointain, aucune particule, aucune ride ne s'est point posée sur le respect et l'amitié qui nous lient... Au moins, c'est CE QUE JE CROIS.

Voilà que pour la deuxième fois, un sujet nous oppose: les élections Présidentielles en Côte d'Ivoire.

Je ne crois pas que Monsieur Alassane OUATTARA soit le Président élu de la Côte d'Ivoire car pour cela, il eût fallu que sa victoire fût reconnue par le Conseil Constitutionnel de son pays; il me semble que ce n'est point le cas, me tromperais-je ? Aucune commission électorale, aussi noble soit-elle, ne saurait proclamer le vainqueur d'une élection, d'autant que dans le cas de la Côte d'Ivoire, cette commission électorale était constituée aux 2/3 par les membres de l'opposition....

Vous me rétorquerez que le Président du Conseil Constitutionnel Ivoirien est un homme du Président GBAGBO. Oui, sans aucun doute. Mais n'est-ce point le cas dans tous les pays du monde et même en France ? On se souvient tous du cas des U.S.A où s'opposait alors AL GORE et W. BUSH. La Cour suprême trancha en faveur de ce dernier alors qu'il bénéficiait de moins de voix que son adversaire. Il me semble n'avoir pas entendu des cris d'orfraie des démocrates du monde entier, me tromperais-je ? Il me semble que l'ONU ne battit pas un cil pour condamner cette « usurpation de pouvoir. »

Je ne crois pas que le Président Français Nicolas Sarkozy aime tant l'Afrique et ses habitants qu'il veille à la démocratisation du continent, voire au bien être de ses peuples. Je n'ai pas oublié le discours de Dakar... Je n'ai pas oublié les élections au Gabon. Ne fut-il pas le premier à féliciter BONGO fils ? Pourquoi ne fustigea-t-il pas ce dernier ? Pourquoi le félicita-t-il, alors que l'opposition contestait, preuve à l'appui, les résultats des Urnes ? Il me semble avoir raté, -ce qui m'étonne-, votre édito lapidaire sur ce hold-up électoral. Et j'ajoute que le documentaire sur la Françafrique a clairement démontré les impostures, les magouilles et les mille manigances de mon pays la France, pour placer et maintenir au pouvoir quelques despotes dévoués corps et âme à notre mère patrie.

Je ne crois pas en l'ONU, ce minuscule Club d'Etats riches où aucun pays d'Afrique ne siège en son Conseil de Sécurité ; je ne crois pas que L'UNION AFRICAINE soit libre de ses propos d'autant que malheureusement pour les africains, celle-ci est financée par l'Union Européenne.

Je ne crois pas que les dirigeants Africains soutiennent activement Alassane OUATTARA ; il me semble n'avoir vu aucune félicitation émanant d'un Chef d'Etat du continent, adressée au Président désigné par la Communauté Internationale. Mais qui se cache derrière cette nébuleuse ? Seraient-ce les mêmes qui croisent les bras pendant qu'on bombarde l'Irak ou l'Afghanistan ?

Je ne crois pas à ce souci d'alternance démocratique dont ils veulent nous abreuver. Combien de chefs d'Etats ont changé la constitution de leur pays pour pouvoir être élu pour la énième fois ? Combien d'entre eux occupent le poste de Président depuis vingt voire trente ans ? Pourquoi la soi disant communauté Internationale ne les condamne-t-elle pas ? Et la France, qu'en dit-elle ? Rien.

Silence! On exploite!

Je crois et permettez-moi de reprendre vos propos « la légende selon laquelle GBAGBO serait le grand défenseur de la souveraineté nationale et que ses positions tranchées lui ont valu l'hostilité de la France, » Il s'agit d'une réalité, vérifiée et palpable, confirmée en outre ces derniers jours par le documentaire français « la Françafrique. » Avez-vous oublié les implications de la France dans le coup d'état contre GBAGBO en 2002, ainsi que les multiples complots qui s'ensuivirent ?

Je crois que tous les Panafricanistes croient au complot contre la Côte d'Ivoire. Il suffit pour s'en convaincre de regarder les deux manifestations organisées à Paris pour le soutien à la souveraineté de la Côte d'Ivoire et qui a réuni près de cinq mille personnes, battant le macadam dans le froid hivernal parisien. Donc GBAGBO n'est pas seul. Il a le peuple Africain à ses côtés. Je crois qu'autrefois, la France et ses acolytes organisaient des coups d'Etats armés pour déloger les Chefs d'Etats Africains qui ne correspondaient pas à leurs critères de sélection. Je crois que la forme de renversement des pouvoirs indésirables a évolué ; elle est plus subtile. Me permettez-vous d'introduire la notion de « Coup d' Etat électoral ? » Et si le Président GBAGBO en était une des dignes victimes? Y aviez-vous songé?

Je crois que la stratégie géopolitique voudrait que le Golfe de Guinée soit totalement sous contrôle Occidental. L'épuisement des puits pétrolifères dans le Golfe Persique et la résistance armée dans ces régions, justifient que l'Europe se tourne vers l'Afrique. Pour son pétrole. Pour ses matières premières. Pour ses innombrables richesses. Et aussi- il ne s'agit pas d'un argument moindre,- sa capacité de soumission bas-ventrale...

Je crois que tous les pays du Golfe de Guinée connaîtront le même sort que la Côte d'Ivoire dans un avenir plus ou moins proche.

Je crois tout simplement qu'Alassane OUATARA est pour les Occidentaux l'homme de confiance et que pour atteindre leurs objectifs, à savoir lui faire revêtir le costume de président de la Côte d'Ivoire, ils sont prêts à tout...

Je crois enfin que GBAGBO ainsi que le peuple Ivoirien se battront jusqu'au bout pour ne point se faire dépouiller... en témoigne le peu d'enthousiasme qu'a suscité l'appel à la mobilisation d'Alassane OUATARA.

Je ne sais pas s'ils y réussiront.

Voilà, cher Béchir Ben YAHMED, ce en quoi je crois. Ou pas.

Calixthe Beyala. »

 

Pierre Scherb

 

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L'UDC n'est pas contre les étrangers

 

Blocher à l'UDC, 1.2.jpgChristoph Blocher, ancien conseiller fédéral, est venu donner le coup d'envoi à la campagne à l'élection aux conseils municipaux des 100 candidats UDC du canton de Genève. Réunis pour l'occasion à la villa Dufour, il nous a lancé : « L'UDC n'est pas contre les étrangers, mais contre les abus ! »

 

J'ai pu le prendre en photo au moment de l'allocution de la présidente de l'UDC Genève, Céline Amaudruz, qui était aussi écoutée de manière attentive par le conseiller national André Reymond.

 

Pierre Scherb

 

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01 février 2011

Coup d'Etat électoral en Côte d'Ivoire

 

Ce terme est utilisé par Me Hermann Yaméogo*, un des enfants du premier président du Burkina Faso, Maurice Yaméogo, pour qualifier les élections en Côte d'Ivoire.

 

Me Yaméogo constate que les élections étaient prématurées, car la rébellion n'avait pas été désarmée. L'ONU, au lieu de le faire, a fait pression sur Laurent Gbagbo pour organiser les élections en actionnant les médias et en le présentant comme un lâche.

 

Le Conseil constitutionnel aurait dû, après le deuxième tour des élections, proclamer le vainqueur et ensuite seulement, la Commission électorale indépendante (CEI) avait la mission de certifier les résultats. La CEI avait tenté de doubler le Conseil constitutionnel, ce qui révèle, à ses yeux, encore plus la préméditation du coup d'Etat électoral ; à ce sujet un collectif d'avocats entendait demander une sanction contre M. Choi pour détournement de pouvoirs, violation de la charte onusienne, etc.

 

Laurent Gbagbo était bien dans son droit pour Me Yaméogo. Il déplore qu'il y avait tant de pertes en vies humaines, de dégâts matériels, de violations de droits professionnels, économiques et sociaux, à cause de cette habilitation illégale d'un candidat (qui s'était permis de donner des mots d'ordre ravageurs pour le pays) qu'on pouvait légitimement être angoissé devant les réparations qui allaient suivre. Il conclut en demandant : « Combien tout cela va-t-il coûter ? Qui va payer la facture ? »

 

* dans une interview accordée au journal burkinabé San Finna

 

Pierre Scherb

 

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31 janvier 2011

Pas d'intervention militaire en Côte d'Ivoire !

 

C'est la conclusion à tirer du discours du président français lors du sommet de l'Union africaine à Addis-Abeba : « La violence, d'où qu'elle vienne, n'est jamais une solution. » Autrement dit, Nicolas Sarkozy s'oppose à toute intervention militaire en Côte d'Ivoire.

 

Bien entendu, ce n'est pas à lui seul d'en décider, mais les Africains ne manqueraient pas de tenir compte de son avis présidentiel.

 

Un simple fonctionnaire, selon l'avis de l'avocat français Michel Ceccaldi, a qualifié une procédure qui se fait de manière automatique à Genève, soit le recomptage des scrutins d'une élection, de « grave injustice ». Ban Ki Moon a encore ajouté : « Revenir sur les résultats de l'élection serait une grave injustice et établirait un précédent fâcheux ». Visiblement, les notions de démocratie et justice ne sont pas partout les mêmes. Avant de nous mettre à la mode sud-coréenne ou onusienne, rappelons-nous plutôt du combat de nos aïeuls qui ne voulaient pas de juges étrangers (et encore moins des fonctionnaires se faisant juges).

 

Pierre Scherb

 

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