23 décembre 2015

Christian Cudré-Mauroux choque la moitié de la République

Le chef des opérations de la police genevoise prend le risque et se lance : « je dirai que les actes commis sont des déprédations qui relèvent d’une sanction contraventionnelle, subsidiairement d’une peine pécuniaire. Il n’y a pas eu d’attaques contre des personnes. » Il parle évidemment de la manifestation de samedi dernier qui a causé des dégâts estimables à peut-être plusieurs millions de francs.

Je fais partie de l’autre moitié qui n’est pas choquée, car j’en ai vu d’autres au point que plus rien ne m’étonne. Essayons néanmoins de comprendre le raisonnement de ce haut fonctionnaire. Il allègue que les déprédations causées par les manifestations et acceptées par les manifestants ne pourraient pas être sanctionnées plus que par des amendes. Il ignore ainsi l’existence de l’art. 260 Code pénal. Cette disposition prévoit de punir la participation à une émeute, c’est-à-dire la participation à un attroupement formé en public et au cours duquel des violences ont été commises collectivement contre des personnes ou des propriétés. Ces faits sont punis d’une peine privative de liberté de trois ans au plus ou d’une peine pécuniaire. Vu la gravité des faits, il est incontestable que la manifestation de samedi était bien une émeute. Tous les participants sont donc condamnables.

Selon l’appréciation des organisateurs, ils voulaient tous les dégâts. Le site renverse.ch rapporte ainsi :
« La mise à sac du centre-ville de Genève constitue un véritable affront pour les élites politiques et sociales... aucun politicien n’oserait aujourd’hui dire comme le bureaucrate écologiste David Hiler en 1998, qu’il préfère “un million de dégâts à Genève que le FN à 15%”... Il est ainsi inexact de dire que la manifestation du 19 décembre a “dégénéré”, les personnes qui ont participé aux affrontements savaient très bien ce qu’ils faisaient et contre quoi ils se battent. »

Est-ce grave que la police ne sait pas comment qualifier pénalement ce qui s’est déroulé samedi dernier à Genève ? Poser la question, c’est y répondre.

Photo du tag «MORT AUX FLICS» et lien vers l'interview de Christian Cudré-Mauroux

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22 décembre 2015

Budget 2016 : un cadeau de Noël avant terme pour « la culture »

Le Conseil municipal a récemment voté son budget 2016. A l’approche de Noël, ses membres avaient déjà l’air tout attendri. C’est notamment avec la culture qu’ils voulaient se montrer le plus généreux pour ne pas dire dispendieux. D’un total de dépenses de Frs 1’187’602’000.- (plus d’un milliard), le Conseil municipal a ainsi consacré un tiers à la culture et loisirs, soit Fr 370’623’000.- (370 millions).

Mine de rien, il s’agit donc de la plus grande dépense de notre ville. Selon la pyramide des besoins de Maslow, la culture occupe la plus haute place (besoin d’accomplissement de soi). Elle est basée sur les besoins physiologiques, les besoins de sécurité, les besoins d’appartenance et d’amour, les besoins d’estime (confiance et respect de soi, reconnaissance et appréciation des autres).

Etant à la pointe de la pyramide, la culture n’occupe donc qu’un espace minime de nos besoins, 5% approximativement. Il fallait donc oser de consacrer un tiers des moyens à sa disposition. Les Conseillers municipaux s’excusent en alléguant que le Conseil administratif avait même voulu dépenser plus et que les dernières années déjà, le montant alloué avait été surdimensionné.

Au moins la reconnaissance des bénéficiaires de cette manne leur est sûrement assurée. Le contribuable le verrait-il de la même façon ? Rien n’est moins sûr.

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21 décembre 2015

Les apprentis sorciers de Genève*

Enfin, il s’est donc absenté, le vieux maître sorcier ! Et maintenant c’est à moi aussi de commander à ses Esprits ; j’ai observé ses paroles et ses œuvres, j’ai retenu sa formule, et, avec de la force d’esprit, moi aussi je ferai des miracles.
Que pour l’œuvre l’eau bouillonne et ruisselle, et s’épanche en bain à large seau !
Et maintenant, approche, viens, viens, balai ! prends-moi ces mauvaises guenilles ; tu as été domestique assez longtemps ; aujourd’hui songe à remplir ma volonté ! Debout sur deux jambes, une tête en haut, cours vite, et te dépêche de m’aller chercher de l’eau !
Que pour l’œuvre l’eau bouillonne et ruisselle, et s’épanche en bain à large seau !
Bravo ! il descend au rivage : en vérité, il est déjà au fleuve, et, plus prompt que l’éclair, le voilà ici de retour avec un flot rapide. Déjà, une seconde fois ! comme chaque cuve s’enfle ! comme chaque vase s’emplit jusqu’au bord !
Arrête, arrête ! car nous avons assez de tes services. — Ah ! je m’en aperçois ! — Malheur ! Malheur ! j’ai oublié le mot !
Ah ! la parole qui le rendra enfin ce qu’il était tout à l’heure ? Il court et se démène ! Fusses-tu donc le vieux balai ! Toujours de nouveaux seaux qu’il apporte ! Ah ! et cent fleuves se précipitent sur moi.
Non ! je ne puis le souffrir plus longtemps ; il faut que je l’empoigne ! C’est trop de malice ! Ah ! mon angoisse augmente ! Quelle mine ! quel regard !
Engeance de l’enfer ! faut-il que la maison entière soit engloutie ? Je vois sur chaque seuil courir déja des torrents d’eau. Un damné balai qui ne veut rien entendre ! Bûche que tu étais, tiens-toi donc tranquille !
Si tu n’en finis pas, prends garde que je ne t’empoigne, et ne fende ton vieux bois au tranchant de la hache !
Oui-dà ! le voilà qui se traîne encore par ici ! Attends, que je t’attrape ! Un moment, Kobold, et tu seras par terre. Le tranchant poli de la hache l’atteint. Il craque ! bravo, vraiment fort bien touché ! Voyez, il est deux ! et maintenant j’espère et je respire !
Malheur ! Malheur ! deux morceaux s’agitent maintenant, et s’empressent comme des valets debout pour le service ! à mon aide, puissances supérieures !
Comme ils courent ! De plus en plus l’eau gagne la salle et les degrés, quelle effroyable inondation ! Seigneur et Maître ! entends ma voix ! — Ah ! voici venir le maître ! Maître, le péril est grand ; les Esprits que j’ai évoqués, je ne peux plus m’en débarrasser.
« Dans le coin, balai ! balai ! que cela finisse, car le vieux maître ne vous anime que pour vous faire servir à ses desseins. »

Et quel vieux maître aidera la gauche de Genève à se débarrasser des esprits qu’elle a appelés ?

* L’Apprenti sorcier, poème de Johann Wolfgang von Goethe, traduction de Henri Blaze

Photo: les vandales à Genève

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18 décembre 2015

Toujours dans l’illégalité, l’Usine conserve ses subventions

L’UDC-Ville de Genève prend acte de la décision de François Longchamp de transformer en résolution le PRD-111 «Mettons fin à l’irresponsabilité juridique de l’Usine», qu’elle a co-signé, décidant de suspendre les subventions 2016 de l’Usine jusqu’à ce qu’elle se mette en conformité avec la loi et que la Ville de Genève prenne en charge les dégâts non couverts engendrés par la manifestation de l’Usine et ce, par des économies équivalentes dans les diverses subventions attribuées à cette association.

Cet acte n’aura donc pas de portée obligatoire, certes, mais il n’en demeure pas moins une déclaration de volonté claire et forte de la majorité du Conseil municipal. Cette volonté est d’ailleurs renforcée par l’acceptation à la majorité également de la résolution R-190 de l’UDC «Pour que la Ville exige le respect de la loi».

Le but de cette résolution était de dénoncer l’attitude de la Ville qui a pour fâcheuse habitude d’entrer en conflit avec le canton sur des questions qui ne relèvent pas de ses compétences.

En effet, après l’affaire de l’occupation illégale du Grütli où la Ville s’est positionnée contre l’Etat, celle-ci a remis une couche en soutenant le parti de l’Usine dans son refus de se plier aux exigences du Service du commerce. Le département de M. Sami Kanaan a ainsi déclaré, le 27 octobre 2015, dans la presse, qu’il était exclu de «saucissonner ce lieu qui fonctionne comme une structure unique, un modèle d’autogestion dont nous n’avons pas connaissance ailleurs en Europe», tout en menaçant : «Il faut que celle-ci puisse continuer à exister. Genève a besoin de ce lieu.»

Or, il est piquant de relever que dans la presse d’hier, M. Sami Kanaan a soudainement retourné sa veste en déclarant : «la Ville n’a pas à se substituer au Canton, qui gère les autorisations, et aux tribunaux, en ce qui concerne les dégâts.»

En l’état, il n’en demeure pas moins que le budget 2016 a été voté avec des coupes linéaires et que le Conseil municipal majoritairement à droite garde bien évidemment la main sur le budget 2016 et les budgets futurs.

Communiqué de presse UDC du 17 décembre 2015.

Informations :
Eric Bertinat, conseiller municipal
Pierre Scherb, conseiller municipal

Photo d'illustration

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17 décembre 2015

La fête nationale du Qatar

Le Qatar fête sa fête nationale au moment de l’anniversaire de l’accession au pouvoir de premier chef d’Etat du cheikh Jassem ben Mohamed Al Thani . Il était le créateur de l’Etat du Qatar, avant son renversement par son fils, lorsqu’il passait ses vacances en Suisse.

L’ambassadeur du Qatar en Suisse, SEM Faisal Abdullah Al-Henzab, a tenu à ce que la Ville de Genève participe à cet événement. J’ai donc répondu avec plaisir à sa sympathique invitation à l’Hôtel Président, d’autant plus que le mondial du foot sera organisé au Qatar, en 2022. Par ailleurs, nous n’avons pas seulement pu écouter de la musique du Qatar et regarder de merveilleuses photos de paysages, mais notre compatriote Sepp Blatter a aussi été brièvement visible à l’écran. Et je ne vous parle même pas des délices gustatives du pays...

A mentionner encore que le Qatar est le premier pays arabe qui a donné le droit de vote et d’éligibilité aux femmes. Il est bien entendu musulman, raison pour laquelle nous n’avons pas bu du vin et que j’ai reçu un misbaha comme cadeau d’adieu, le correspondant du chapelet catholique.

Photo de la cérémonie d'accueil des invités organisée par l'ambassadeur du Qatar.

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15 décembre 2015

Budget 2015 : après nous, le déluge

La Ville de Genève a eu, fin 2014, des dettes à court, moyen et long termes à hauteur de Frs 1’500’000’000.-. C'est donc un doux euphémisme de dire qu’elle est lourdement endettée. Qu’à cela ne tienne, la gauche ne veut pas entendre parler de remboursement. Elle préfère se plaindre du diktat des banques en ignorant royalement la recette qu’Adrien Genecand leur a rappelée : Le meilleur moyen de ne pas subir le diktat des banques est de ne pas avoir de dettes.

Pour l’UDC, il est clair que nous ne pouvons pas continuer en nous endettant toujours plus. C’est pourtant cela que le Conseil administratif de gauche a, une fois de plus, proposé au Conseil municipal. Il fait ainsi fi de l’invitation des groupes PLR, PDC, MCG et UDC du 29 mai 2015 et qui annonce la volonté de la majorité du Conseil municipal de maîtriser et limiter la dette. La Conseillère administrative Sandrine Salerno n’a pas seulement ignoré cette invitation lors de la présentation de son projet de budget au mois d’octobre, mais après la non-entrée en matière, elle a encore refusé de le remanier et a présenté le même projet deux mois plus tard, mis à part des amendements mineurs que le Conseil municipal avait voté entre-temps et des recettes supplémentaires miraculeusement trouvées.

Madame Salerno n’a ainsi pas laissé au Conseil municipal d’autre choix que de procéder à des coupes linéaires. Contrairement aux allégations et cris d’orfraie de la gauche, ces coupes linéaires peuvent être réalisées sans problème, tant il est vrai que les subventions concernées ont été fortement augmentées ces dernières années. En vérité, elle ne correspondent que rarement à de vrais besoins et ne font que contribuer à l’appauvrissement général.

L’UDC et avec elle la majorité raisonable du Conseil municipal se dressent contre cette irresponsabilité de la gauche égoïste dont la devise est : Après nous, le déluge !

Photo d'illustration et lien vers les comptes 2014 de la Ville de Genève.

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13 décembre 2015

Le Front national gagne - la Suisse en profite

Le Front national est le parti de la haine, les médias nous le disent et nous le répètent. Je leur donne entièrement raison, avec cette petite différence que la haine est surtout située du côté de ses détracteurs. Ils ne veulent pas admettre que les Français aient envie de rester Français, plutôt que de se fondre dans une masse insignifiante, soi-disant multiculturelle et qui engendre les pires horreurs.

La Suisse aussi a une culture. La dénigrer a été érigé en vertu nationale par nos élites bien-pensantes. La devise de l’exposition universelle à Séville n’était-elle pas : La Suisse n’existe pas ? Or, cette devise était devenue leur leitmotiv. Sauf que la Suisse existait bel et bien et que le peuple n’avait aucune envie de disparaître de cette façon. La résistance s’était surtout manifestée autour d’un seul parti, l’Union démocratique du centre. Il ne voulait pas se fondre dans une Europe dirigée par une équipe de fonctionnaires dépourvus de tout contact avec la population et la réalité.

Les gouvernements européens n’en avaient cure. La Suisse devait se plier à leur volonté en abandonnant de plus en plus de prérogatives nationales. Seulement voilà que la situation a changé. L’arrivée d’un parti qui défend l’unité nationale et qui soit contre l’abandon des frontières en France et l’accueil de toujours plus de migrants renforce en même temps la position de la Suisse, au moins celle de ceux qui croient encore en son autodétermination.

Un Suisse peut donc se réjouir de l’arrivée du Front national en France, sans partager ses idées et sans faire d’amalgames.

Photo d'illustration et lien vers «La Suisse n'existe pas».

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12 décembre 2015

COP21 : Madeleine Scherb lance un appel aux gouvernants

Aidez-nous à préserver cet endroit !

L’appel de Madeleine Scherb est lancé. Les participants de la COP21 vont-ils l’entendre ?

Arte a encouragé il y a quelques semaines les habitants de l’Europe à produire de petits films. Il s’agissait de montrer un endroit qu’ils appréciaient particulièrement. Ils étaient invités à transmettre un message aux participants de la COP21.

Madeleine Scherb a repris cette invitation avec enthousiasme. En tant que présidente de l’ONG Health and Environment Program, elle est engagée pour la protection de l’environment depuis sa création en 1997. Voici la partie de sa vidéo qu’Arte a utilisé pour faire son film « Opération climat » :

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09 décembre 2015

Conseil fédéral : le retour à la raison

Après quelques années de déchirement politique combiné à un abandon de nos positions au niveau international, les parlementaires suisses reviennent à la raison. Ils réélisent brillament tous les élus sortants et choisissent un UDC expérimenté en la personne de Guy Parmelin.

Ce Vaudois marié et viticulteur de profession connaît à fond les dossiers politiques de la Berne fédérale pour avoir siégé au Conseil national depuis 2003. Fort de son expérience ainsi acquise de douze ans, les faiblesses que la Tribune de Genève (TdG) lui a trouvées n’ont pas compté lourdement. Il serait ainsi trop vieux et trop mou pour insuffler un vent nouveau au Conseil fédéral.

L’Assemblée nationale n’a heureusement pas suivi la TdG en sa qualification négative de notre nouveau Conseiller fédéral et l’a brillamment élu au 3e tour avec 138 voix. Guy Parmelin a immédiatement montré ses capacités en prononçant son discours d’acceptation d’élection dans les quatre langues nationales. Toutes nos félicitations et bonne chance au nouveau Conseil fédéral !

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07 décembre 2015

COP21 : Madeleine Scherb est à Paris

La COP21 bat son plein. D’aucuns parlent déjà d’un échec programmé. Ce n’est pas le cas de Madeleine Scherb.

Tout au contraire, elle espère fermement que cette conférence unique en son genre soit un énorme succès. Pour favoriser une issue favorable de la COP21, elle a donné de son temps. Elle s’est engagée corps et âme pour la protection de l’environement et n’a même pas hésité à se déplacer personnellement à Paris.

A un moment où d’autres parlaient encore vaguement de la conférence sur le climat à Paris et n’avaient aucune idée de ce que COP21 signifiait, elle a participé à une réunion à Paris, afin de préparer la marche mondiale du 28 novembre à Genève.

Voici deux photos de cette réunion réussie du mois d’octobre 2015. Elle a finalement débouché sur la marche de 5’000 personnes samedi il y a une semaine à Genève. Un grand bravo pour l’engagement de Madeleine Scherb !

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