04 août 2010

Les frontaliers vivent en Suisse !

 

D'aucuns se sont étonnés que les frontaliers sont comptés par l'UDC comme personnes vivant en Suisse.

 

D'après la définition suisse traditionnelle, un frontalier travaille dans un autre Etat que celui qu'il habite et il retourne chaque jour dans l'Etat de son domicile.

 

Or, les accords bilatéraux ont changé cette donne. Dorénavant est frontalier une personne habitant dans l'Union européenne et travaillant en Suisse, mais qui doit retourner une fois par semaine à son domicile, où qu'il habite.

 

Mademoiselle Emilie Ducrest qui habite à Saint-Julien et vient travailler chaque jour à Genève est donc une frontalière. Mademoiselle Coralie Weber arrive le lundi matin depuis Paris en TGV et repart le samedi matin en avion Easyjet à Paris. Durant la semaine, elle habite un studio moderne proche de la gare de Cornavin et travaille dans une banque du centre-ville. Elle vit donc la majorité du temps à Genève, mais elle est frontalière !

 

Par ailleurs, même les frontaliers qui retournent chaque jour en France passent une grande partie de leur temps en Suisse, y « vivent » donc d'une certaine façon.

 

L'UDC démontre ainsi que les Autorités ont fait un choix en excluant les frontaliers des personnes vivant en Suisse. Il s'agit d'une option qui cache la réalité vécue par les Genevois : qu'ils rencontrent dans leur quotidien plus d'étrangers que cela ne devrait être le cas selon les statistiques !

 

Pierre Scherb

www.pierrescherb.ch

 

09:01 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (18) |  Facebook | | | |

03 août 2010

Pourquoi devenir Suisse ?

 

Un lecteur m'informe qu'il est né en Suisse il y a 35 ans. De parents étrangers, il est resté étranger lui-même, sans pourtant jamais avoir quitté la Suisse. Son prénom Paolo indique par ailleurs une nationalité italienne, espagnole ou portugaise.

 

Il fait exception, car plus d'un demi-million d'étrangers ont été naturalisés entre 1990 et 2009, dont une proportion importante venant de cultures lointaines. En 2008, 40% des étrangers naturalisés étaient par ailleurs issus d'ex-Yougoslavie (selon la consultation populaire UDC).

 

Pourquoi les européens (comme Paolo par exemple) se détournent de la nationalité suisse, tandis que l'on constate un engouement pour celle-ci du côté des étrangers venant de loin ? La raison en est simple : pour franchir la frontière suisse, la majorité des non européens doit avoir un visa. Celui-ci coûte cher et est difficile à obtenir. Il faut se rendre à l'ambassade ou au consulat du pays européen concerné.

 

Dès lors, les étrangers non européens soumis à l'obligation de visa par les Etats européens préfèrent se naturaliser, ce d'autant plus qu'ils peuvent depuis 1992 conserver leur nationalité d'origine. Les européens y renoncent, car la naturalisation ne leur donne aucun avantage, mis à part le droit de voter et de se faire élire. Le plus souvent, à l'instar des Suisses qui s'abstiennent, ce droit ne les intéresse pas ou leur est donné sans contrepartie (cf. ce qui se passe à la Constituante).

 

Pierre Scherb

www.pierrescherb.ch

 

09:02 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | | | |

31 juillet 2010

La vérité sur les étrangers en Suisse

 

Winston Churchill disait qu'il ne croyait aux statistiques que lorsqu'il les avait falsifiés lui-même. L'UDC démontre dans son questionnaire que les statistiques officielles sur la proportion d'étrangers en Suisse sont manipulées.

 

En fait, elles ne tiennent pas compte des sans-papiers (estimation moyenne 200'000), des frontaliers (212'566), ni des requérants d'asile (40'797), ce qui donne le chiffre réel de 2'092'309 étrangers en Suisse. En faisant abstraction des naturalisations des 25 dernières années, on arrive même à une proportion d'étrangers de 34,3%.

 

Comparez ce chiffre avec le même aux Etats-Unis (14%), un pays d'immigration traditionnel, y ajoutez un taux de criminalité des étrangers nettement plus élevé et vous comprendriez le malaise de beaucoup de Suisses face à cette situation.

 

Pierre Scherb

www.pierrescherb.ch

 

09:30 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (21) |  Facebook | | | |

25 juillet 2010

De l'engagement d'une secrétaire générale ad intérim à l'UDC

Une lectrice de mon blog s'est demandée ce que valait une convocation d'une assemblée par un ex-président et une secrétaire générale non nommée officiellement? J'ai répondu hier à la première partie de cette question. Aujourd'hui, j'en souhaite examiner la deuxième partie.

 

Les statuts de l'UDC Genève prévoient :

 

Article 20 - secrétariat

Le Comité directeur s'adjoint un secrétariat général. Le ou les secrétaires sont liés au Parti par un contrat de travail de droit privé, comportant un cahier des charges établi par le Comité directeur. Il en va de même du choix des personnes engagées.

Le responsable du secrétariat porte le titre de « Secrétaire général de l'UDC-GE». Il participe aux réunions de l'Assemblée des délégués et du Comité directeur avec voix consultative et en tient le procès-verbal.

 

Mlle Laetitia ROTH n'avait donc pas à être « nommée officiellement ». La conclusion d'un contrat de travail entre elle-même et le Comité directeur était suffisante.

 

La convocation de l'assemblée générale extraordinaire de l'UDC Genève du 28 courant est ainsi valable.

 

Pierre Scherb

Premier chef de groupe UDC à l'Assemblée constituante

www.pierrescherb.ch

10:00 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook | | | |