08 juin 2016

Le Conseil municipal change de présidence

Le Conseil municipal est convoqué à une séance plénière, le 7 juin prochain*. Son ordre du jour prévoit d'abord une allocution du président sortant Carlos Medeiros. Ce Portugais d'origine (il aime dire qu'il est originaire des Grisons), membre du MCG, a prouvé durant une année qu'il savait être à la hauteur en garantissant une impartialité sans faille. Son successeur devrait s'appeler Rémy Burri, premier vice-président qui se sent prêt à assurer la relève.

Les vice-présidents et les secrétaires
Puis viendra l'élection des deux vice-présidents et des quatre secrétaires suivie par la désignation des membres de toutes les commissions. L'une ou l'autre surprise ne sont pas exclues. Ensuite, le Conseil municipal reprendre son ordre du jour sous sa nouvelle composition. Les chefs de groupe, quant à eux, ne seront pas élus, mais ont d'ores et déjà été nommés par leurs partis respectifs.

* Cette note a été publiée le 4 juin 2016 (www.pierrescherb.ch). Entretemps, l'Union démocratique du centre a réussi à faire élire Eric Bertinat à la deuxième vice-présidence, tandis que votre serviteur est devenu chef de groupe.

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03 juin 2016

Dernière ligne droite avant la votation sur la révision de la loi sur l’asile

Engagé à combattre la révision de la loi sur l’asile, j’ai participé au stand que l’Union démocratique du centre a organisé samedi dernier aux Eaux-Vives. J’ai donc eu l’immense plaisir de discuter de vive voix avec les habitants de Genève des inconvénients de cette nouvelle loi. Jugez plutôt*:


Les conséquences de la nouvelle loi sur l'asile:
- Tous les requérants d’asile bénéficient sans condition d’un avocat gratuit.
- La Confédération peut exproprier des communes et des particuliers propriétaires de terrains ou de bâtiments pour construire de nouveaux centres d’asile.
- Cette révision permet à encore plus de personnes de rester en Suisse, indépendamment du fait que leur intégrité physique et leur vie soient menacées ou non.
- La lutte contre les abus n’est pas renforcée. La révision proposée n’apporte strictement rien à la lutte contre les abus, mais augmente le pouvoir d’attraction que la Suisse exerce sur les immigrants clandestins, les migrants économiques et autres profiteurs des institutions sociales.

Cliquez ici pour me voir sur le stand.

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31 mai 2016

La Ville de Genève dépense plus de 370 millions de francs pour la culture

Les électeurs de la Ville de Genève vont décider s’il est possible de faire de menus sacrifices dans quelques domaines bien précis, afin de réduire légèrement la dette colossale de Genève. Tout en reconnaissant l’importance de la culture pour une ville internationale comme Genève, force est néanmoins de constater que son offre correspond à celle d’une ville comparable de 2 millions d’habitants.

Quant à moi, j’ai déjà fait mon choix en votant les coupures indispensables au bon fonctionnement de la Ville de Genève lors du vote du budget, le 14 décembre 2016. J’ai confirmé ce choix dans l’urne et vous invite de voter deux fois OUI au vote communal de ce dimanche.

www.pierrescherb.ch

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27 mai 2016

Mon engagement contre la révision de la loi sur l'asile

Conseiller municipal de la Ville de Genève, j'ai été contacté par mon parti qui a voulu me rendre attentif à ce qui m'attend avec la nouvelle loi sur l'asile. Voyez plutôt:

Révision de la loi sur l’asile :
l’UDC s’adresse directement aux élus communaux

A Genève, la barre des 6'000 requérants d’asile a été franchie en 2015 et le dispositif d’hébergement de l’Hospice général est saturé. C’est donc au tour des communes de trinquer, comme l’a décrété le Conseil d’Etat par son arrêté du 22 juillet 2015 « invitant » les communes à mettre à disposition de l’Hospice général leurs terrains et leurs abris de protection civile.
Ainsi, des communes déjà densifiées, précarisées, avec un risque de fracture sociale élevé, comme par exemple Onex, Thônex ou Meyrin, ont été unilatéralement sélectionnées par l’Hospice général pour son passage en force. Le seul critère déterminant est la constructibilité des terrains ou la disponibilité d’abris PCi pour hommes célibataires (de préférence proches d’écoles primaires comme à Meyrin ou Bernex).

Cette politique du fait accompli dédaigneuse a ainsi déjà rencontré des premières résistances légitimes de la population, par le biais de plusieurs pétitions, et des autorités communales. Tous les moyens démocratiques et légaux à disposition des communes n’ont malheureusement pas d’effet contraignant, mais peuvent encore influencer le cours des choses.

Or, avec la révision de la loi sur l’asile soumise à votation le 5 juin prochain, les communes et les privés pourront en toute légalité être expropriés pour construire des centres d’hébergement pour migrants dont la plupart n’ont même pas droit à l’asile, mais qui seront toutefois assurés d’être nourris, logés, blanchis et défendus gratuitement aux frais du contribuable victime, lui, d’une véritable discrimination « positive ».

La vigilance est de mise et c’est la raison pour laquelle l’UDC​-Genève a adressé un courrier cette semaine​ (Ndlr: la semaine dernière) à tous les élus et responsables communaux genevois afin de les rendre attentifs à ce qui les attend.

​Pour info :
Marc Fuhrmann, président et conseiller municipal, 079 / 370 19 47​
​Thomas Bläsi, ​vice-président, ​député, 079 / 831 68 70​
www.pierrescherb.ch

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18 mai 2016

Il faut interdire le port du voile à Genève

Après l’acceptation par le Tessin de l'interdiction du port du voile dans l’espace public en 2013, il est grand temps de faire la même chose à Genève. Un ami égyptien rencontré par hasard au bord du lac m’a informé qu’il n’a trouvé nulle part dans le coran la prescription faite aux femmes de porter le voile. En revanche, cela se trouve dans la Charia, à côté de l’exigence de couper le bras au voleur et d’autres monstruosités. De même que personne n’ose exiger l’introduction de telles peines cruelles, il faut renoncer à la cruauté de dépersonnaliser les femmes en les mettant « dans un uniforme» (je reste poli) et leur permettre d’exprimer librement leur personnalité.

Voici la proposition UDC à la Constituante : « Le port de vêtement cachant le visage est interdit en public à toute personne domiciliée dans le canton. La loi peut prévoir des exceptions. »

Et voici le commentaire de notre rapporteur :

« Pour le groupe UDC, cela fait partie de la dignité humaine que de pouvoir évoluer à visage découvert dans cette République. Se cacher, pour ceux qui le font volontairement, est un signe de méfiance à l’égard du reste de la population, à l’égard de la collectivité. On a en mémoire les tristes événements du G8 où les gens avaient cru bon cacher leur visage pour commettre des méfaits. On a aussi actuellement un débat général sur des personnes qui se cachent le visage pour d’autres raisons que nous appellerons des raisons culturelles, et l’amendement que nous proposons vise à interdire le port de vêtement qui cache le visage, parce que c’est absolument incompatible avec notre conception de la dignité humaine. C’est absolument incompatible avec l’égalité que l’on doit prôner entre l’homme et la femme, et surtout, cela est destiné à introduire aux personnes, à qui on force de porter un vêtement qui cache le visage, une volonté de non-intégration à notre société. Se cacher le visage représente une telle horreur pour la plupart d’entre nous que le sentiment de la dignité humaine que nous éprouvons en est atteint et que cela fait vraiment partie des choses que nous devons protéger parce qu’une personne qui se cache le visage ne peut pas s’intégrer à notre société. Nous posons cet amendement dans un but d’intégration. »
Selon le site internet LesObservateurs.ch, voiler les femmes est l'arme la plus puissante des islamistes. Qu'attendons-nous pour l'interdire?
Voir ma photo d'illustration

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14 mai 2016

Madeleine Scherb, oratrice de haut niveau du WSIS 2016, appelle à une amélioration des nouvelles technologies de communication en Afrique

Comme déjà l’année dernière, Madeleine Scherb a été choisie comme High level speaker par le SMSI 2016*. Voici ce qu’elle a répondu à la question du modérateur Klaus Stoll:

Merci Monsieur le Président, Excellences, honorables ministres, chers participants,

J’aimerais tout d’abord féliciter Monsieur Houlin Zhao pour son accession au poste de Secrétaire général de l’Union Internationale des Télécommunications. Je suis fière de participer au sommet mondial sur la société de l’information comme à ses débuts en 2003.

Le Kenya, la Suisse, l’Afrique du Sud, le Lesotho, le Botswana, le Gabon, le Sénégal, l’Autriche, l’Allemagne et la Belgique, font partie de mon carnet de voyage. Cependant, sans internet je n’aurais probablement pas découvert ces pays..

Quand je vois toutes les possibilités de communication que nous avons ici en Suisse, je suis émerveillée du progrès et je pense à ma visite au Lesotho en 2000 lorsque j’étudiais à l’Université de Witswatersrand en Afrique du Sud. Je me rendais régulièrement à l’Institut français qui me facilitait la recherche en m’octroyant gratuitement l’accès à internet. C’est en consultant sur internet les pays voisins que m’est venue l’idée de visiter le Lesotho. J’avais trouvé comment m’y rendre et les modalités pour s’y rendre, mais j’avais voulu tout de même aller à l’ambassade pour en avoir la confirmation qu’il était possible d’y aller sans visa. En réponse, j’ai reçu la confirmation de l’ambassade que le Cameroun est membre du Commonwealth et, qu’en tant que Camerounaise, je pouvais aller au Lesotho, également membre du Commonwealth, sans visa. J’ai donc pris un car qui m’a déposé à la frontière après quelques heures de route. J’y suis descendu et me suis dirigée au poste de douane. Je me suis retrouvée face à une douanière à qui j’ai présenté mon passeport. Elle l’a feuilleté et m’a dit : Vous n’avez pas de visa. Pendant que je lui expliquais que j’avais appris que je n’avais pas besoin de visa pour venir au Lesotho, elle a haussé le ton en me demandant de payer 100 dollars pour le visa. Je lui ai tendu le billet de 100 dollars, dans l’attente de recevoir un reçu d’elle. Je lui ai demandé de me le remettre ou de me donner une quittance. Elle m’a dit d’avancer et qu’il n’y avait pas de reçu. Un témoin de la scène, une fois que j’étais de l’autre côté de la frontière donc à Maseru, la capitale du Lesotho, m’a rattrapé sur un pas décalé pour se désoler de cette situation. Pendant que nous cheminions ensemble, il a proposé d’être mon guide ce que j’ai accepté. J’ai vu un marché brûlé, des gens revêtus de couvertures (tenues traditionnelles) dans le froid, j’ai aperçu l’Institut français, un café, puis j’ai demandé s’il y avait un cyber-café. Mon guide m’a dit qu’il ne savait pas de quoi il s’agissait. Il ne connaissait pas internet et a voulu savoir ce que c’était. Il m’a parlé un peu de sa vie de Témoins de Jéhovah, de sa soeur et de son beau-frère. Je lui ai tout de suite raconté que mes parents étaient aussi croyants et pratiquaient la même religion.

Lorsque j’ai voulu le libérer pour trouver un hôtel, il s’est montré hospitalier en me proposant d’aller plutôt dans sa famille. Alors je lui ai fait confiance et l’ai accompagné chez sa soeur. C’est avec un accueil chaleureux qu’elle-même et son mari m’ont reçu, impressionnés de voir une jeune étrangère toute seule à Maseru. Ils savaient que les avions existaient puisqu’ils les voyaient dans le ciel. Par contre, ils n’avaient encore jamais vu leur intérieur et me questionnaient à ce sujet.

J’aimerais bien retourner au Lesotho pour voir si ces étrangers qui sont devenus des amis sont aujourd’hui connectées à internet et ont pu voir l’intérieur d’un avion de leurs propres yeux. Ils avaient promis de m’écrire, mais hélas je n’ai rien reçu. Si seulement ils avaient eu des adresses emails, ils auraient pu me contacter et je serais aujourd'hui connectée avec eux sur internet au lieu d’avoir perdu leur contact à jamais.

Vous comprenez donc mieux mon engagement et celui de la Health and Environment Program que je préside d’oeuvrer pour un meilleur accès des Africains à internet.

Voilà l’aventure que j’ai voulue partager avec vous, je vous remercie de votre aimable attention.

Les photos de Madeleine Scherb

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03 mai 2016

Un Thurgovien gagne la dernière étape du Tour de Romandie

Michael Albasini voulait gagner une 6e étape du Tour de Romandie et il l’a dit haut et fort, lors de son interview pour le programme officiel. Il ne voulait pas indiquer s’il avait une tactique spéciale ou s’il gagnait par improvisation ou instinct. Il s’est contenté d’avouer qu’il y avait un secret. Pris par son élan, il a quand même donné quelques pistes.

En gagnagnant l'étape Olon - Genève et en arrivant le premier sur le Quai du Mont-Blanc, Michael Albasini a bien prouvé la validité et l'utilité de ses conseils.

Les secrets de Michael Albasini pour gagner
Pour commencer, il faut réfléchir. Ensuite, on échafaude un plan. Une fois dans une belle échappée, il faut savoir observer les autres coureurs. Le cas échéant, on les teste avec une petite attaque et finalise la tactique. Finalement, «il faut être psychologue: grimacer quand on ne souffre pas, et repérer quand les autres grimacent pour de bon!»

Ma photo de l'arrivée

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30 avril 2016

L'Etat de droit est en danger

Le constat que l'Etat de droit est en danger s'impose à Marie-Agnès Bertinat* lorsqu'elle observe le comportement de nos autorités face à des élèves musulmans qui ne veulent pas serrer la main de leur enseignante, face à des musulmans qui ne veulent pas voir des élèves faire du sport sous leurs yeux ou encore lorsqu'une fonctionnaire se voile à son travail avec la bénédiction du Conseil administratif de la Ville de Genève. L'UDC Ville de Genève est déjà plusieurs fois intervenu pour empêcher ces dérives, par exemple en déposant sa motion « Le porc, j'adore! »

Voici l'article de Marie-Agnès Bertinat:

Femmes et Islam: nos droits ne sont pas acquis

En 2011, nous fêtions les 40 ans du suffrage féminin en Suisse et les 30 ans de l’égalité constitutionnelle entre hommes et femmes. Ce droit est aujourd’hui menacé par les défenseurs du multiculturalisme, les mêmes qui nous assènent leur langage épicène.

Récemment, deux écoliers musulmans de Therwil (BS) ont refusé de serrer la main de leur enseignante, coutume jusque-là bien établie. Pour Pascal Gemperli, Président de l'Union vaudoise des associations musulmanes : "L’Etat de droit n’est pas en danger parce que deux enfants de Bâle campagne se sont montrés récalcitrants à l’endroit d’un de nos principes". "C’est de l’hystérie" (1), selon lui. C’est oublier que, bien plus alarmant, la direction de l’école a décidé de dispenser ces deux élèves de la corvée tandis que le Conseil central islamique suisse (CCIS) a cru bon devoir se pourfendre d’un avis "juridique", donné par un spécialiste de la "loi" islamique, qui conclut à une interdiction claire de la poignée de main entre les sexes.

Oui, l’Etat de droit est en danger. Tout d’abord, car les autorités ou leurs représentants se soumettent, partout en Suisse, aux exigences croissantes de la communauté musulmane. En Ville de Genève, une fonctionnaire municipale en contact avec le public a été autorisée à porter le voile et le porc n’est plus servi dans certains restaurants scolaires. A Carouge et au Lignon, le port du burkini est toléré et les jeunes filles de l’Ecole André-Chavanne, située à proximité d’une mosquée, suivront leurs cours d’endurance physique exclusivement à l’intérieur.

Ensuite, parce que l’on se demande de quel droit le CCIS émet des avis "juridiques" en vertu de la "loi" islamique. Il n’y a qu’un seul ordre juridique en Suisse et c’est celui voté par le peuple et les cantons suisses. En Grande-Bretagne où le nombre officiel de musulmans a doublé en 10 ans, Trevor Phillips, président de la Commission britannique pour l’égalité et les droits de l’Homme (EHCR) de 2003 à 2012, reconnaît aujourd’hui que le vrai problème n’est pas l’"islamophobie" - terme inventé pour faire taire ceux qui s’inquiétaient de l’immigration musulmane et de ses revendications – mais le fait que les musulmans britanniques constituent une "nation dans la nation" (2).

De plus, ce spécialiste fait remarquer "le profond mépris pour les filles et femmes blanches, caractéristique d’une partie des musulmans".

Enfin, relevons le terme bien choisi du président de l’UVAM qui qualifie la défense de nos valeurs et de notre Etat de droit d’"hystérique", terme dérivé du mot grec ὑστέρα, pouvant signifier les entrailles, la matrice ou l'utérus et donc intimement lié à la femme qui, en Islam, est "naturellement, moralement et religieusement déficiente" (3).

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(1) Le Temps, 11 avril 2016, Laure Lugon Zugravu
(2) Présent, 15 avril 2016
(3) Récit d'Abu Said al Khudri, Bukhari VI 301

* membre du Conseil d'administration de la Fondation d'art dramatique

A voir aussi: «Les musulmans vénèrent aujourd’hui leur secte plus qu’ils n’adorent Dieu»

16:44 | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | | | |

10 avril 2016

Fermeté contre l'obscurantisme

Les musulmans ne sont pas seulement les victimes de terroristes musulmans et d'une guerre de religion sunnites contre chiites, mais ils sont encore les victimes des médias qui choissisent un fils du fondateur des Frères musulmans ou des convertis pour parler au nom de l'islam et faire peur au commun des mortels. La présidente de l'UDC Genève et conseilère nationale Célilne Amaudruz se dresse avec raison contre ce diktat et la position de ces individus dont, je le répète, les musulmans sont les premières victimes:

Nicolas Blancho, la voix de ses maîtres

Le président du conseil central islamique suisse ou CCIS mérite largement le soutien dont il jouit de la part de l'obscurantisme islamique le plus crasse, wahhabite voire salafiste. Ses sponsors doivent être satisfaits, il fait du bon travail. L'homme est toujours sur la brèche pour expliquer l'incompréhensible, justifier les pires horreurs et prétendre parler au nom de l'islam alors que son organisation ne représente qu'un pourcent des Musulmans établis en Suisse.

Actuellement, ce regrettable personnage prend la défense des deux élèves de Therwil qui refusent de serrer la main de leur enseignante. Il faut admettre qu'il a la tâche facile, les autorités scolaires du lieu ayant déjà abdiqué devant ces revendications intolérables, précisant que pour éviter toute discrimination, ces exemples d'intégration ne serreront plus la main des enseignants masculins non plus !

Comme d'habitude, il appelle au pragmatisme, au respect des valeurs de l'Autre, en fait des siennes et précise que toute décision courageuse ferait le lit de l'islamophobie. Oui, exiger le respect de nos valeurs est islamophobe tandis que respecter les valeurs islamistes est pragmatique et garant du bon vivre ensemble. L'analyse ne convainc manifestement pas partout au sein de la communauté des Croyants comme ont pu le constater les auditeurs ayant profité du débat opposant le prosélyte à la raison incarnée par le député socialiste bernois Mohamed Hamdaoui.

Le mal est déjà fait néanmoins. L'autorité scolaire est entrée en matière sur l'impensable, à savoir placer la charia au-dessus des lois et règlements helvétiques. Le père du fâcheux tandem explique en effet que ses enfants ayant plus de quatorze ans, ils sont majeurs aux yeux de la loi coranique et donc libres d'agir comme ils l'entendent. Précisons que l'intéressé exerce en qualité d'imam à la mosquée du Roi Fayçal, défunt monarque d'Arabie saoudite, ce qui situe au niveau soutien financier et apport doctrinal.

Au lieu d'opposer un refus ferme et clair à ces revendications discriminatoires et communautaristes, le département de l’instruction de Bâle-Campagne prépare une expertise sur la question. Une expertise sur la question, d'où l'on déduit que la question se pose.

Non, la question ne se pose pas. Même si ce nouveau prophète souligne que la poignée de mains n'est pas une partie constitutionnelle de la Suisse, confondant en cela Constitution et manuel de savoir-vivre, on ne saurait céder le moindre pouce de terrain face à l'obscurantisme et à la discrimination. On ne peut que nourrir les plus vives inquiétudes quant à la lâcheté de nos autorités qui n'osent plus faire respecter le fait que l’homme et la femme sont égaux en droit, valeur constitutionnelle celle-ci figurant à l'article 8 alinéa 3 de notre Chartre fondamentale.

Que certains égarés souhaitent aborder le 21ème siècle à la lumière du 7ème leur appartient. Il nous revient par contre de refuser tout accommodement raisonnable, synonyme à chaque fois de capitulation face à une idéologie sortie tout droit des cavernes.

Toute tolérance devient à la longue un droit acquis disait Clémenceau. Veillons à ce que l'obscurantisme n'ait jamais droit de cité dans notre pays. En tant que femme, je veillerai à ce que jamais personne ne refuse de me serrer la main au prétexte que je suis une femme.

Aller plus loin.

22:23 Publié dans Croyances, Politique | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook | | | |

08 avril 2016

Conseil municipal du 5 avril 2016: ma question orale adressée à Sami Kanaan

J’ai reçu l’image du dernier décompte de la carte de crédit d’une personne qui m’écrit: «A ma grande surprise, ce qui m'arrive quasiment jamais, je fus débité d'un montant que je n'arrivais pas à identifier. En effet le 14 mars passé sous la description "Njuk*,Bidart,France" un montant de CHF 68.35 me fut débité. Ayant aucune idée de ce qu'une entreprise française venait faire sur mon décompte je décidai de faire opposition.

Quelques jours plus tard je réalisai de quoi il s'agissait et levai mon opposition. En effet, le Marathon de Genève est visiblement géré par une société française depuis deux ans. Ainsi tout les coureurs qui comme moi prennent part à cette compétition "genevoise" se voient débiter de l'argent par une société française.

Auparavant cette compétition était en ce qui concerne les inscriptions et le chronométrage gérée par l'entreprise suisse Datasport SA. Cette dernière gère la quasi totalité des grandes compétitions suisses (par exemple, Morat-Fribourg, patrouille des glaciers, la course de l'escalade, les 20km de Lausanne, etc...). Je trouve triste que nous ayons à externaliser cela vers la France alors que nous avions une belle option helvétique auparavant.»

Ma question:
Dans la mesure où la Ville de Genève cofinance le Marathon de Genève, j’aimerais savoir ce que vous entendez entreprendre pour faire en sorte que le Marathon de Genève soit à nouveau organisé par une société suisse?

Lire un résumé de la réponse du magistrat.

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