Politique

  • Les arabes abandonnent le noir

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    Tandis que les Suisses se préparent à voter l’interdiction de porter la burqa, les Arabes les devancent en abandonnant massivement ce vêtement moyenâgeux. Que s’est-il donc passé?

    Comme chaque année, les touristes arabes ont été au rendez-vous au mois d’août. Ils ont pris d’assaut les hôtels cinq étoiles et, fait nouveau, de plus en plus les hôtels quatre étoiles aussi. Les Genevois ont ainsi été forcés de voir sur les quais un défilé de femmes défigurées par le port de la burqa. Ils se les imaginaient dégoulinantes de sueurs, tandis que leurs maris se délectaient à leurs côtés en t-shirts et bermudas. Or, rien de tel cette année. Les femmes arabes se promènent maintenant presqu'exclusivement sans se voiler la face. Elles n’utilisent surtout presque plus la couleur noire. La préférence est actuellement donnée à un brun clair, voir carrément à du blanc. Du coup, plus besoin d’avoir honte en se promenant le long du quai.

    Que les Genevois craignant qu’une interdiction de la burqa pourrait nuire au tourisme soient rassurés: Ce n’est surtout pas les Arabes qui vont s’en plaindre. Au contraire, elles ont déjà largement anticipé et adopté cette interdiction. En vérité, elles l'appellent de leurs vœux.

    https://blog.pierrescherb.ch/2019/08/les-arabes-abandonnent-le-noir.html

  • Des patrouilles pour combattre le trafic de drogues

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    En 2012, les Genevois étaient exaspérés par le bonneteau. Pour rappel, il s’agit d’un jeu de dupes qui consiste apparemment à trouver une fève sous trois coquilles. En réalité, c’est une escroquerie organisée de concert par plusieurs personnes. Un manipulateur et plusieurs complices attirent des joueurs en faisant croire à des gains faciles. Lorsque le joueur entre en jeu, il perd systématiquement. Ce jeu a été pratiqué à Genève par des bandes étrangères.

    Les citoyens n’en pouvant plus ont alors commencé à s’organiser et à faire des patrouilles pour déranger le déroulement de cette escroquerie organisée. Les escrocs n’ont cependant pas voulu se laisser faire et les ont attaqué à plusieures reprises. La police a rappelé qu’elle était attentive au phénomène du bonneteau et qu’il existait une loi pour le combattre. Néanmoins, elle n’avait pas réussi à le faire. A l’heure actuelle, nous ne savons toujours pas si les escrocs du bonneteau ont été chassés par les patrouilles citoyennes ou par la police qui s’est finalement résignée à réagir. Toujours est-il que le phénomène a disparu de la ville de Genève.

    Nous sommes aujourd’hui dans la même situation en ce qui concerne le trafic de stupéfiants. Les lois pour combattre et faire cesser ces délits et crimes existent, mais ne sont pas systématiquement appliquées. Le citoyen est-il donc encore obligé à organiser des patrouilles citoyennes afin de faire agir les autorités?

    https://blog.pierrescherb.ch/2019/08/des-patrouilles-pour-combattre-le.html

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  • L’impunité doit cesser

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    Le Conseiller d’Etat Mauro Poggia prend à bras le corps un problème négligé en Ville de Genève depuis longtemps, soit le combat contre le trafic de drogues. Il explique dans une interview accordée le 29 juillet dernier à la Tribune de Genève qu’il ne peut plus avoir d’espaces de non-droit. Il revient surtout sur quelques mythes de la gauche bien-pensante.

    Le premier mythe consiste à dire qu’il aurait des «contrôles racistes». Monsieur Poggia répond que le marché des drogues est à présent en main de personnes d’origine africaine. Au moment où ce ne sera plus le cas, il y aura d’autres personnes dans le viseur de la police.

    Le deuxième mythe est que les dealers n’ont pas d’autre choix, car ils ont une interdiction de travailler. Monsieur Poggia rappelle clairement qu’il s’agit de personnes sans autorisation de résider en Suisse. On attend de ces gens qu’ils s’en aillent. Dans l’attente, ils sont entretenus par l’assistance publique et ont le droit au minimum existentiel. S’ils s’adonnent au trafic de drogue, c’est donc bien par libre choix et aucunement par nécessité.

    Le troisième mythe concerne les interventions trop musclées de la police. Mauro Poggia répond: «Ici (à l’Usine), certaines personnes sont ouvertement anti-police. Or, quand le lieu est hostile, les policiers sont sur la défensive. Il est difficile d’aborder avec empathie des gens qui ne vous montrent aucun respect. Je peux imaginer que cela puisse causer un peu d’agressivité, mais je n’ai aucun élément qui me dit qu’il y aurait eu des actions disproportionnées de la police.»

    Il devient ainsi clair que la police a (enfin) fait son travail dans un milieu hostile et protégé par des politiciens de gauche. Plusieurs d’entre eux se sentent d’ailleurs proches de l’Usine, l’ont fréquentée ou y ont même exercé des postes à responsabilité. Pour conclure, rappelons-nous encore où les casseurs se sont réfugiés après avoir mis à sac la Ville de Genève et son Grand Théâtre: à l’usine, mais cela a bien sûr dû être une coïncidence.

    http://blog.pierrescherb.ch/2019/07/limpunite-doit-cesser.html

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  • Un dimanche d’été caniculaire, mais pas trop

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    Après 2003 et tous les avertissements au sujet du réchauffement climatique, nous nous attendions à un été extraordinaire. L’assemblée française était tellement soucieuse de faire en sorte que personne ne soit surpris qu’il fasse chaud en été qu’elle a même fait venir une jeune suédoise pour qu’elle le dise haut et fort. Mission accomplie haut la main, malgré quelques notes dissonantes. Si Michel Onfray dont il s’agit notamment n’était il y a peu encore que l’auteur adoré de la biographie de Camus (L’Ordre libertaire : La Vie philosophique d’Albert Camus), il est maintenant traité d’ex-professeur anticatholique, pamphlétaire bien plus que philosophe. Ainsi va la vie.

    Or, après deux jours moyennement chauds comparés à 2003, nous avons maintenant droit à un dimanche plutôt frais (19° C). Profitons-en donc pour faire une promenade. Dans l’attente d’une petite augmentation de la température avant les fraîcheurs automnales et le froid de l’hiver prochain.

    https://blog.pierrescherb.ch/2019/07/un-dimanche-dete-caniculaire-mais-pas.html

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  • Brexit: panique à bord

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    La date de la sortie de l’Angleterre de l’Union Européenne approche inexorablement. Et elle fait peur. Nicolas Baverez, éditorialiste au «Figaro» a donc choisi de se pencher sur toutes les conséquences négatives d’un «Hard Brexit». Elles sont à son avis sous-estimées, voire même occultées. Il y aurait des coûts pour le Royaume-Uni, mais pas seulement. Il note dans son article repris par la Tribune de Genève de ce jour:

    «L’Europe sera directement touchée. Sur le plan économique, le Royaume-Uni est systémique. Sa récession pourrait s’étendre au continent, au moment où l’activité en Allemagne connaît un trou d’air. Par ailleurs, les 27 membres de l’Union… ont été rattrapés par le chaos britannique lors du sommet des 11 et 12 avril. La division apparue sur le principe et le calendrier du report de la date de sortie masque des divergences profondes sur la stratégie à adopter vis-à-vis de Londres, notamment entre la France et l’Allemagne.»

    En vérité, il ne s’agit pas seulement de divergences de stratégies, mais surtout d’intérêts. L’Allemagne a tout à perdre d’une sortie du Royaume-Uni qui est pour elle un partenaire commercial important. Elle n’aimerait donc pas le perdre. Il lui permet surtout aussi de bloquer toute décision de l’UE non conforme à ses intérêts. Sans le Royaume-Uni, elle perdrait cette possibilité. La France, quant à elle, souhaite justement affaiblir l’influence allemande, ce qui augmentera automatiquement la sienne. Cette divergence est apparue au grand jour, lorsque Emmanuel Macron a refusé d’accorder à la Grande-Bretagne un délai long pour le pousser hors l’UE le plus rapidement possible.

    Nicolas Baverez plaide donc auprès de sa présidence afin qu’elle reconsidère sa position d’un accord inacceptable et que de vraies négociations aient lieu avant le 31 octobre prochain. Sera-t-il entendu? Au vu de l’écoute qu’ont eu les gilets jaunes, rien n’est moins sûr.

    https://blog.pierrescherb.ch/2019/07/brexit-panique-bord.html

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  • Madeleine Scherb explique au Conseil des droits de l'homme la situation actuelle du Cameroun

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    Madeleine Scherb explique en peu de mots la situation du Cameroun. Un éclaircissement indispensable pour qui veut comprendre ce qui se passe actuellement dans ce pays...










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  • Sans le savoir, Guillaume Barazzone donne raison à l’UDC

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    Le nouveau programme de l’UDC le dit clairement: »Notre environnement se porte bien. Nos sols et nos cours d’eau sont en excellent état. Les emissions et substances nocives baissent depuis des décennies. Une nature superbe est un des grands atouts de la Suisse.»

    Tout catastrophisme est donc malvenu et ne fait que nuire à la qualité de vie de ceux qui le vivent, c’est-à-dire des Verts et de la gauche en général. Nous n’avons pas besoin de toujours plus de régulations et d'interdictions, mais pouvons continuer la préservation de notre environnement naturel tel que nous le faisons avec grand succès depuis longtemps. Pensons seulement à la protection des forêts pratiquée en Suisse depuis 125 ans.

    Guillaume Barazzone a maintenant suivi le souhait exprimé par le Conseil municipal d’interdire l’utilisation des gobelets en plastique à usage unique. Sont aussi concernés les pailles, les couverts, les assiettes, les contenants en tous genres, les sacs plastique, les bâtonnets pour mélanger les boissons et les tiges des ballons gonflables pour enfants. Mais, diriez-vous, il s’agit donc bien d’une nouvelle interdiction et l’UDC ne veut pas de nouvelles interdictions? Eh bien non. La Ville de Genève n’étant pas compétente pour réglementer en la matière, il ne s’agit en réalité pas d’une interdiction, mais d’une condition pour organiser des manifestations. C’est dans ce sens là que Guillaume Barazzone applique le programme de l’UDC d’appliquer strictement les règles en vigueur.

    Nous lui en sommes reconnaissants.

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  • Accord institutionnel et la Ville de Genève: vivre sans subventions

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    Le jargon des accords institutionnels est à peu près incompréhensible pour le commun des mortels et même pour les juristes les plus expérimentés. Les seuls qui s’y retrouvent sont les fonctionnaires bruxellois qui ne ratent pas une occasion pour interpréter une disposition en défaveur de la Suisse.

    Une grande partie des spécialistes s’accordent cependant de constater que la phrase suivante (tirée de l'art. 8A de l'accord) exclut en principe dorénavant les subventions à tous les niveaux:

    «Sauf dérogations prévues par les accords visés au paragraphe premier du présent article,
    a) sont incompatibles avec le bon fonctionnement du marché intérieur, dans la mesure où elles
    affectent les échanges entre les Parties dans le champ d'application des accords visés au
    paragraphe premier du présent article, les aides accordées par la Suisse ou par les États membres
    de l'Union européenne ou au moyen de ressources d'État sous quelque forme que ce soit qui
    faussent ou qui menacent de fausser la concurrence en favorisant certaines entreprises ou
    certaines productions.»

    Il y a peu, la majorité des électeurs genevois a refusé une légère baisse des subventions. Que va-t-ell donc faire maintenant que la totalité des subventions accordées aux associations est en jeu?

    https://blog.pierrescherb.ch/2019/04/accord-institutionnel-et-la-ville-de.html

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  • Conseil municipal: ma question orale du 16 avril 2019

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    Ma question s’adresse à la magistrate Sandrine Salerno.

    Au 38, rue de la Navigation, un squat s’est formé au moins depuis le 4 février dernier lorsque la gérante de l’immeuble a essayé en vain d’ouvrir la porte d’un logement dont les serrures ont été changées. Il s’agit de trois appartements vides et vétustes. Leur utilisation, même temporaire, est devenue impossible. L’Unité des logements temporaires a donc décidé d’y renoncer. Une procédure de rénovation est en cours. Mon groupe salue les efforts de la Gérance immobilière pour rétablir l’ordre en ayant déposé plainte pénale et en ayant demandé l’évacuation des squatters au plus vite. Nous souhaitons qu’ils soient sévèrement punis. Je ne comprends pas pourquoi ces appartements n’ont pas été condamnés immédiatement, une fois l’état de délabrement constaté. Pourriez-vous donc me dire ce que fait la Ville de Genève pour empêcher de telles violations de domicile et dommages à la propriété et pourquoi elle n’a pas réussi à empêcher ce squat?

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  • Rétrospective de la session de printemps 2019: POLITIQUE SOCIALE ET SANTÉ (2ème partie)

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    Les régions de primes ne seront pas modifiées
    Les primes d'assurance-maladie sont en règle générale moins élevées dans les régions rurales que dans les villes parce que ces populations ont un plus grand sens de la responsabilité individuelle et ne courent pas chez le médecin pour le moindre bobo, mais utilisent des remèdes maison qui ont fait leurs preuves. De concert avec les partis de droite, l'UDC s'est engagée avec succès dans les deux chambres législatives pour le maintien des régions de primes actuelles. La gauche emmenée par son ministre socialiste Berset voulait modifier ces primes afin que sa clientèle provoquant des coûts de la santé élevés dans les villes bénéficie de subventions transversales.

    Non à l'augmentation de la franchise dans ces conditions
    Oui, l'UDC est toujours pour le renforcement de la responsabilité individuelle, notamment dans la santé publique, mais, compte tenu de la situation actuelle, le groupe UDC a décidé de s'opposer à l'augmentation de la franchise minimale à 350, respectivement 500 francs. Il est hors de question de faire passer une fois de plus à la caisse la classe moyenne aussi longtemps que les autres partis ne sont pas prêts à soutenir des mesures efficaces et globales. Le PS et les autres partis de gauche ne ratent pas une occasion pour ponctionner la classe moyenne laborieuse, mais osent néanmoins se présenter comme les grands défenseurs des veuves et des orphelins. L'UDC refuse de participer à ce jeu. Elle se réserve la possibilité de soutenir une augmentation de la franchise cet automne dans le cadre d'un train complet de mesures de maîtrise des coûts et à condition que les acteurs de la santé publique, les médecins, les hôpitaux, l'industrie pharmaceutique, etc. participent aux efforts d'économie. Les payeurs de primes ne doivent pas être les seuls à passer à la caisse.

    (Newsletter UDC N° 263 du 26 mars 2019, 2ème partie)

    https://blog.pierrescherb.ch/2019/04/retrospective-de-la-session-de_13.html

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