03 juin 2016

Dernière ligne droite avant la votation sur la révision de la loi sur l’asile

Engagé à combattre la révision de la loi sur l’asile, j’ai participé au stand que l’Union démocratique du centre a organisé samedi dernier aux Eaux-Vives. J’ai donc eu l’immense plaisir de discuter de vive voix avec les habitants de Genève des inconvénients de cette nouvelle loi. Jugez plutôt*:


Les conséquences de la nouvelle loi sur l'asile:
- Tous les requérants d’asile bénéficient sans condition d’un avocat gratuit.
- La Confédération peut exproprier des communes et des particuliers propriétaires de terrains ou de bâtiments pour construire de nouveaux centres d’asile.
- Cette révision permet à encore plus de personnes de rester en Suisse, indépendamment du fait que leur intégrité physique et leur vie soient menacées ou non.
- La lutte contre les abus n’est pas renforcée. La révision proposée n’apporte strictement rien à la lutte contre les abus, mais augmente le pouvoir d’attraction que la Suisse exerce sur les immigrants clandestins, les migrants économiques et autres profiteurs des institutions sociales.

Cliquez ici pour me voir sur le stand.

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31 mars 2016

Comment lancer une initiative populaire?

Chaque Suisse qui a le droit de vote a la possibilité de lancer une initiative populaire tendant à un changement de la constitution fédérale. La première démarche à faire est de constituer un comité d’initiative de 7 à 27 personnes. Le comité formule ensuite le texte de l’initiative.


Ce texte doit être soumis à la Chancellerie fédérale qui le traduit dans les autres langues fédérales. Le comité élabore ensuite un modèle de liste pour la récolte de signatures. Les membres du comité d’initiative doivent confirmer par écrit cette qualité irrévocable.


Après un dernier contrôle, la Chancellerie fédérale publie le texte de l’initiative dans la Feuille fédérale, ce qui déclenche le délai de 18 mois pour la récolte des 100’000 signatures.

Pour savoir combien le lancement d'une initiative populaire coûte cliquez ici.

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13 décembre 2015

Le Front national gagne - la Suisse en profite

Le Front national est le parti de la haine, les médias nous le disent et nous le répètent. Je leur donne entièrement raison, avec cette petite différence que la haine est surtout située du côté de ses détracteurs. Ils ne veulent pas admettre que les Français aient envie de rester Français, plutôt que de se fondre dans une masse insignifiante, soi-disant multiculturelle et qui engendre les pires horreurs.

La Suisse aussi a une culture. La dénigrer a été érigé en vertu nationale par nos élites bien-pensantes. La devise de l’exposition universelle à Séville n’était-elle pas : La Suisse n’existe pas ? Or, cette devise était devenue leur leitmotiv. Sauf que la Suisse existait bel et bien et que le peuple n’avait aucune envie de disparaître de cette façon. La résistance s’était surtout manifestée autour d’un seul parti, l’Union démocratique du centre. Il ne voulait pas se fondre dans une Europe dirigée par une équipe de fonctionnaires dépourvus de tout contact avec la population et la réalité.

Les gouvernements européens n’en avaient cure. La Suisse devait se plier à leur volonté en abandonnant de plus en plus de prérogatives nationales. Seulement voilà que la situation a changé. L’arrivée d’un parti qui défend l’unité nationale et qui soit contre l’abandon des frontières en France et l’accueil de toujours plus de migrants renforce en même temps la position de la Suisse, au moins celle de ceux qui croient encore en son autodétermination.

Un Suisse peut donc se réjouir de l’arrivée du Front national en France, sans partager ses idées et sans faire d’amalgames.

Photo d'illustration et lien vers «La Suisse n'existe pas».

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09 décembre 2015

Conseil fédéral : le retour à la raison

Après quelques années de déchirement politique combiné à un abandon de nos positions au niveau international, les parlementaires suisses reviennent à la raison. Ils réélisent brillament tous les élus sortants et choisissent un UDC expérimenté en la personne de Guy Parmelin.

Ce Vaudois marié et viticulteur de profession connaît à fond les dossiers politiques de la Berne fédérale pour avoir siégé au Conseil national depuis 2003. Fort de son expérience ainsi acquise de douze ans, les faiblesses que la Tribune de Genève (TdG) lui a trouvées n’ont pas compté lourdement. Il serait ainsi trop vieux et trop mou pour insuffler un vent nouveau au Conseil fédéral.

L’Assemblée nationale n’a heureusement pas suivi la TdG en sa qualification négative de notre nouveau Conseiller fédéral et l’a brillamment élu au 3e tour avec 138 voix. Guy Parmelin a immédiatement montré ses capacités en prononçant son discours d’acceptation d’élection dans les quatre langues nationales. Toutes nos félicitations et bonne chance au nouveau Conseil fédéral !

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25 septembre 2015

Les Syriens ne sont pas des réfugiés

La Tribune de Genève (TdG) a mis les points sur les i au sujet des Syriens arrivant en Europe. «Migrant ou réfugié? Le sens des mots» est le titre de l’article de Marcel A Boisard qu’elle a publié dans son édition du 16 septembre. Un migrant est ainsi chaque personne qui quitte son domicile. Ayant moi-même grandi dans le canton de Thurgovie, ayant étudié dans les cantons de Zurich, Berne et Neuchâtel, j’ai fini par m’installer à Genève. Je suis donc pour ainsi dire un migrant interne.

Un réfugié est selon l’art. 3 Loi sur l’asile, une personne qui, dans son Etat d’origine ou dans le pays de sa dernière résidence, est exposée à de sérieux préjudices ou craint à juste titre de l’être en raison de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un groupe social déterminé ou de ses opinions politiques. Par contre, une personne qui fuit une guerre n’est pas un réfugié selon notre droit d’asile. Par ailleurs, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés soutient la même position. Elle note sur son site que les réfugiés et les demandeurs d’asile ne représentent qu’une petite partie des mouvements globaux de personnes, mais qu’ils voyagent fréquemment au côté de migrants.

Dès lors, les Syriens qui ont fuit la guerre dans leur pays ne sont pas, sauf éventuelle rare exception, des réfugiés, mais bien des migrants. Près d'un tiers des prétendus migrants syriens en Allemagne ne le seraient par ailleurs pas, mais auraient triché sur leur nationalité, comme vient de nous l'apprendre, une fois de plus, la TdG.

Cliquez ici pour voir ma photo d'illustration.

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23 septembre 2015

Surprise: la CCIG soutient les candidats de l’économie

La Chambre de commerce, d’industrie et des services de Genève (CCIG) soutient dans le dernier numéro de son bulletin d’information CCIGinfo les candidats de l’économie à l’élection du conseil national. Trouvez-vous que c’est normal et ne mérite pas d’être mentionné? Vous avez raison, et pourtant c’est une nouvelle. En vérité, la CCIG n’a pas toujours agi de cette manière. Lors de la dernière élection au Grand conseil, les candidats UDC pourtant membres n’y avaient pas été recommandés.

Les temps changent. C’est donc à juste titre que la CCIG vous encourage à soutenir les candidats au Conseil national Céline Amaudruz, Christo Ivanov et Eric Leyvraz, et la seule femme genevoise de droite, candidate au Conseil des Etats, Céline Amaudruz.

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03 septembre 2015

La neutralité de la Suisse est dans l’intérêt de l’Europe entière

Cette année, nous fêtons les 200 ans de la reconnaissance de la neutralité suisse par le droit international. Il s’agit d’un jubilé important à fêter, car cette reconnaissance a valu à la Suisse une période de paix pendant 200 ans.

Après la défaite de Napoléon à Waterloo, dans le deuxième traité de Paris du 20 novembre 1815, les grandes puissances européennes, à savoir l’Autriche, la France, la Grande-Bretagne, le Portugal, la Prusse et la Russie, ont garanti la neutralité perpétuelle, armée, librement choisie et intégrale de la Suisse et l’inviolabilité de son territoire. Même l’Allemagne nazi a respecté cette neutralité. Le texte signé contient la phrase suivante: «Les puissances signataires de la déclaration du 20 mars reconnaissent authentiquement, par le présent acte, que la neutralité et l’inviolabilité de la Suisse et son indépendance de toute influence étrangère, sont dans les vrais intérêts de la politique de l’Europe entière.» Aujourd’hui, la situation n’a pas changé, sinon que la neutralité de la Suisse est dans les vrais intérêts de la politique du monde entier.

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30 août 2015

Célébration d’une défaite: la bataille de Marignan 1515

Comment peut-on célébrer une défaite? Les Suisses seraient-ils donc un peu masochistes? Pas du tout! Je m’explique:

Alors que depuis 1315, les Suisses avaient joué pendant 200 ans le rôle d’une puissance militaire redoutée, ils perdirent le 14 septembre 1515 pour la première fois lamentablement la bataille de Marignan, et ce en dépit des victoires spectaculaires remportées peu de décennies avant contre Charles le Téméraire dans les guerres de Bourgogne et celles remportées sur le roi habsbourgeois Maximilien dans la guerre de Souabe. Cette bataille marque ainsi un tournant dans l’histoire suisse: à partir de là, on comprit que notre pays peut fonctionner comme un petit Etat sans ambitions de conquêtes en politique extérieure. C’est le point de départ de la neutralité suisse.

La défaite s’est donc avérée bénéfique pour la Suisse. Le monument dressé sur le champ de bataille de Marignan porte à raison son inscription: «Ex claude salus» (le salut grâce à la défaite). Il faut parfois des défaites pour mieux comprendre et trouver la bonne voie à suivre. La devise était dorénavant de rester tranquille. Cela ouvrait la voie à la neutralité perpétuelle.

Rappelons-nous donc que la Suisse peut réussir et faire son chemin, à condition de se tenir tranquille dans le concert des nations et d’observer une stricte neutralité.

http://blog.pierrescherb.ch/2016/07/celebration-dune-defa...

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25 août 2015

La bataille de Morgarten

Un élément fondateur de la Suisse moderne s’est déroulé le 15 novembre 1315 sur les rives marécageuses du lac d’Ägeri (ZG). Les citoyens de la Suisse centrale ont alors vaincu les Habsbourg. Le chroniqueur et moine franciscain Johannes von Winterthur rapporta entre 1340 et 1344 la bataille de Morgarten en ces termes: «A cette époque, en l’an du seigneur 1315, un peuple de paysans, qui habita dans les vallées appelées Swiz et qui était entouré partout de montagnes allant presque jusqu’au ciel refusa au duc Lüpoldus l’obéissance, les impôts et les prestations de service habituelles en se fiant aux remparts puissants de ses montagnes et se prépara à lui résister.»

Voici les ingrédients de ce succès retentissant: un peuple rebelle tourné vers la liberté, les montagnes offrant un rempart pour résister, la désobéissance aux élites, l’aversion du trop d’Etat et des impôts trop élevés. Partout ailleurs en Europe, la haute noblesse étendait son pouvoir, mais au lac des Quatre-Cantons, il y avait la Confédération libre et organisée démocratiquement.

http://blog.pierrescherb.ch/2016/07/la-bataille-de-morgar...

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05 août 2015

La fête du premier août en Ville de Genève

Invité à la fête du premier août en tant que président du Conseil des anciens, j’ai eu l’honneur d’assister à la cérémonie officielle au Jardin anglais (voir photos). Je ne vous reproduirai pas les allocutions de Madame la Maire Esther Alder, ni de Fernand Cuche, paysan, syndicaliste, ancien Conseiller national et ancien Conseiller d’Etat. La Feuille d’avis officielle s’en chargera. Après cette cérémonie, nous étions conviés à une réception offerte par la Ville de Genève sur le bateau Genève.

A 20h30, un feu d’artifice sonorisé sur la musique d’Emile Jacques-Dalcroze, dont nous célébrons cette année le 150ème anniversaire, a été offert à la population de Genève et aux nombreux touristes. Le bouquet final a été tiré sur les airs de l’hymne national, suivi de l’allumage du traditionnel feu de joie. La soirée s’est terminée sous les battements des Tambours de Bronx qui ont joué sur une scène flottante.

Cliquez ici pour voir mes photos.

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