10 août 2018

Le papier souffre tout et ne rougit de rien

Ce proverbe signifie qu’on écrit tout ce que l’on veut sur du papier. Aujourd’hui, on parle plutôt de Fake news, mais le procédé est le même. Il s’agit d’écrire quelque chose qui ne correspond pas à la réalité ou d’écrire quelque chose d’une certaine manière, dans le but de déformer la réalité.

Ce procédé est très fréquemment utilisé. Prenons par exemple l’initiative pour l’autodétermination. La Suisse est un pionnier de la défense des droits de l’homme. Certes, elle n’a pas inventé la Magna Carta, mais notre ancienne constitution contenait l’art. 4 qui a permis au Tribunal fédéral de développer toute une pratique qui a ensuite été reprise dans la nouvelle constitution. Il est donc patent que nous n’avons pas besoin des états étrangers, souvent des royaumes ou états autrement caractérisés par des tares comme l’instabilité des gouvernements, népotisme, etc., pour nous apprendre les droits de l’homme. Et je ne parle même pas des défauts de l'ONU. Pourtant Amnesty International prétend que l’initiative de l’UDC était dirigée contre les droits de l’homme. Cette allégation est largement reprise par les médias sans aucun avertissement contre ce mensonge.

Au lieu de chercher les Fake News (il y en a, mais pas beaucoup qui ne sont pas immédiatement reconnaissables comme tels), cherchons plutôt à comprendre la réalité derrière les omissions de nos médias.

https://blog.pierrescherb.ch/2018/07/le-papier-souffre-to...

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04 août 2018

Abandonnons l’intégration et exigeons l’adaptation des étrangers en Suisse

Un musulman qui ne fait pas de poignée de main à une femme et une musulmane qui ne regarde pas l’homme qui lui a posé une question, sont-ils bien intégrés en Suisse? C’est la question à laquelle deux commissaires de la Commission de naturalisation de Lausanne ont dû répondre récemment. Pour l’heure, nous ne connaissons pas leur réponse, mais le procédé démontre déjà clairement ses limites.

Et comment réagir lorsque les candidats à la naturalisation hindous disent vouloir attaquer nos paysans qui amènent leurs vaches chez le boucher? Pour rappel, un musulman indien vient de se faire lyncher lorsqu'il était en train de convoyer des vaches qu'il venait d'acquérir pour sa famille.

La vraie question est: pourquoi un étranger qui ne fait rien de plus que de s’intégrer en Suisse devrait-il être naturalisé? Nous devrions plutôt exiger qu’il s’adapte d’abord à notre mode de vie, histoire d’éviter les tensions entre populations. A l’heure actuelle, il y a une majorité de Suisses qui veulent vivre en paix, qui ne sont pas racistes et qui soignent la bonne entente avec leurs voisins.

Ne permettons pas que des étrangers installés chez nous deviennent Suisses, qui prônent la guerre, qui sont racistes et qui n’ont qu’à faire de l’avis de leurs voisins. Exigeons qu’ils reprennent nos valeurs avant que nous leur fassions confiance en les acceptant en tant que citoyens à part entière!

http://blog.pierrescherb.ch/2018/07/abandonnons-lintegrat...

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26 juillet 2018

Les Erythréens migrés en Suisse peuvent retourner chez eux

L'Ethiopie et l'Erythrée ne sont plus en guerre depuis quelques jours. Les deux pays viennent de signer, le 9 juillet, une déclaration conjointe de paix et d’amitié.

La Suisse a accueilli des milliers d'Erythréens et les a généreusement intégrés (permis C immédiatement, puis naturalisation généreuse sans indépendance financière). Le Tribunal administratif fédéral (TAF) a mis fin à cette pratique debut 2017, en refusant le statut de réfugié à des déserteurs éthiopiens, statut qui, soi dit en passant, ne leur aurait jamais dû être attribué. Le TAF a cependant continué à les admettre provisoirement en Suisse, soit 9'400 personnes en quelques mois seulement. 99% sont des migrants économiques.

La Suisse a pour l'instant commencé à revoir l'admission provisoire de 3'200 d'entre eux. Avec cet accord de paix, il ne fait pas de doute que la majorité de ces migrants pourraient rentrer chez eux. Par ailleurs, un Erythréen venu à une conférence de l'ONU m'a confirmé qu'ils sont chaudement attendus là-bas, afin de contribuer au développement de leur pays.

http://blog.pierrescherb.ch/2018/07/les-erythreens-migres...

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10 juillet 2018

Il faut abroger la double nationalité

J'ai posé sur mon profil Facebook la question de savoir à quoi servait la double nationalité. Les réponses était plus ou moins drôles, mais personne n'a trouvé une bonne justification pour cette institution.

La possession de deux citoyennetés étant autorisée en Suisse depuis le 1er janvier 1999, la Confédération fait valoir qu'il ne s'en était pas résulté de difficultés notables. La réalité est cependant tout autrement, comme l'a encore démontré le déroulement du mondial 2018 et, notamment, le comportement de joueurs suisses, nés et grandis en Suisse, mais qui ont pourtant fait l'apologie d'un autre Etat sur le terrain de foot de Nizhny Novgorod (avant de sombrer sans gloire contre la Suède).

L'Association suisse de football propose maintenant d'ouvrir les portes du programme de formation seulement aux jeunes joueurs qui renoncent à leur double nationalité. Au lieu de mettre en avant seulement les jeunes voulant embrasser une carrière dans le football, il me semble plus logique de renoncer à la double nationalité et de revenir aux règles qui ont fait leur preuve en Suisse jusqu'en 1998 et qui sont encore valables dans de nombreux Etats.

www.blog.pierrescherb.ch

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16 février 2018

L’Assemblée des Délégués du Conseil Suisse des Aînés (CSA) dit NON à l’initiative No-Billag visant à la suppression de la redevance Radio-TV

Depuis l'année dernière, je suis membre suppléant du comité du Conseil Suisse des Aînés (CSA) et délégué suppléant (sans droit de vote, sauf en cas d'absence d'un des 16 délégués). Voici donc le comuniqué de presse du CSA suite à son vote du 9 février à Berne et où j'ai eu le droit de voter:

NON à l’initiative No-Billag
Les seniors en Suisse passent environ deux heures par jour à l’écoute de la radio ou de la télévision. Ils seraient particulièrement affectés par une importante diminution des services de la RTS et des médias locaux. Quelque 300'000 bénéficiaires de prestations complémentaires sont exonérés de la redevance. En cas d’acceptation de l’initiative, ces derniers devraient la payer. Par ailleurs, les chaines de diffusion dans les régions périphériques et les régions linguistiques minoritaires devraient probablement abandonnées en raison de leur faible audience et rentabilité. Le fait que toutes sortes d’émissions soient produites dans les médias audiovisuels, en particulier pour les minorités, nécessiterait le paiement de taxes correspondantes. Un nouveau paysage médiatique financé par la publicité ne correspond pas à notre style de vie en Suisse.

Personnes de contact:
Michel Pillonel, Coprésident, pim.mimi@bluewin.ch
Roland Grunder, Coprésident, r.grunder@bluewin.ch


Conseil Suisse des Aînés (CSA)
Worblentalstrasse 32
3063 Ittigen
Tel. 031 924 11 00 - Fax 031 924 11 01
info@ssr-csa.ch - www.ssr-csa.ch

Voir avec photo.

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03 juin 2016

Dernière ligne droite avant la votation sur la révision de la loi sur l’asile

Engagé à combattre la révision de la loi sur l’asile, j’ai participé au stand que l’Union démocratique du centre a organisé samedi dernier aux Eaux-Vives. J’ai donc eu l’immense plaisir de discuter de vive voix avec les habitants de Genève des inconvénients de cette nouvelle loi. Jugez plutôt*:


Les conséquences de la nouvelle loi sur l'asile:
- Tous les requérants d’asile bénéficient sans condition d’un avocat gratuit.
- La Confédération peut exproprier des communes et des particuliers propriétaires de terrains ou de bâtiments pour construire de nouveaux centres d’asile.
- Cette révision permet à encore plus de personnes de rester en Suisse, indépendamment du fait que leur intégrité physique et leur vie soient menacées ou non.
- La lutte contre les abus n’est pas renforcée. La révision proposée n’apporte strictement rien à la lutte contre les abus, mais augmente le pouvoir d’attraction que la Suisse exerce sur les immigrants clandestins, les migrants économiques et autres profiteurs des institutions sociales.

Cliquez ici pour me voir sur le stand.

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31 mars 2016

Comment lancer une initiative populaire?

Chaque Suisse qui a le droit de vote a la possibilité de lancer une initiative populaire tendant à un changement de la constitution fédérale. La première démarche à faire est de constituer un comité d’initiative de 7 à 27 personnes. Le comité formule ensuite le texte de l’initiative.


Ce texte doit être soumis à la Chancellerie fédérale qui le traduit dans les autres langues fédérales. Le comité élabore ensuite un modèle de liste pour la récolte de signatures. Les membres du comité d’initiative doivent confirmer par écrit cette qualité irrévocable.


Après un dernier contrôle, la Chancellerie fédérale publie le texte de l’initiative dans la Feuille fédérale, ce qui déclenche le délai de 18 mois pour la récolte des 100’000 signatures.

Pour savoir combien le lancement d'une initiative populaire coûte cliquez ici.

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13 décembre 2015

Le Front national gagne - la Suisse en profite

Le Front national est le parti de la haine, les médias nous le disent et nous le répètent. Je leur donne entièrement raison, avec cette petite différence que la haine est surtout située du côté de ses détracteurs. Ils ne veulent pas admettre que les Français aient envie de rester Français, plutôt que de se fondre dans une masse insignifiante, soi-disant multiculturelle et qui engendre les pires horreurs.

La Suisse aussi a une culture. La dénigrer a été érigé en vertu nationale par nos élites bien-pensantes. La devise de l’exposition universelle à Séville n’était-elle pas : La Suisse n’existe pas ? Or, cette devise était devenue leur leitmotiv. Sauf que la Suisse existait bel et bien et que le peuple n’avait aucune envie de disparaître de cette façon. La résistance s’était surtout manifestée autour d’un seul parti, l’Union démocratique du centre. Il ne voulait pas se fondre dans une Europe dirigée par une équipe de fonctionnaires dépourvus de tout contact avec la population et la réalité.

Les gouvernements européens n’en avaient cure. La Suisse devait se plier à leur volonté en abandonnant de plus en plus de prérogatives nationales. Seulement voilà que la situation a changé. L’arrivée d’un parti qui défend l’unité nationale et qui soit contre l’abandon des frontières en France et l’accueil de toujours plus de migrants renforce en même temps la position de la Suisse, au moins celle de ceux qui croient encore en son autodétermination.

Un Suisse peut donc se réjouir de l’arrivée du Front national en France, sans partager ses idées et sans faire d’amalgames.

Photo d'illustration et lien vers «La Suisse n'existe pas».

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09 décembre 2015

Conseil fédéral : le retour à la raison

Après quelques années de déchirement politique combiné à un abandon de nos positions au niveau international, les parlementaires suisses reviennent à la raison. Ils réélisent brillament tous les élus sortants et choisissent un UDC expérimenté en la personne de Guy Parmelin.

Ce Vaudois marié et viticulteur de profession connaît à fond les dossiers politiques de la Berne fédérale pour avoir siégé au Conseil national depuis 2003. Fort de son expérience ainsi acquise de douze ans, les faiblesses que la Tribune de Genève (TdG) lui a trouvées n’ont pas compté lourdement. Il serait ainsi trop vieux et trop mou pour insuffler un vent nouveau au Conseil fédéral.

L’Assemblée nationale n’a heureusement pas suivi la TdG en sa qualification négative de notre nouveau Conseiller fédéral et l’a brillamment élu au 3e tour avec 138 voix. Guy Parmelin a immédiatement montré ses capacités en prononçant son discours d’acceptation d’élection dans les quatre langues nationales. Toutes nos félicitations et bonne chance au nouveau Conseil fédéral !

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25 septembre 2015

Les Syriens ne sont pas des réfugiés

La Tribune de Genève (TdG) a mis les points sur les i au sujet des Syriens arrivant en Europe. «Migrant ou réfugié? Le sens des mots» est le titre de l’article de Marcel A Boisard qu’elle a publié dans son édition du 16 septembre. Un migrant est ainsi chaque personne qui quitte son domicile. Ayant moi-même grandi dans le canton de Thurgovie, ayant étudié dans les cantons de Zurich, Berne et Neuchâtel, j’ai fini par m’installer à Genève. Je suis donc pour ainsi dire un migrant interne.

Un réfugié est selon l’art. 3 Loi sur l’asile, une personne qui, dans son Etat d’origine ou dans le pays de sa dernière résidence, est exposée à de sérieux préjudices ou craint à juste titre de l’être en raison de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un groupe social déterminé ou de ses opinions politiques. Par contre, une personne qui fuit une guerre n’est pas un réfugié selon notre droit d’asile. Par ailleurs, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés soutient la même position. Elle note sur son site que les réfugiés et les demandeurs d’asile ne représentent qu’une petite partie des mouvements globaux de personnes, mais qu’ils voyagent fréquemment au côté de migrants.

Dès lors, les Syriens qui ont fuit la guerre dans leur pays ne sont pas, sauf éventuelle rare exception, des réfugiés, mais bien des migrants. Près d'un tiers des prétendus migrants syriens en Allemagne ne le seraient par ailleurs pas, mais auraient triché sur leur nationalité, comme vient de nous l'apprendre, une fois de plus, la TdG.

Cliquez ici pour voir ma photo d'illustration.

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