05 octobre 2010

Jamel Balhi est l'homme qui connaît le mieux le monde

 

 

Jamel Balhi le coureur, photographe et écrivain a découvert mon blog et a eu la gentillesse de m'écrire (voir ma note « Jamel Balhi au Paraguay »).

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28 septembre 2010

Jamel Balhi au Paraguay

 

Notre écrivain et coureur de longue distance aime dormir aux violons. C'est souvent le seul endroit relativement sûr dans les villes américaines et c'est gratuit. Voici comment sa nuit à Filadélfia s'est passée.

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Photo prise par Jamel Balhi: « Sur le mur d'une école au Paraguay »

 

 

 

 

 

 

« Je me retrouve seul dans le commissariat... Je fais ma lessive au complet dans le bac à eau du jardin, fais cuire du riz, écris des notes de voyage. Je tue aussi le temps en jouant avec une vieille paire de menottes abandonnée près de la machine à écrire de marque Olympia...

 

'Clic !' Panique... L'étau se referme accidentellement autour de mon poignet. Me voilà prisonnier de moi-même. Je cherche une clé, ouvrant tiroir après tiroir, n'importe quelle clé, une scie, en vain... Il ne me reste plus qu'à attendre le passage d'un porteur de clés. A force de manipulations, la menotte se resserre davantage autour de mon poignet. Je ressens une terrible douleur.

 

Les collègues rentrent tard dans la nuit. Ils me trouvent en situation de garde à vue. Par chance ils comprennent ce qui s'est passé et éclatent de rire, un rire homérique qui doit réveiller tout le village.

 

'Quelqu'un aurait-il la clé ? je m'empresse de demander.

- Non, les clés de toutes les paires de menottes sont dans le bureau du capitaine de la Police nationale, à Asunción !'

Je m'inquiète en leur montrant mon poignet retenu prisonnier :

'Combien de temps vais-je rester ainsi ?

- Notre relève est assurée la semaine prochaine. Nous allons téléphoner aux collègues de la capitale et demander des clés.'...

Paulo et Fernando (les policiers) ne semblent pas partager mon inquiétude. Fernando en rajoute de plus belle au comique de la situation ; il a pris mon sac sur le dos et se met à courir en rond dans le jardin. Je me croirais tout à coup propulsé dans la cour d'un asile psychiatrique. Il est trois heures du matin. Paulo prend place face à la machine à écrire et tape le rapport de leur ronde nocturne, tournant parfois les yeux, juste les yeux, dans ma direction... Au terme d'une bonne demi-heure de dactylographie, il range les feuilles de son rapport, les empile, égalise le tas en donnant de petits coups sur le côté, puis vient me voir en portant la main à sa poche de pantalon pour en extraire une clé de coffre à trésor :

'Bon, coco, il est temps qu'on te libère !' »

 

Comme quoi il n'y a pas que les français qui aiment l'humour !

 

Pierre Scherb

www.pierrescherb.ch

 

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07 septembre 2010

La violence brute

 

« Ma première image de ce continent est le suicide par défenestration d'une adolescente depuis le dix-huitième étage d'un immeuble du centre-ville. Quelques instants plus tard, dans la banlieue froide d'Anchorage, je suis de nouveau témoin d'une tragédie humaine : des policiers abattent d'une balle de revolver un ivrogne éméché par l'abus d'alcool. Un fuck lancé d'une voix rauque aux hommes de loi a condamné le malheureux à une balle en plein poumon. »

 

Cette description n'est pas le début du premier épisode d'une nouvelle série de télévision, mais le récit du coureur de marathon Jamel Balhi à son arrivée en Alaska. Lors de son long périple jusqu'à Ushuaia, il est frappé par la violence de ce continent, mais aussi par la fascination des Américains pour les armes.

 

Qu'est-ce qui le pousse, Jamel Balhi, à reprendre la route chaque matin, à ranger son sac de couchage dans son sac à dos, son barda, comme il s'exprime, pour reprendre la route en courant, malgré son épaule qui lui fait mal ? Le goût de la course, la quête de nouvelles rencontres, de nouveaux environnements ? L'envie de nous raconter son vécu ?

 

Toujours est-il qu'il a expérimenté des moments insolites que nul autre humain ne saurait vivre. Un peu comme nous tous.

 

Pierre Scherb

www.pierrescherb.ch

 

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06 septembre 2010

La douleur n'est que de la faiblesse qui quitte le corps

 

Balhi à San Francisco.jpgTelle est la confidence du Navy Seal (corps d'élite de l'armée américaine) Mark au coureur, écrivain, photographe Jamel Balhi lors de son périple « Au cœur des Amériques ». Selon cet auteur, « un Navy Seal (Sea Air Land) est un mercenaire entrainé pour les opérations spéciales, de type commando ».

 

Et Mark a des avis assez tranchés: « Les guerres ne sont plus ce qu'elles étaient dans les années 1970. Elles sont devenues économiques... Si l'Amérique décide combien de tonnes de blé tel ou tel pays devra exporter, alors il faut parfois aller jeter quelques bombes ici ou là. Pareil pour le pétrole. Mon pays décide aussi quelle nation est en droit de posséder telles ou telles armes sophistiquées sur son sol. Les USA sont les maîtres du monde ! Nous guidons toutes les autres nations. »

 

Pierre Scherb

www.pierrescherb.ch

 

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08 août 2010

Découvertes

 

Rester chez soi et faire des découvertes - c'est désormais possible grâce à internet. Je commence par suivre la piste de ma « tutrice » à l'école de rédaction, l'auteur Sylvie St-Laurent-Vézina. Je suis mon parcours avec la page de son dernier recueil de nouvelles « Silence, on tue ! » Sylvie St-Laurent précise qu'il « ne traite pas de crimes violents contre la personne mais de ceux, bien plus insidieux, que l'on perpétue avec des gestes ou des mots. »

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Sur la page de présentation de ma « tutrice », mon regard est frappé par l'onglet « A rencontrer », et plus particulièrement par la note « Ecrivain, photographe et marathonien, JAMEL BALHI.

 

Aimant moi-même les courses à pied, ce personnage m'attire tout de suite. En allant sur son site, je découvre qu'il est le premier homme à faire le tour du monde en courant. Il a ainsi traversé 186 pays. Il a fait beaucoup de rencontres, dont le pape Jean-Paul II, comme je le vois sur une des photos publiées.

 

Jamel Balhi a écrit plusieurs livres dont « Un thé à Shanghai » qui avait suscité un vif intérêt auprès des lecteurs.

 

Ce voyage sur internet m'a donné envie de le prolonger par la lecture d'un des livres de Jamel Balhi, puis de le méditer lors d'une de mes prochaines courses à pied.

 

Pierre Scherb

www.pierrescherb.ch

 

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