La «Weltwoche» persiste et signe

Imprimer

Pour la gauche, le journaliste devient le coupable et son journal indépendant un organe de parti. Elle ne veut pas entendre parler d'un comportement problématique de son champion Alain Berset. Elle préfère fermer les deux yeux sur ses agissements douteux et attaquer le messager.

Or, comme Hubert Moser le fait remarquer ce matin:

«Non, Monsieur Sommaruga, l’affaire Berset n’est plus un complot. Au plus tard quand le Conseil fédéral socialiste a envoyé une unité d’élite de la police sur l’ancienne maîtresse, quand il a chargé son personnel de s’occuper de l’affaire, quand il a déclaré que sa maîtresse était folle et a menti aux enquêteurs - elle est devenue une affaire d’État.»

Et il continue à se demander: «L'Assemblée fédérale l'aurait-elle élu au Conseil fédéral si de telles histoires avaient été connues avant son élection?» Et là encore, poser la question c'est y répondre.

Le problème n'est donc pas de savoir qui veut la peau d'Alain Berset, mais s'il est encore acceptable en tant que conseiller fédéral?

Lien permanent 2 commentaires

Commentaires

  • C'est incroyable de penser qu'en Suisse une personnalité pouvait se servir de l'Etat comme bon lui semble.
    L'affaire s'étant passé après l'intronisation de KKS à Justice et Police, comment expliquer qu'elle n'était pas au courant de l'opération fomentée par Alain Berset? Pouvait-elle ne pas être au courant?

  • Soyons prudents, respectueux, ouvrons l'oeil critique. Soyons l'oeil de nos institutions, si elles sont atteintes de cécité et si elles sont indûment squattées et malmenées.

    Cela ne m'étonne pas du tout de la part d'un parti social-démocrate libéro-compatible. La droite Libérale et la Gauche dit Socialiste ont, manifestement, suivi les mêmes académies théoriques et pratiques. Ils sont capables de remuer les parlements du bas (des cantons) jusqu'en haut (national et même la chambre haute) pour faire changer une loi et ses dispositifs afin de satisfaire à leurs besoins du règlement de leurs comptes personnels, quitte à les faire passer devant le peuple pour résoudre les problèmes de consensus (complicité) qui font parfois défaut après de longues négociations interpartis, il faut le dire, est un bassin toxique, parce que tous émettent des anti-corps pour se protéger des attaques entre eux à l'interne.

    On s'attendrait à ce que nos élus, nos élites, soient respectueux envers leurs semblables et leurs administrés, car notre éducation, expression vivante et quotidienne des normes instaurées et institutionnalisées par ces mêmes élites, interdit, correctionnellement et pénalement, de nuire gratuitement à autrui. Les mésententes, les malentendus, les méprises ou carrément la rouerie, le mensonge et le préjudice doivent être réglés par l'autre instance qu'elles ont créée: la justice et ses différents tribunaux.

    Mais dans le cas de partis politiques au gouvernement, la tentation d'utiliser les institutions de régulation pour régler des affaires personnelles est tentante et plus courante qu'on ne le pense (totalitarisme en germe). D'ailleurs, les propositions de modifications d'une loi ou de certaines dispositions alimentent un vrai fleuve de plaidoyers politiques qui occupent beaucoup de temps et qui puisent beaucoup des les finances publiques pour indemniser des milliers d'heures de siège (par exemple: les fameux jetons de présence à 260 francs de l'heure de 50 minutes, à Genève, s'ils n'ont pas augmenté depuis 1995).

    Les fonctionnaires juristes de la législation et de la constitutions le savent parfaitement, ils ont la tâche de rappeler tout ce petit monde nombrilique à revenir à la cohérence et à éliminer les contradictions et les antagonismes principiels avec les autres articles et juridictions. D'ailleurs, ces fonctionnaires ne doivent pas se montrer critiques ou trop compétents, ils pourraient être virés ou se faire virer par leurs pairs qu'on prendra soin de flatter.

    Jetons de présence? Pour indemniser un représentant du peuple. Un gros tribut sur le travail de tout un peuple pour satisfaire l'égo de quelques représentants - car il ne faut pas les contrarier. N'est-ce pas? Pour ne pas les vulnérabiliser dans l'exercice de leurs attributions. Quoi qu'ils fassent, quoi qu'ils commettent, leur auréole ne doit pas être ternie et leurs paroles décrédibilisées, car le pouvoir, pour atteindre sa pleine force de frappe, a besoin du soutien du peuple. En ce moment, avec la mise en place d'un régime totalitaire et policé dans tout le pays, le concerné en a besoin. Cette révélation est très mal venue, La classe politique va sûrement manoeuvre pour faire punir la personne par qui ce scandale est advenu. Le purgatoire va débuter pour elle.

    C'est un fait divers pour l'instant et les bons moralistes diront que ce que vit notre Conseiller à la Santé dans sa vie privée ne regarde personne. Ce qui est correct. Mais nous ignorons les procédés des deux côtés. C'est cela qui nous intéresse, nous le peuple, pas les déconvenues privées et intimes du Conseiller.

    Dans un autre cas, pour une valeur de 50'000 francs en cadeaux et zéro centime sorti des caisses publiques, ce cas avait subi une instruction de 3 ans , un suspens de 3 années assorti de brimades, de retraits successifs de ses pouvoirs, de l'ouverture grand médiatique des vannes aux commentaires calomnieux et injurieux et enfin au bout du purgatoire, des condamnations quasi symboliques mais surtout à la damnation à vie avec 50'000 francs d'amende plus les dépens en frais de justice. (le gibier était maigre).
    Il avait pourtant été prouvé, au terme de ce procès presque satirique, que le mis en cause n'avait pas utilisé les institutions du peuple pour ses intérêts personnels. Et ils n'avait aucune velléité personnelle. Sans compter que cette saga avait généré des dégâts collatéraux sur d'autres personnes qu'on avait maltraitées et méprisées.

    Comme quoi, les élus, dans une même chapelle, ne sont pas tous égaux.
    Que dire quand une chapelle est mise à l'index et ostracisées depuis l'advenue de la démocratie moderne à l'anglo-saxonne, une sorte de système à deux faces, tout droit cuisiné dans les think tanks libéro-socialistes, celui (le système dit démocratique) qui s'adonne à la pratique sans retenue des deux poids-deux mesures selon les circonstances?

Les commentaires sont fermés.